Avec 250 000 euros en poche, devenir propriétaire ne signifie pas la même chose selon l'endroit où l'on achète. Dans une étude publiée ce lundi, SeLoger montre qu'un tel budget (frais d'agence et de notaire inclus) permet d'acquérir en moyenne 95 m² en France, soit l'équivalent d'un quatre pièces.
Mais cette moyenne masque de très fortes disparités territoriales. Dans les grandes métropoles, notamment en Ile-de-France, la surface accessible fond rapidement. À Paris, avec 250 000 euros, un acheteur ne peut espérer acquérir qu'un appartement de 23 m2. À Boulogne-Billancourt, la surface grimpe à peine à 27 m2. Même des villes réputées plus accessibles comme Annecy ou Aix-en-Provence restent sous les 45 m2.
Immobilier : dans quelle ville acheter avec un budget de 100 000, 200 000 ou 300 000 euros ?
À l'inverse, certaines villes moyennes ou anciennes places industrielles offrent des surfaces sans commune mesure. À Mulhouse, le même budget permet d'acheter 186 m2, et 182 m2 à Saint-Etienne. Limoges atteint 141 m2 et Le Havre 119 m2.
Au moins 80m2 dans 9 communes sur 10
Selon SeLoger, 9 communes françaises sur 10 permettent encore d'acquérir au moins 80 m2 avec ce budget. Mais seuls 58,5% des Français vivent dans ces territoires, la population restant largement concentrée dans les zones les plus tendues et les plus chères. À l'inverse, 14,2% des Français habitent dans des communes où 250 000 euros ne permettent même pas d'acheter 50 m2.
Les écarts apparaissent aussi très marqués selon les régions. La Bourgogne-Franche-Comté ressort comme la région la plus accessible : 250 000 euros permettent d'y acheter 119 m2 en appartement et 141 m2 en maison. Dans les Hauts-de-France, une maison de 120 m2 reste accessible avec ce budget, tandis que le Centre-Val de Loire atteint 130 m2. À l'opposé, l'Ile-de-France demeure la région la plus chère, avec seulement 35 m2 accessibles en appartement et 64 m2 en maison.
* Prix moyen au m2 dans les 41 plus grandes villes de France.
Données : SeLoger et MeilleursAgents.com
L'étude met également en avant le potentiel des périphéries urbaines. À moins de 50 kilomètres des grandes métropoles, les gains de surface deviennent parfois spectaculaires. Autour de Lille, Roubaix permet par exemple d'acheter 114 m2 en appartement et 141 m2 en maison, contre respectivement 66 m2 et 63 m2 dans la métropole lilloise.
Même constat autour de Lyon : à Saint-Fons, un acheteur peut viser 96 m2 en appartement ou 70 m2 en maison, soit jusqu'à 32 m2 supplémentaires par rapport à Lyon intra-muros. Pour SeLoger, ces communes périphériques représentent désormais un compromis de plus en plus recherché entre surface, prix et proximité des bassins d'emploi.
















