La fondation Abbé-Pierre, qui publie son rapport annuel mercredi, juge que le quinquennat d'Emmanuel Macron n'a pas été « à la hauteur » des enjeux en matière de logement, notamment pour les plus démunis.

Elle dénonce un « aveuglement des responsables politiques » en général sur la question du logement, et est particulièrement cinglante sur le bilan du quinquennat qui s'achève. « De manière générale, il apparaît que le logement n'a jamais été une priorité de l'exécutif au cours de ce mandat », estime-t-elle. Le président Macron interviendra mercredi matin en vidéo lors de la journée de présentation du rapport à Paris. Et quatre candidats de gauche à l'élection présidentielle (Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, Christiane Taubira) interviendront dans l'après-midi.

La fondation regrette la réforme des aides au logement (APL), désormais calculées en fonction des revenus récents et non plus ceux remontant à deux ans auparavant, mais aussi l'érosion de la création de logements sociaux et « le refus d'une politique fiscale redistributive ». En revanche, elle salue les efforts pour ramener dans le logement les personnes sans domicile et pour améliorer la rénovation énergétique des bâtiments.

La fondation propose de revaloriser les APL, et de les articuler avec les minima sociaux, dont elle réclame qu'ils soient augmentés à hauteur de 50% du revenu médian (900 euros par mois) et ouverts aux 18-25 ans.

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Elle a décompté 300.000 personnes sans domicile, deux fois plus qu'en 2012, 4,1 millions de mal logées, et plus de 22.000 personnes vivant dans un lieu de vie informel (squat, bidonville...).