Mutuelles de santé : cela deviendrait-il fou ?

Alsacom a dit:
Dans 1 an environ je serai à la retraite et ça fait longtemps que je pense ... que je ferai comme vous ! Elles sont dingues les mutuelles et leur prix, surtout lorsque l'on pense qu'il y en à d'autres qui n'ont jamais cotisé et qui arrivent à s'en sortir ! Actuellement moi plus mon employeur c'est déjà 130 € mensuel et je trouve ça exorbitant ... indécent
Bonjour, avez vous en moyenne sur les trois dernières années dépensé 1560€ de frais de santé hors remboursement sécurité sociale .. ?
 
Buffeto a dit:
En 42 ans je me suis arrêté de travailler pour maladie ......une après midi.
Je suis allé travailler avec une entorse de la cheville et une autre fois avec une luxation acromio claviculaire.
Pour être tout à fait franc, dans ma vie j'ai aussi travaillé avec mes multiples entorses, une luxation acromio claviculaire, mais aussi en plus : fracture du pouce, une dizaine de fractures des doigts et des orteils, deux fractures du nez, et cela réparti sur 35 années de pratique de sports de combats.

Par contre comme je suis censé et avisé, je me suis fait soigner : médecin, radiologie, médicaments, avec prise en charge du restant dû par ma mutuelle, ce qui accrédite auprès de moi l'utilité de celle-ci.

Buffeto a dit:
Donc ce n'est pas moi à titre personnel qui creuse le déficit de la CPAM 😄
J'apprécie la saveur des propos du professionnel qui déclame qu'il ne creuse pas le déficit de la sécurité mais qui en vit ;)

Ceci dit, et pour être franc, dernièrement comme je ne voulais pas de 20 séances de kiné que me recommandait mon médecin pour une épitrochléite, j'ai faite soigner cette dernière par un atrapuncteur et un ostéopathe. Ainsi que par des exercices et étirements trouvés gratuitement sur net, et j'ai aussi raccourci un poil mes bâtons de marche nordique.
Donc tout cela avec zéro à la charge de la sécu contrairement aux 20 séances de kiné.


En conclusion de ces digressions, je dirais que le questionnement d'en arriver à se demander "Une Mutuelle est-elle rentable ?" en se basant sur des exemples non représentatifs et partisans est un tantinet risqué, car c'est jouer avec sa santé et celle de sa famille selon moi.
Personnellement, je préfère être trop bien assuré que pas assez.
 
Nature a dit:
Personnellement, je préfère être trop bien assuré que pas assez.
à chacun ses choix ...
je sais que les assureurs sont malhonnêtes depuis que j'ai 7ans .
mon père m'avait offert mon 1er vélo ...en fait c'était un vieux vélo d'occasion mais il roulait et c'était MON vélo ...
un jour un mec à moto s'est déporté dans un virage et est venu me percuter et détruire mon vélo ....

l'assureur a dit que le vélo était vétuste et a proposé d'indemniser à hauteur de 10 francs ( 1967 ) .
inutile de te dire que même a cette époque tu ne pouvais pas avoir un nouveau vieux vélo avec 10 francs ...

et voila comment j'ai eu un nouveau vélo ...5ans plus tard .

depuis ce jour j'ai compris que l'assurance c'était proche de l'escroquerie ... je ne prends que ce qui est obligatoire et au niveau minimal .
 
Dernière modification:
Buffeto a dit:
je sais que les assureurs sont malhonnêtes depuis que j'ai 7ans .
Je me permettrais d'émettre une modération orale sur un tel jugement de valeur..🙂


Je comprends maintenant mieux tes frustrations.
Pouvons nous faire quelque chose ?🤔
 
moietmoi a dit:
Pouvons nous faire quelque chose ?🤔
non merci tout va bien ...je m'assume ...
j'assume de vivre en tant qu'indépendant dans un monde dangereux ....

un indépendant ne peut ( doit ) compter que sur lui même
 
Roudoudou a dit:
Bonjour, avez vous en moyenne sur les trois dernières années dépensé 1560€ de frais de santé hors remboursement sécurité sociale .. ?
Non ...
 
Alsacom a dit:
Bonjour,

Vous pourriez envisager de constituer votre épargne par vous-même chaque mois ; cela vous permettrait d'éviter les frais de gestion et les coûts publicitaires liés aux organismes tiers. À examiner selon votre situation personnelle et votre état de santé global.
 
