Les diagnostics de performance énergétique (DPE) des logements construits avant 1975 pourront reprendre le 1er novembre après correction des « anomalies » dans la méthode de calcul, a indiqué lundi le ministère du Logement.

Le DPE permet de détecter les logements très énergivores, qui doivent être progressivement interdits à la location à partir de 2025. Son édition avait été suspendue fin septembre en raison de « résultats anormaux » pour certains types de logements.

La ministre déléguée chargée du logement, Emmanuelle Wargon, doit rencontrer lundi les représentants des professionnels du secteur, avant la publication vendredi d'un arrêté sur la méthode de calcul. « Cette nouvelle méthode pourra être mise en œuvre à partir du 1er novembre prochain, le temps que les corrections soient apportées aux logiciels utilisés par les diagnostiqueurs », indique le ministère dans un communiqué.

4,8 millions « passoires thermiques »

Les DPE réalisés pour les logements les plus énergivores (classés F ou G) depuis le 1er juillet seront automatiquement réédités, sans frais pour les propriétaires, est-il ajouté. Les propriétaires de logements classés D ou E pourront aussi demander un nouveau calcul. Les diagnostiqueurs seront indemnisés pour la réédition de ces DPE.

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Le 1er juillet, le mode de calcul avait été modifié pour ne plus se baser sur les factures d'énergie, mais plutôt sur les caractéristiques du bâtiment. Le ministère recommande d'attendre le 1er novembre avant d'effectuer de nouveaux diagnostics. Au total, le gouvernement estime à 4,8 millions le nombre de « passoires thermiques », classées F et G. Un tiers seraient occupées par des propriétaires à faibles revenus.

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