Dans le détail, la Banque de France a comptabilisé, en mai, 11,4 milliards d'euros de nouveaux crédits à l'habitat, hors renégociations, un point bas depuis le mois de janvier. Ce montant est aussi inférieur à celui du mois de mai 2025 (11,9 milliards d'euros).
Habituellement, le printemps est pourtant un temps fort pour les projets immobiliers, afin de profiter de l'été pour emménager plus sereinement, et, pour les parents, ne pas changer les enfants d'école en cours d'année scolaire. La hausse du taux d'emprunt au premier semestre 2026, à 3,21% en mai et en moyenne depuis janvier, selon la même publication, contre 3,09% en moyenne au deuxième semestre 2025, peut expliquer en partie ce coup de frein.
1 539 milliards d'euros d'encours
Ce taux s'entend hors frais annexes, comme l'assurance emprunteur ou les frais de service d'un courtier, par exemple. Tous frais compris, le taux d'intérêt s'élevait à 3,97% au deuxième trimestre pour les prêts de 20 ans et plus, soit environ 45 000 euros d'intérêts pour chaque tranche de 100 000 euros empruntés sur 20 ans.
Les montants des crédits immobiliers avaient largement diminué entre mi-2022 et début 2024, une période pendant laquelle la Banque centrale européenne (BCE) avait progressivement augmenté ses taux directeurs pour lutter contre l'inflation en Europe.
Ces hausses avaient été répercutées par les établissements bancaires sur les taux d'intérêt des crédits immobiliers, qui avaient reflué avant de repartir légèrement vers le haut début 2026.
L'encours des crédits immobiliers s'élevait à 1 539 milliards d'euros à fin mai, un montant qui a été multiplié par près de 2,5 fois en 20 ans, du fait de la hausse des prix de l'immobilier et de l'allongement des durées de crédit, pouvant aller aujourd'hui jusqu'à 25 ans.














