Roudoudou a dit:
Bonjour,
Vous pourriez envisager de constituer votre épargne par vous-même chaque mois ; cela vous permettrait d'éviter les frais de gestion et les coûts publicitaires liés aux organismes tiers. À examiner selon votre situation personnelle et votre état de santé global.
Ça marche aussi pour toutes les assurances ???
Viendrait-il à l'esprit de se dire : "Ma maison n'a pas brulé en 20 ans, j'aurais pu économiser de l'argent en assurances, je ne m'assure donc plus" ?
Ou "Je n'ai pas eu d'accident automobile ces 10 dernières années, j'aurais pu économiser de l'argent en assurances, je m'assure donc plus" ?
Resterait plus qu'à espérer que les années d'économies réalisées sur ces assurances (et mutuelles) couvriraient l'ensemble des dommages et sinistres...
Ceci dit, c'est quand même osé de ne pas vouloir assurer la santé, le bien le plus précieux au monde...
De plus, les postes de dépenses en santé sont multiples, et dans le cas d'une famille de 4 personnes les risques sont multipliés par 4.
Entre autres : les dépassements d'honoraires, les soins dentaires et les prothèses, l'optique et les renouvellements de lunettes, les appareils et traitements éventuellement nécessaires, les frais d'hospitalisation et les éventuels suppléments, les médicaments et dispositifs médicaux restant à charge, les consultations ou soins insuffisamment remboursés et surtout, les dépenses importantes qui peuvent survenir ponctuellement.
Autrement dit, ne pas payer de cotisation de mutuelle ne signifie pas ne rien payer pour sa santé.
Cela signifie simplement que l'on choisit de supporter soi-même une partie du risque... ou de ne pas se soigner, mais c'est une autre histoire.
Prenons un exemple, celui des lunettes et des verres optiques :
Lorsqu'on cherche à minimiser une dépense, on peut être amené à choisir une monture moins chère et surtout des verres d'entrée de gamme, avec des traitements et une conception optique plus basiques.
Or, entre un verre standard (ou avec prix d'appel), et un verre haut de gamme, tel Essilor ou Varilux, la différence ne se limite pas à une question de marketing ou de confort superficiel.
La conception d'un verre, son centrage, ses traitements et ses performances peuvent notamment avoir une influence sur la qualité de vision en dehors de la zone centrale, donc sur la vision périphérique et la qualité de vision lorsque le regard se déplace sans bouger la tête.
Et c'est toute la vie au quotidien qui en est changé.
L'exemple du dentaire aurait été pire.
Parce que dans ce cas, d'un seul coup d'un seul, c'est plusieurs années de cotisations de mutuelles qui peuvent être remboursées. Elle est pas belle la vie ?
On peut donc parfaitement décider que l'on n'en a pas besoin et décider de payer moins cher.
Mais il faut alors comptabiliser ce choix comme étant un arbitrage financier entre "avec" ou "sans" mutuelle.
En effet, l'économie réalisée sur la mutuelle a été obtenue au prix d'un renoncement "obligé" à certains équipements et/ou certains niveaux de prestations.
Cette suppression doit donc être comptabilisé financièrement et venir en déduction des "économies" réalisées sur les couts de la mutuelle. Sinon, c'est comme dire qu'une voiture est économique car on refuse de mettre de l'essence dedans.
En outre, dans l'histoire, certains oublient complétement que le but d'une assurance ou mutuelle n'est pas d'être rentable, mais de couvrir un risque financier qui peut devenir très important s'il survient.
Et
surtout d'avoir la tranquillité d'esprit que des dépenses importantes nécessaires et quasi obligatoires ne viennent déséquilibrer un budget familial...
Ensuite, on peut digresser sur le fait qu'à 30 ans, on peut avoir très peu de dépenses de santé et trouver facilement qu'une mutuelle coûte cher par rapport à ce qu'elle rembourse.
Mais plus tard, et avec une famille, la situation peut devenir très différente : davantage de consultations, de spécialistes, de traitements, de soins dentaires, d'optique, d'audioprothèse, d'hospitalisations, etc.
On peut donc parfaitement choisir de ne pas avoir de mutuelle. C'est un choix financier défendable pour certaines personnes, notamment lorsqu'elles disposent d'une épargne importante leur permettant d'assumer sans difficulté un reste à charge élevé.
Mais dans ce cas, il faut appeler les choses par leur nom, on devient son propre assureur. Et être son propre assureur fonctionne très bien... jusqu'au jour où le risque que l'on avait choisi d'assumer se réalise.