Selon une étude publiée par SeLoger, les stocks de bien à vendre ont fondu sur les deux dernières années, mais pas forcément dans les zones hier jugées attractives. À Paris, par exemple, les stocks se reforment. Preuve que de nombreux acheteurs délaissent la capitale au profit de communes rurales.

Paris, c'est fini ? Si la capitale française garde évidemment un attrait pour beaucoup, une étude publiée par SeLoger le 7 avril note que « la crise sanitaire et l'exode urbain qu'elle n'a pas manqué de susciter ne sont pas étrangers à ce rééquilibrage des stocks de logements dans la capitale. »

À Paris, plus de biens et des prix en baisse

En clair, depuis deux ans, la situation immobilière se détend à Paris. Alors que le nombre annuel d'annonces immobilières accusait un recul de -6% au cours de l'année précédent la pandémie de Covid-19, on enregistre depuis +9,2% de hausse, soit une augmentation de +4,6% chaque année en moyenne.

Une hausse du nombre des biens qui induit logiquement une baisse des prix. S'ils s'envolaient avant la crise du Covid (+10,8% sur un an), les deux confinements ont eu raison de cette tendance, même si la baisse reste modérée (-3,2% sur les deux dernières années).

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Mais alors, à qui profite cette envie d'ailleurs ? Étonnamment, les grandes villes de province ne sont pas forcément prises d'assaut, selon SeLoger. Ainsi, à Toulouse, les stocks se reconstituent (+ 6,1% sur les deux dernières années) et la hausse des prix ralentit (+ 11,7% avant la crise sanitaire vs + 4,8% post-Covid). Même constat à Rennes, où l'on compte même un recul de la tension (2% plus d'acheteurs que de biens à vendre aujourd'hui contre 27% il y a 2 ans).

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D'après l'étude du groupe immobilier, ce serait donc vers les communes rurales que se pressent les citadins en quête d'espaces verts. Dans ces communes, SeLoger note ainsi une réduction des volumes de biens à l'achat : « En bouleversant les critères de recherche des acheteurs (plus d'espace, un extérieur, une meilleure qualité de vie...), en banalisant le télétravail et en ressuscitant le marché de la résidence secondaire, la crise sanitaire aura incontestablement permis aux villes moyennes et aux zones périurbaines de prendre leur revanche sur les métropoles. » Une attractivité qui a un coût : avec une baisse du nombre de biens de 21% depuis début 2020, les prix se sont eux envolés (+11,9% en deux ans).

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