Roudoudou a dit:
Bonjour,

Vous pourriez envisager de constituer votre épargne par vous-même chaque mois ; cela vous permettrait d'éviter les frais de gestion et les coûts publicitaires liés aux organismes tiers. À examiner selon votre situation personnelle et votre état de santé global.
Bonjour, c'est bien ce que je compte faire, et qui est déjà bien avancé, il suffit de prendre ce que vous verseriez à votre mutuelle et de l'épargner en le plaçant !
 
Bonjour,
Il serait très judicieux de souscrire une complémentaire hospitalisation, afin de vous protéger sereinement contre les frais de santé les plus lourds.
 
Roudoudou a dit:
Bonjour,

Vous pourriez envisager de constituer votre épargne par vous-même chaque mois ; cela vous permettrait d'éviter les frais de gestion et les coûts publicitaires liés aux organismes tiers. À examiner selon votre situation personnelle et votre état de santé global.
Ça marche aussi pour toutes les assurances ???

Viendrait-il à l'esprit de se dire : "Ma maison n'a pas brulé en 20 ans, j'aurais pu économiser de l'argent en assurances, je ne m'assure donc plus" ?
Ou "Je n'ai pas eu d'accident automobile ces 10 dernières années, j'aurais pu économiser de l'argent en assurances, je m'assure donc plus" ?

Resterait plus qu'à espérer que les années d'économies réalisées sur ces assurances (et mutuelles) couvriraient l'ensemble des dommages et sinistres...
Ceci dit, c'est quand même osé de ne pas vouloir assurer la santé, le bien le plus précieux au monde...

De plus, les postes de dépenses en santé sont multiples, et dans le cas d'une famille de 4 personnes les risques sont multipliés par 4.
Entre autres : les dépassements d'honoraires, les soins dentaires et les prothèses, l'optique et les renouvellements de lunettes, les appareils et traitements éventuellement nécessaires, les frais d'hospitalisation et les éventuels suppléments, les médicaments et dispositifs médicaux restant à charge, les consultations ou soins insuffisamment remboursés et surtout, les dépenses importantes qui peuvent survenir ponctuellement.

Autrement dit, ne pas payer de cotisation de mutuelle ne signifie pas ne rien payer pour sa santé.
Cela signifie simplement que l'on choisit de supporter soi-même une partie du risque... ou de ne pas se soigner, mais c'est une autre histoire.

Prenons un exemple, celui des lunettes et des verres optiques :
Lorsqu'on cherche à minimiser une dépense, on peut être amené à choisir une monture moins chère et surtout des verres d'entrée de gamme, avec des traitements et une conception optique plus basiques.
Or, entre un verre standard (ou avec prix d'appel), et un verre haut de gamme, tel Essilor ou Varilux, la différence ne se limite pas à une question de marketing ou de confort superficiel.

La conception d'un verre, son centrage, ses traitements et ses performances peuvent notamment avoir une influence sur la qualité de vision en dehors de la zone centrale, donc sur la vision périphérique et la qualité de vision lorsque le regard se déplace sans bouger la tête.
Et c'est toute la vie au quotidien qui en est changé.

L'exemple du dentaire aurait été pire.
Parce que dans ce cas, d'un seul coup d'un seul, c'est plusieurs années de cotisations de mutuelles qui peuvent être remboursées. Elle est pas belle la vie ?

On peut donc parfaitement décider que l'on n'en a pas besoin et décider de payer moins cher.
Mais il faut alors comptabiliser ce choix comme étant un arbitrage financier entre "avec" ou "sans" mutuelle.

En effet, l'économie réalisée sur la mutuelle a été obtenue au prix d'un renoncement "obligé" à certains équipements et/ou certains niveaux de prestations.
Cette suppression doit donc être comptabilisé financièrement et venir en déduction des "économies" réalisées sur les couts de la mutuelle. Sinon, c'est comme dire qu'une voiture est économique car on refuse de mettre de l'essence dedans.

En outre, dans l'histoire, certains oublient complétement que le but d'une assurance ou mutuelle n'est pas d'être rentable, mais de couvrir un risque financier qui peut devenir très important s'il survient.
Et surtout d'avoir la tranquillité d'esprit que des dépenses importantes nécessaires et quasi obligatoires ne viennent déséquilibrer un budget familial...

Ensuite, on peut digresser sur le fait qu'à 30 ans, on peut avoir très peu de dépenses de santé et trouver facilement qu'une mutuelle coûte cher par rapport à ce qu'elle rembourse.
Mais plus tard, et avec une famille, la situation peut devenir très différente : davantage de consultations, de spécialistes, de traitements, de soins dentaires, d'optique, d'audioprothèse, d'hospitalisations, etc.

