lebadeil a dit:
Bonjour @Dom76 ,
vous n’êtes pas le seul à avoir du mal à comprendre.
Ce que les "spécialistes" nous disent est que dans l'agitation ambiante, quand on a besoin de liquidités, on les prend sur les actifs qui ont fait du profit et pas sur ceux qui sont en perte (et on revient à la performance de l'or en 2025)
Le changement de pied sur la politique de taux des banques centrales (en particulier la Fed) + le renfort du dollar viennent s'ajouter à cette mécanique de baisse de l'or.
Quelque part, une explication "facile" pour justifier la situation.
Mais cela nous rappelle que l'or est un actif risqué et pas une valeur refuge, apres nous avoir expliqué le contraire : "l'or est une valeur refuge, l'inflation et les incertitudes sont les moteurs de l'or" .
Bref, oui, je pense que cette baisse est passagère, et permet de faire un peu de menage des speculateurs.
Les banques centrales n'ont pas fini de faire leurs reserves. La situation sur les dettes souveraines ne s'arrange pas. La confiance sur le dollar n'est peut être que temporaire, vu la defiance d'un nombre de pays sur les taxes douanières, la politique / l'arrogance de Trump, ....
J'essaie donc de ne pas tomber dans le bruit, ni le pessimisme ambiant.
PS Il n'y a pas que l'or qui subit cette baisse, c'est la meme chose pour l'ensemble des metaux precieux ou industriels. Hors si on veut limiter l'impact du petrole et du gaz, il faudra bien passer aux energies renouvelables et à l'electrification , avec le besoin en metaux .....
Et je ne parle pas ici du climat qui est passé en 2nd rang dans le contexte de guerre, mais qui reviendra sur la table ....A suivre
En adition de mon message precedent, un extrait des Echos 22 Mars, avec un complément d'explications sur la volatilité (les éléments précédents restent valides).
Je passe ici sur les conséquences sur l'or liées à la hausse du dollar, la montée des taux de la Fed, la prise de bénéfices, le besoin de liquidités pour des appels de marge sur les actions (déjà mentionnés). Parmi les nouveaux éléments :
- Coup de frein des banques centrales
Outre le réajustement des anticipations monétaires, la guerre en Iran a des conséquences sur l'autre moteur de la hausse des cours : les achats des banques centrales. Depuis 2022 et le gel des avoirs de la banque centrale russe, les institutions d'émission, notamment dans les pays émergent, ont acheté massivement des lingots pour dédollariser leurs réserves, à hauteur de près de 1.000 tonnes par an. Ce phénomène risque de marquer le pas.
.« Avec le ralentissement de l'économie mondiale déclenché par cette crise, les surplus commerciaux des pays émergents (qui justifient la création de réserves et donc les achats d'or) vont diminuer. On peut donc s'attendre à un éventuel ralentissement des acquisitions de la part des banques centrales », met en garde Benjamin Louvet. Des rumeurs circulent même selon lesquelles les banques centrales des pays du Golfe pourraient vendre de l'or afin de financer leur effort de défense.
- Vers la fin du cycle haussier ?
« Un autre facteur ne doit pas être négligé, rappellent les analystes de Commerzbank : le Moyen-Orient, et Dubaï en particulier, constitue une région clé pour le commerce de l'or. La guerre à ses portes risque fort d'impacter la demande locale. » Selon les données du Conseil mondial de l'or, les ménages au Moyen-Orient ont acquis quelque 270 tonnes d'or l'année dernière (bijoux, lingots et pièces), soit 10 % de la demande mondiale, dépassant ainsi la demande européenne ou américaine.
Le cycle de hausse entamé en 2022 est-il pour autant terminé ? Pas vraiment, estime Benjamin Louvet. « Les facteurs conjoncturels de baisse, ralentissement économique et hausse des taux, vont aggraver la situation de l'endettement mondial et des déficits, qui demeure le moteur de hausse des cours sur le long terme. Cette baisse ponctuelle n'enlève donc rien à la tendance structurelle »
- Mon avis personnel : on voit bien que les avis des experts sont contradictoires à court terme, d'un côté des grands noms de la finance fixent un objectif 2026 de l'or à 6000 ou 6500 $ . De l'autre, on a des raisons pour expliquer que l'or fait une pause.
Avec tout cela, chacun se fait sa propre opinion, en sachant que la vision sur le long terme reste positive pour les experts.