freddo89 a dit:
Un infographiste fait ce qu'on lui demande à partir de données qu'on a sélectionné en amont.
Que dit le reste de l'article du Parisien ?
J'ai dit que j'avais cité cette image à dessein

. Voici ce que dit le Parisien, quelque chose qui énerverait beaucoup, une fois de plus, nos amis marqués à gauche

: c'est... une interview du directeur de l'INSEE, qui dit des choses bien différentes justement de nos amis :
On regarde ces mêmes chiffres mais présentés avec un filtre de gauche ?

Et
La France est l’un des pays où inégalités de revenus avant redistribution sont parmi les plus importantes au sein des pays riches [lien réservé abonné]. Au bout du compte, en dépit des effets de la redistribution, les riches demeurent très riches en France par rapport à ceux d’autres pays [lien réservé abonné]. Notre important effort fiscal ne fait que nous replacer dans la moyenne après redistribution.
Au bout du compte, en dépit des effets de la redistribution, les riches demeurent très riches en France par rapport à ceux d’autres pays.
Et bien sur, sorti de nul part, les questions totalement absurdes (comme si c'était l'état qui fixait la performance des marchés boursiers) :
De même, on pourrait questionner ce qui justifie le niveau des rendements des revenus du patrimoine (actions, immobilier, autres placements, etc.) qui profitent aux plus fortunés. Est-ce que le risque pris par celui qui détient le capital est élevé ? À quoi servent ces investissements
Ce qui pour le DG de l'INSEE est la conclusion importante (peu d'inégalités en France), pour nos amis de gauche est... une fois de plus littéralement la dernière phrase de l'article, lue probablement par 1% des visiteurs de la page :
Malgré ces difficultés, l’Insee calcule la « redistribution élargie » qui tient compte de l’effet des services publics. Selon l’organisme, l’écart entre les 10 % les plus pauvres et les 10 % les plus riches est de un à 21 avant redistribution (donnée 2021). Après redistribution, tout mis bout à bout (impôts et prélèvements, prestations sociales et services publics), pauvres et riches se situent dans un rapport de un à trois
Les mots sont policés, pas de grands mantras politiques trop visibles, mais on voit bien toute la ligne éditoriale transparaître dans les choix de mots . Comme tu le dis très bien toi même, mêmes données, conclusions différentes. Autant privilégier l'organisme officiel, à la crédibilité établie lui. Et laisser le lecteur tirer ses conclusions plutôt que prendre le filtre des militants de cet observatoire
Et pour justement l'étude source sur ces sujets, données 2023, il y a peut-être eu mise à jour :
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Et on y verra clairement la différence de traitement : quand nos amis eux voient tout en noir, l'INSEE voit rose :
Et justement, pour ajouter justement une grille de lecture idéologique, mais en l'indiquant moi, ma conclusion à la lecture des chiffres INSEE, c'est qu'il n'y a pas assez d'inégalités. Et que c'est un gros problème. Si entre les plus pauvres et les plus aisés tu n'as un rapport que de 1 à 3, est-ce que ça vaut vraiment le coup de travailler dur ? Et combien d'assistés crée-t-on ainsi ?
C'est de l'analyse, de la prise de position. Comme nos amis très à gauche. Mais c'est indiqué, pas caché derrière un vernis d'objectivité feinte.