On peut donc parfaitement choisir de ne pas avoir de mutuelle. C'est un choix financier défendable pour certaines personnes, notamment lorsqu'elles disposent d'une épargne importante leur permettant d'assumer sans difficulté un reste à charge élevé.
Mais dans ce cas, il faut appeler les choses par leur nom, on devient son propre assureur. Et être son propre assureur fonctionne très bien... jusqu'au jour où le risque que l'on avait choisi d'assumer se réalise.
 
Dernière modification:
Nature a dit:
Et être son propre assureur fonctionne très bien... jusqu'au jour où le risque que l'on avait choisi d'assumer se réalise.

Oui ça m'arrive de devoir payer 20 euros de reste à charge 1 fois tous les 2 ou 3 ans quand je vais chez le dentiste...
 
Nature a dit:
Ceci dit, c'est quand même osé de ne pas vouloir assurer la santé, le bien le plus précieux au monde...
la santé est assurée par la CPAM qui prend en charge la majorité des dépenses ( 60% ) et 100% pour les maladies graves ....
 
Al56 a dit:
Oui ça m'arrive de devoir payer 20 euros de reste à charge 1 fois tous les 2 ou 3 ans quand je vais chez le dentiste...
Un cas particulier ne fais pas une généralité.
Et tels les placements, les performances passées ne préjugent en rien de celles à venir... Donc se baser sur les 3 années passées pour extrapoler sur le futur, et sur le fait que tu n'auras jamais de dépense plus chère est un tantinet fallacieux.

Ceci dit, pour répondre sur le vrai périmètre global dentaire, et non pas uniquement sur des soins de détartrage et traitement de carie chez le dentiste, car sinon c'est comme dire qu'une voiture ne coute pas chère à l'entretien si on ne fait que les vidanges en omettant les pneumatiques, les changements de pièces, les pannes :

Voici deux avis de l'IA.

1) Les soins dentaires chers ne sont pas les soins de base (caries, détartrage), mais les actes prothétiques à honoraires libres et la chirurgie avancée, comme les implants dentaires (2 500 € à 5 000 € par dent), les bridges, les prothèses amovibles de qualité, l'orthodontie pour adultes (750 € à 1 500 € par semestre), et les soins purement esthétiques (facettes ou blanchiment de 200 € à 1 000 €) non pris en charge par l'Assurance Maladie. [1 [lien réservé abonné], 2 [lien réservé abonné], 3 [lien réservé abonné]] (nota : le lien par l'IA est cité est celui des furets.com)

Actes très coûteux
  • Implants dentaires : Remplacement de la racine et de la dent, mal remboursés par la Sécurité sociale.
  • Orthodontie adulte : Non prise en charge par l'Assurance Maladie hors cas très spécifiques.
  • Parodontologie avancée : Traitements lourds des gencives et greffes osseuses.
  • Esthétique : Blanchiment et facettes céramiques.

Actes encadrés ou modérés (Panier 100 % Santé)

  • Couronnes et bridges : Plafonnés ou sans reste à charge (panier 100 % Santé) si vous choisissez des matériaux éligibles avec une bonne mutuelle.
  • Soins conservateurs : Caries et détartrages ont des tarifs fixés (tarifs conventionnels) et sont bien remboursés.

2) Question : suite à un simple accident domestique, ou de balade en vélo avec chute, peut-on entrer dans ces frais couteux ?

Oui, absolument, un accident domestique peut subitement engendrer des frais dentaires très couteux si un choc direct brise, déchausse ou expulse une ou plusieurs dents.
Dans ce type d'urgence, le coût financier à charge dépend fortement de la nature des lésions et de la couverture des assurances possédées ou pas.

Soins fréquents après un traumatisme dentaire
  • La pose d'implants : Nécessaire si la racine de la dent est fracturée ou si la dent est totalement expulsée. Comptez environ 1 500 € à 2 500 € par implant et couronne.
  • La réalisation de bridges : Alternative pour remplacer une ou plusieurs dents manquantes en s'appuyant sur les dents voisines. Le coût oscille entre 1 000 € et 2 000 €.
  • Les couronnes dentaires : Indispensables pour consolider une dent fortement fracturée mais dont la racine est encore saine. Comptez 350 € à 700 € selon les matériaux.
  • Les soins de dévitalisation ou de chirurgie : Traitements de base obligatoires pour soigner la pulpe de la dent touchée ou réparer la gencive. Ces actes sont facturés aux tarifs conventionnels de la Sécurité sociale.
Sans aucune mutuelle, la facture est très lourde. L'Assurance Maladie (Sécurité sociale) ne rembourse que 60 % d'un tarif de base officiel, qui est souvent extrêmement bas par rapport aux prix réels pratiqués par les dentistes.

