Suspendue en janvier faute de budget, après avoir été recentrée sur les ménages modestes à l'automne, MaPrimeRénov' s'apprête à faire son retour. Le dispositif d'aide à la rénovation énergétique des logements doit être rouvert à l'ensemble des ménages dès la promulgation du budget 2026, annoncée « dans quelques jours », a confirmé le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, comme le rapporte cet article de La Tribune.

Mais cette relance s'accompagne d'un changement de taille pour les particuliers engagés dans une rénovation d'ampleur. « Pour les projets de rénovation d'ampleur, un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov' sera désormais obligatoire avant le dépôt de la demande d'aide MaPrimeRénov', afin de sécuriser les parcours et garantir la qualité des rénovations financées », explique le ministère du logement dans un communiqué de presse publié vendredi 6 février.

Un accompagnement en amont pour « sécuriser les parcours »

Objectif affiché : mieux encadrer les projets et garantir la qualité des rénovations financées. « En rendant obligatoire le passage à l'espace conseil, on s'assure que, dès le départ du projet, la réflexion est accompagnée, gratuitement et de bout en bout », a souligné Vincent Jeanbrun. « On n'est plus tout seul face à son ordinateur. »

Ce rendez-vous préalable devra permettre d'évaluer la cohérence du projet, d'orienter les ménages vers les bons travaux et de limiter les erreurs de montage de dossier. Il pourra avoir lieu en agence, en visioconférence, voire par téléphone, sous réserve que les pièces nécessaires aient été transmises en amont. Le réseau France Rénov', service public de la rénovation énergétique, compte 614 espaces conseil répartis sur l'ensemble du territoire, selon le ministère.

Cette nouvelle étape obligatoire vise aussi à renforcer la lutte contre les fraudes, alors que la rénovation énergétique est devenue une cible privilégiée des escrocs. En 2024, la Répression des fraudes a identifié des manquements graves chez 34% des 1 000 professionnels contrôlés dans le secteur, allant de pratiques commerciales trompeuses à des montages de dossiers fictifs.