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Immobilier : ce qu'il faut savoir pour acheter (ou vendre) pendant le déconfinement

L'immobilier face au coronavirus
© khosrork - stock.adobe.com

La crise du coronavirus n'a pas entamé votre envie de vendre ou d'acheter un bien immobilier ? Avant de mener à bien votre projet, voici ce qu'il faut savoir 10 jours après le début du déconfinement.

Le marché immobilier se déconfine. Après 2 mois d’arrêt ou presque, les affaires reprennent. Et ça va vite, très vite, à en croire Laurent Vimont. « C’est reparti sur un rythme effréné », lâche le président de Century 21 France. Malgré la crise sanitaire, 83% des vendeurs veulent poursuivre leur projet de vente et 68% des acheteurs comptent bien concrétiser leur rêve d’acquisition, confirme un sondage réalisé par le réseau immobilier Orpi. Mais cette reprise en fanfare du marché immobilier, est-elle « un feu de paille ou un phénomène durable ?», s’interroge Laurent Vimont.

Des vistes très encadrées

Une chose est claire, le contexte oblige à s’adapter. Le confinement a accéléré le recours aux visites virtuelles. Le site de Particuliers à Particuliers propose ainsi plusieurs solutions pour limiter au maximum le nombre de visites physiques que ce soit grâce à la 3D ou via la réalisation de vidéos depuis un smartphone.

Désormais, pour visiter des biens, les protocoles sont stricts. Century 21 a mis en place, par exemple, un dispositif élaboré en concertation avec un comité médical. Avant chaque visite, le vendeur doit désinfecter les poignées des portes et les interrupteurs, ou encore aérer les pièces du logement. Durant la visite, outre le port du masque obligatoire, les enfants sont appelés à être isolés. Du côté des éventuels acheteurs, ils doivent bien sûr porter un masque, mis à disposition par l’agence, et des gants jetables ou bien utiliser du gel hydroalcoolique avant d’entrer. Là aussi, les enfants ne sont pas admis pour la visite. Enfin, la signature électronique du bon de visite est privilégiée et la remise des documents (plans, fiche technique, …) se fait idéalement par email. Résultat, les agences organisent des visites seulement pour les clients les plus motivés. Les « touristes » sont priés de passer, jusqu'à présent, leur chemin.

L'impact de la crise sur les prix

Pour l’instant, impossible de dire quel sera l’impact de la crise du Covid-19. Selon le dernier baromètre SeLoger, les 30 plus grandes villes n’ont pas enregistré de baisse le mois dernier. « Les prix au m² restent dans l’ensemble plutôt stables et les variations sont très minimes », constate, de son côté, le dernier observatoire Le-Partenaire. Alors que le Conseil supérieur du notariat tablait sur une correction des prix de 10% à 15% fin mars, juste après le début du confinement, tout pronostic, à ce stade, sur l’évolution dans un sens ou dans l’autre semble risqué. Les acheteurs qui miseraient sur une baisse des prix dans les semaines à venir « font un pari. Ils prennent un risque », pense Laurent Vimont.

Obtenir un prêt, parfois plus facile que prévu

Et pour obtenir un prêt immobilier, visiblement, la situation se dégrippe également, même la situation risque de demeurer délicate pour les primo-accédents les plus modestes.

« Pendant le confinement les banques ont pu gérer le stock de dossier, datant d'avant le confinement. Il y a eu assez peu de demandes pendant et là, même si on sent un redémarrage certain, les délais sont très courts, 2 à 3 jours pour avoir un accord ! Si les demandes s'intensifient, ces délais pourraient à nouveau s'allonger, mais pour l'instant ce n'est pas le cas », explique Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer.

Résultat, pour la promesse de vente, il était conseillé de réclamer un allongement de la condition suspensive d’obtention de prêt à 90 jours durant le confinement. « Ce n'est plus un souci actuellement », estime Sandrine Allonier qui recommande quand même de mettre 45 à 60 jours au cas où...

Des taux qui frémissent

Du côté des taux d’intérêt, si « la tendance est légèrement haussière, on n’est pas dans un grand mouvement généralisé », constatait récemment Maël Bernier, porte-parole du groupe Meilleurtaux, lors d’un chat avec des internautes. Résultat, pour un emprunt sur 15 ans, il faut tabler, en moyenne, sur des taux compris entre 1,15% et 1,30% ; entre 1,35% et 1,55% sur 20 ans et entre 1,55% et 1,75% sur 25 ans. Bien sûr, les meilleurs profils peuvent espérer des offres encore plus alléchantes, mais avoir un crédit à moins de 1% devient mission quasi-impossible.

Voir aussi une sélection de taux immobiliers

Quid de la signature chez le notaire ?

Si les offices ont commencé à rouvrir progressivement depuis le 11 mai, les règles applicables à un acte notarié avaient déjà été facilitées avec la crise. Le gouvernement a en effet autorisé, début avril, la possibilité de signer l’acte authentique à distance avec la signature électronique. Une solution qui a le mérite d’exister mais dans les faits, elle est proposée par moins de la moitié des études notariales. De plus, « ce n’est pas simple d’utilisation et il y a des bugs », reconnaît une notaire de la région parisienne qui privilégie les signatures par procuration. Ainsi, le notaire a le pouvoir de signer l’acte et le client peut suivre la lecture par visioconférence. Vu le contexte, les délais entre la signature du compromis et l'acte de vente définitif, normalement de 3 mois, peut atteindre 4 à 5 mois, selon les estimations de notre notaire parisienne.

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© MoneyVox / MB / Mai 2020

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Commentaires

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Publié le 22 mai 2020 à 12h41 - #1Edouard L.
  • Homme
  • Bretagne
  • 41 ans

En ce qui concerne le prix de l’immobilier, on peut s’attendre à une baisse logique due à la crise économique provoquée par le covid. Mais, la situation actuelle étant irrationnelle, on n’est plus sûr de rien...

Trouvez-vous ce commentaire utile ?Oui1Non0
Publié le 23 mai 2020 à 00h14 - #2richard_son

Je table plutôt sur une hausse, en tout cas pour les ventes de maisons. Il y a beaucoup moins de biens en vente actuellement (source, agents immo) et suite à cet épisode de crise les gens en appartements ou vivant en maison de ville ont de + en + envie d'une maison avec terrain loin de la ville. Ceci de peur de revivre un confinement (et cela se reproduira de toutes façons, si ce n'est pas à cause du covid ce sera un autre virus, tous les scientifiques s'accordent là-dessus.
Donc hausse des prix (pour les maisons avec terrain, en dehors des villes) à prévoir à mon humble avis. Et dans la même logique, baisse du prix des apparts en ville.

Trouvez-vous ce commentaire utile ?Oui2Non0
Publié le 24 mai 2020 à 12h47 - #3Softy

L'article dit que 68% des acheteurs veulent toujours concrétiser leur projet après le confinement, donc quasiment 1 acheteur sur 3 reporte ou renonce à son projet.
D'un autre côté l'article dit que 83% des vendeurs maintiennent leur bien en vente.
Si cette estimation est juste, les prix qui dépendent uniquement de l'offre et la demande vont mécaniquement baisser.

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