Voici exactement votre reste à charge pour chaque type de soin après un accident :

1. Les implants dentaires (Reste à charge : ~96 %)
La Sécurité sociale ne rembourse absolument rien pour la chirurgie et la vis de l'implant. Elle ne rembourse que la couronne posée par-dessus.
  • Prix moyen constaté : 2 000 € (implant + couronne).
  • Remboursement Sécurité sociale : 72 € (60 % du tarif de base de la couronne).
  • Votre part non couverte : Environ 1 928 € par dent, entièrement à votre charge.

2. Les couronnes et bridges (Reste à charge : 50 % à 80 %)
Sans mutuelle, vous perdez le bénéfice du "100 % Santé" (qui exige d'avoir une mutuelle). Le dentiste applique ses tarifs libres.
  • Pour une couronne classique : Si elle coûte 550 €, la Sécurité sociale rembourse 60 % de la base officielle (soit 72 €). Votre part non couverte est de 478 €.
  • Pour un bridge (3 dents) : Si le bridge coûte 1 500 €, la Sécurité sociale rembourse 60 % de la base officielle (soit 167,40 €). Votre part non couverte est de 1 332,60 €.

3. Les soins d'urgence de base (Reste à charge : 40 %)
Pour calmer la douleur (consultation, radiographie, dévitalisation, extraction d'une dent cassée), les tarifs sont bloqués par l'État.
  • Votre part non couverte : Elle est de 40 % sur chaque acte.
  • Exemple concret : Pour une consultation d'urgence avec une radio et l'extraction d'une dent condamnée, la facture totale sera d'environ 80 €. La Sécurité sociale vous remboursera 48 €. Votre part non couverte sera d'environ 32 €.


En résumé, il est vrai que si tu as une boule de cristal qui te garantit que rien n'arrivera jamais à toi ou à un membre de ta famille, ne prends pas de mutuelles, ni d'assurances auto, ni maison, etc...
C'est vous qui voyez...

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Dernière modification:
Nature a dit:
Un cas particulier ne fais pas une généralité.
Et tels les placements, les performances passées ne préjugent en rien de celles à venir... Donc se baser sur les 3 années passées pour extrapoler sur le futur, et sur le fait que tu n'auras jamais de dépense plus chère est un tantinet fallacieux.

Me concernant, il s'agit des 20 dernières années. Mais je suis d'accord que c'est mon cas personnel.

Et en passant, les mutuelles proposant une très bonne couverture dentaire et orthodontie sont très chères et beaucoup de personnes ont une mutuelle qui rembourse mal ces soins. Ils cotisent donc chaque mois pour ne pas être ( ou mal) remboursé sur les soins vraiment onéreux quand ils vont voir un dentiste...c'est ça la réalité.
 
Nature a dit:
C'est vous qui voyez...
sinon vous iriez directement en Allemagne...ahh y'a des vedettes...
 
Buffeto a dit:
la santé est assurée par la CPAM qui prend en charge la majorité des dépenses ( 60% ) et 100% pour les maladies graves ....
1) 60 % sur quoi ???

Demandons donc à notre fameuse IA :

Les 60 % ne sont pas calculés sur le prix réel que vous réclame le dentiste, mais sur un tarif de référence fixé par l'État, appelé le Tarif de Convention (TC) ou Base de Remboursement (BR).
La formule est toujours la même :
\(\text{Remboursement}=\text{Tarif\ de\ Convention}\times 60\%\)
Voici comment cela fonctionne en pratique selon les situations :

1. Pour les soins de base (Tarif fixe)
Pour ces actes, le dentiste n'a pas le droit de dépasser le Tarif de Convention. Le prix facturé est égal au tarif de référence.
  • Exemple pour une consultation standard :
    • Tarif de Convention fixé par l'État = 23 €
    • Calcul de la Sécurité sociale = 23 € × 60% = 13,80 €
    • Votre part non couverte : 9,20 € (les 40 % restants)

2. Pour les prothèses (Tarif libre avec dépassements)
Pour les couronnes, les bridges ou les appareils, le dentiste fixe son prix librement. Cependant, la Sécurité sociale ignore totalement ce prix réel et applique ses 60 % sur sa propre base, qui est très basse.
  • Exemple pour une couronne dentaire classique :
    • Prix réel facturé par le dentiste = 500 €
    • Tarif de Convention de la Sécurité sociale = 120 €
    • Calcul de la Sécurité sociale = 120 € × 60% = 72 €
    • Votre part non couverte : 500 € - 72 € = 428 €

