Le prix moyen au mètre carré reste néanmoins au-dessus de 10 000 euros dans la capitale. Lyon, Bordeaux et Nice sont les autres villes qui dépassent les 4 000 euros par m2, en moyenne. Nantes complète le Top 5 devant Rennes et Lille.

Depuis plusieurs années, l'ascension n'en finissait plus. Paris et l'immobilier étaient synonymes de hausses perpétuelles. Mais en ce début 2021, selon l'indice des prix immobiliers Meilleurs Agents-Les Echos, la tendance s'inverse sous l'effet de la Covid-19.

Résultat, le prix du mètre carré moyen s'élève à 10 350 euros, comme en 2019. « Pour la première fois depuis 5 ans, nous constatons une baisse sur un an glissant, commente Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents dans les colonnes du quotidien. L'effet pandémie a tué la demande. L'ITI [l'indicateur de tension immobilière, rapport entre le nombre de biens à vendre et le nombre d'acheteurs, NDLR] est passé de 20% avant la pandémie à seulement 5% aujourd'hui. »

La situation sanitaire incertaine des prochains mois devrait accentuer cette tendance avant que les prix ne repartent très certainement repartir à la hausse, selon les experts du secteur. Dans le même temps, la proche banlieue, avec sa surface plus importante, voire son petit jardin, séduit toujours autant. « Un autre argument fait pencher la balance en faveur de la périphérie : le développement du Grand Paris avec la création de 200 kilomètres de lignes automatiques et 68 nouvelles gares », écrivent Les Echos.

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Trois catégories de villes en province

Et la province dans tout ça ? Le prix moyen au m2 carré à Lyon est de 4 928 euros quand il dépasse tout juste les 3 000 euros à Marseille. Bordeaux (en baisse sur un an) et Nice sont les deux autres villes (Paris à part) à dépasser les 4 000 euros. Les grandes villes de l'Ouest, Rennes et Nantes complètent de leur côté ce palmarès.

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« On peut classer les villes en trois catégories, explique Thomas Lefebvre. D'abord celles qui ont beaucoup monté comme Paris ou Lyon et où le pouvoir d'achat des ménages montre ses limites. Ce sont des villes ou la tension immobilière est fortement retombée. Deuxième catégorie, les villes où les prix et la demande baissent car elles ont été particulièrement impactées par la crise du Covid. On peut citer Toulouse, où l'industrie aéronautique est en berne, ou Nice, très impactée par la disparition des touristes. Troisième catégorie, celle des métropoles qui traversent la pandémie avec moins de dégâts et où l'ITI est élevé. Parmi elles, Lille (ITI à 22%), où le tertiaire et le digital sont très développés, ou encore Strasbourg (ITI à 19%). »

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