La chaleur s'installe et, avec elle, les envies de résidence secondaire au bord de la mer. Bonne nouvelle pour les candidats à l'achat : contrairement au marché immobilier national, qui recule encore légèrement (-0,4% sur un an), les stations balnéaires continuent de faire preuve de résistance. Les prix y progressent en moyenne de 0,9% sur un an, selon la dernière étude de SeLoger. Une moyenne qui masque toutefois des situations très contrastées d'un littoral à l'autre.
La principale leçon de cette étude est peut-être ailleurs : à budget identique, le pouvoir d'achat immobilier varie énormément selon la destination. En intégrant les frais d'agence (5%) et de notaire (7%), un budget de 250 000 euros permet encore d'acheter plus de 60 m2 dans certaines stations, mais pas même 50 m2 dans d'autres.
De 1 790 à 18 047 euros par mètre carré en fonction des stations balnéaires
Parmi les grandes stations les plus accessibles, Honfleur arrive en tête : avec un prix moyen de 3 604 euros le mètre carré, il est possible d'y acquérir environ 62 m2. Suivent Perros-Guirec (59 m2), Royan (56 m2), Sète (56 m2) et Propriano (55 m2). À l'inverse, sur la Côte d'Azur, Saint-Raphaël fait figure d'exception dans ce classement : avec 5 218 euros le mètre carré, le même budget ne permet plus d'acheter qu'environ 43 m2.
Les écarts sont encore plus spectaculaires lorsqu'on regarde l'ensemble des stations balnéaires françaises. Woignarue, dans la Manche, affiche le prix le plus bas du classement avec 1 790 euros le mètre carré, devant Geffosses (1 919 euros) et Saint-Martin-de-Varreville (2 084 euros). À l'autre extrémité du marché, Saint-Jean-Cap-Ferrat reste la station la plus chère de France, à 18 047 euros le mètre carré, devant Ramatuelle (16 135 euros) et Saint-Tropez (15 073 euros).
Derrière ces écarts se cachent des dynamiques régionales très différentes. La Corse enregistre la plus forte hausse des prix (+8,5% sur un an), portée par un effet de rattrapage, tandis que la Manche est le seul littoral en baisse (-1,4%). Sur la façade atlantique, les prix se stabilisent après plusieurs années de forte progression, alors que la Bretagne confirme sa solidité avec une hausse cumulée de 38,5% depuis 2019, un record parmi les littoraux français.
« Le littoral continue de mieux résister que le reste du marché, mais derrière cette moyenne se cachent des situations très différentes. Certains marchés corrigent après les fortes hausses post-Covid, tandis que d'autres poursuivent leur progression. Plus que jamais, il faut regarder les dynamiques locales avant d'acheter », résume Imane Selmane, économiste chez SeLoger.
