3. Pour les implants (Acte hors nomenclature)
Pour certains actes chirurgicaux comme l'implant (la vis en titane), l'État n'a fixé aucun Tarif de Convention. Le taux de 60 % s'applique donc sur une base de 0 €.
  • Exemple pour la pose de l'implant seul :
    • Prix réel facturé par le dentiste = 1 000 €
    • Tarif de Convention de la Sécurité sociale = 0 €
    • Calcul de la Sécurité sociale = 0 € × 60% = 0 €
    • Votre part non couverte : 1 000 € (la totalité)

Où trouver ces Tarifs de Convention ?
Le dentiste a l'obligation légale de vous fournir un devis écrit avant de commencer les soins. Sur ce document, vous trouverez une colonne appelée "Base de remboursement" ou "Tarif de convention". C'est sur ce montant précis affiché sur votre devis qu'il faut calculer les 60 %.


2) Le 100% :

Prise en charge à 100 % » ne signifie pas « aucun reste à charge ». Les maladies graves sont prises en charge à 100 % ». C'est vrai… mais seulement en partie.

Le fait d'être reconnu en ALD (affection de longue durée) permet une prise en charge à 100 % par l'Assurance maladie sur la base des tarifs de remboursement de la Sécurité sociale et pour les soins en rapport avec l'ALD.

Mais cela ne signifie absolument pas que tout devient gratuit.


Il peut rester à payer notamment :

  • les dépassements d'honoraires ;
  • les franchises médicales ;
  • la participation forfaitaire ;
  • le forfait hospitalier ;
  • certains frais liés à l'hospitalisation ;
  • certains dispositifs médicaux ;
  • l'optique et le dentaire, selon les situations ;
  • les soins qui ne sont pas directement liés à l'ALD.
Et il y a un autre point souvent oublié : on ne sait pas à l'avance quelle sera la maladie dont on souffrira, ni quels soins seront nécessaires.

Une personne peut très bien être en excellente santé aujourd'hui, ne pas avoir de mutuelle et se dire qu'en cas de maladie grave elle sera « couverte à 100 % ». Mais une ALD n'est pas une assurance tous risques santé.

Prenons un exemple simple : vous êtes hospitalisé pour une affection prise en charge à 100 %. Cela ne signifie pas nécessairement que vous n'aurez absolument rien à payer. Le forfait hospitalier, les éventuels dépassements d'honoraires ou certaines prestations peuvent rester à votre charge.

Et surtout, la mutuelle ne sert pas uniquement à couvrir les maladies graves.

Elle sert aussi à absorber les dépenses beaucoup plus banales mais récurrentes : lunettes, soins dentaires, couronnes, prothèses, audiologie, consultations avec dépassements, hospitalisations, etc.


La Sécurité sociale constitue justement la première couche de couverture. La mutuelle intervient en complément pour couvrir tout ou partie de ce qui reste à votre charge.

Enfin, si quelqu'un choisit de ne pas avoir de mutuelle parce qu'il dispose d'une épargne suffisante pour s'auto-assurer, c'est parfaitement défendable, mais ce n'est pas la même chose que dire : « Je n'ai pas besoin de mutuelle parce que les maladies graves sont prises en charge à 100 %. »

Le premier raisonnement est un choix financier.
Le second repose sur une confusion entre « 100 % du tarif de remboursement » et « 100 % de la facture ».

Et ce sont deux choses très différentes.
 
Nature a dit:
Le second repose sur une confusion entre « 100 % du tarif de remboursement » et « 100 % de la facture ».
la plupart des mutuelles que je vois passer ne remboursent que sur la base du ticket modérateur.....

du coup les dépassements passent à l'as .....( avec un seul "S" )
 
Nature a dit:
L'exemple du dentaire aurait été pire.
Parce que dans ce cas, d'un seul coup d'un seul, c'est plusieurs années de cotisations de mutuelles qui peuvent être remboursées. Elle est pas belle la vie ?
Euhhhhh, c'est quand j'ai vu le remboursement dérisoire de ma mutuelle pour une "couronne dentaire céramique monolithique" que j'ai décidé de prendre le forfait le moins cher de la mutuelle. D'autant plus qu'avec l'âge je paye de plus en plus cher sans coûter plus cher à ma mutuelle. Mon seul regret c'est de ne pas l'avoir fait avant ! :cautious:
 
NO2256 a dit:
"couronne dentaire céramique monolithique"
monolithique ? tu es un néanderthalien ? :ROFLMAO:
 
Buffeto a dit:
la plupart des mutuelles que je vois passer ne remboursent que sur la base du ticket modérateur.....

du coup les dépassements passent à l'as .....( avec un seul "S" )
Tes dépassements leur font peur ! T'es trop cher ! :biggrin:
 
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