électricité

Les fortes précipitations depuis le début de l’année ont rempli les réservoirs des barrages, ce qui devrait permettre une forte production hydroélectrique en 2026. L’hydraulique, première source d’électricité renouvelable en France, bénéficie de conditions météorologiques favorables, contrairement à 2022 où la sécheresse avait réduit sa production et aggravé la crise énergétique. Cet hiver, les pluies ont été deux fois plus abondantes que la moyenne récente, ce qui est aussi positif pour le nucléaire, qui dépend de l’eau pour son refroidissement. L’an dernier, la production d’électricité française provenait majoritairement du nucléaire (68,1 %), suivie de l’hydraulique (11,4 %), de l’éolien (9,1 %) et du solaire (6 %).
 
Le prix du gaz s’envole depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, dépassant les 55 euros du mégawattheure (MWh) contre 30 euros en début d’année. Faut-il craindre une nouvelle crise énergétique, comme il y a quatre ans, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie ? En 2022, les prix du gaz ont culminé à 300 euros du MWh, et ceux de l’électricité à 1 000 euros du MWh.
De fait, en France, les prix de l’électricité n’ont remonté que légèrement, évoluant autour des 55 euros du MWh sur le marché « spot ». En 2022-2023, l’Europe avait connu une triple crise : une envolée des prix du gaz dans le sillage de la guerre en Ukraine, un plongeon de la production d’électricité nucléaire française (dû à la crise de la corrosion sous contrainte qui avait mis à l’arrêt un quart du parc d’EDF) et une chute de la production d’électricité hydraulique en raison de sécheresses.
 
On est clairement dans une crise énergétique, encore pire qu'il y a 4 ans et qui est partie pour durer :(
 
MDacier a dit:
On est clairement dans une crise énergétique, encore pire qu'il y a 4 ans et qui est partie pour durer :(
après tes nombreux messages je peux dire que j'adore ta vision optimiste des choses ....... :ROFLMAO:
 
MDacier a dit:
On est clairement dans une crise énergétique, encore pire qu'il y a 4 ans et qui est partie pour durer :(
Non, ce n'est pas du tout la même, en particulier parce que le parc nucléaire tourne normalement, qu'on a plus de renouvelables, et des capacités d'import de GNL américain, qui n'existaient pas en 2022.
Donc oui le blocage d'Ormuz est un problème, mais on est quand même mieux préparés.
 
Juloup a dit:
Non, ce n'est pas du tout la même, en particulier parce que le parc nucléaire tourne normalement, qu'on a plus de renouvelables, et des capacités d'import de GNL américain, qui n'existaient pas en 2022.
Donc oui le blocage d'Ormuz est un problème, mais on est quand même mieux préparés.
Pourvu que tu aies raison !
 
Si le soleil du mois d’avril a fait notre bonheur à tous, il a également affolé tout le réseau électrique européen en entraînant un fort décalage entre consommation et production d’électricité. Le cauchemar des dimanches ensoleillés a fait exploser le nombre de prix négatifs d’électricité.

La situation est valable sur presque toute l’Europe. En Espagne, dès le premier trimestre, on a compté un total de 397 heures contre seulement 48 heures l’année dernière, tandis que le Portugal a lui aussi compté 222 heures à prix négatif.
l’Allemagne et la France ont toutes deux enregistré une journée entière avec un prix moyen négatif.
 
Quelqu’un pourrait donc être rémunéré pour consommer de l’électricité ?
Qui alors ?
 
mvhrb888 a dit:
Quelqu’un pourrait donc être rémunéré pour consommer de l’électricité ?
Qui alors ?
Non.
Personne.
 
"Le cauchemar des dimanches ensoleillés", très juste et révélateur des errements de la politique énergétique européenne. Pour ceux qui s'intéressent aux dessous des décisions prises en Allemagne : mea-culpa [lien réservé abonné].
"European Scientist" n'est pas un site politiquement correct car il met la plupart du temps des données en face des décisions politiques, mais ce n'est pas non plus un site complotiste. Et cela fait du bien de lire autre chose que Sortir du nucléaire [lien réservé abonné]...
 
mvhrb888 a dit:
Quelqu’un pourrait donc être rémunéré pour consommer de l’électricité ?
Qui alors ?

Les acheteurs de gros sur le marché spot, quand le prix spot passe ponctuellement en négatif pour écouler un surplus temporaire de production ( l'électricité ne se stocke pas massivement, nécessité de décharger le réseau ).
 
Philbox a dit:
Non.
Personne.
si c'est le cas par exemple des industriels qui achètent sur le marché spot.
 
mvhrb888 a dit:
Quelqu’un pourrait donc être rémunéré pour consommer de l’électricité ?
Qui alors ?
Pas vraiment, parce que le coût de l'énergie elle-même est marginal dans le prix total payé par le consommateur. Il y a environ 7 c€ TTC de taxes et coût du réseau qui sont fixes. Donc même si le prix de l'énergie est négatif ça ne fait jamais passer le total en négatif. Mais en cette période il y a quand même moyen de payer son kWh 4 ou 5 c€ TTC aux bonnes heures chez les opérateurs en offre dynamique au prix de marché, type Franck ou Sobry. Si on a la flexibilité nécessaire, c'est intéressant.
 
La consommation d’électricité baisse les week-ends et les jours fériés, lorsque les entreprises tournent au ralenti.
En France, les prix de l’électricité ne fluctuent pas au gré des déclarations du président américain.
Les capacités de production françaises constituent un véritable bouclier face à la hausse des prix du gaz. C’est ce qui distingue la France de plusieurs pays voisins, contrairement à la situation de 2022-2023, marquée par une faible disponibilité du parc nucléaire.
Le débat a été relancé après l’effondrement des prix sur le marché de gros le vendredi 1er mai, lorsque le prix du mégawattheure (MWh) est brièvement devenu négatif, atteignant –500 euros.
Mais cette situation n’a duré qu’environ deux heures.
 
Le mode de production d’électricité le plus décarboné qui soit reste le nucléaire. A cela, une raison simple et purement physique, la densité énergétique. A puissance égale produite, il faut beaucoup beaucoup plus d’installations éoliennes et solaires et donc bien plus de matériaux et de matières premières dont l’empreinte carbone est importante que pour construire une centrale nucléaire.
 
zizou a dit:
Le mode de production d’électricité le plus décarboné qui soit reste le nucléaire.
Pour être tout à fait précis, ça se joue à un cheveu avec l'hydroélectrique.

La différence entre les deux est cependant flagrante sur un autre point crucial : la sécurité. Les barrages ont en effet causé la mort de 250 à 300 000 personnes (essentiellement Banqiao en 1975) contre une centaine seulement pour le nucléaire civil, essentiellement à Tchernobyl.
 
Juloup a dit:
contre une centaine seulement pour le nucléaire civil, essentiellement à Tchernobyl.
Si peu ? On ne prend que les décès de cause direct peut être ? Donc les pompiers, les opérateurs de la centrale et les liquidateurs.
 
Jeune_padawan a dit:
Si peu ? On ne prend que les décès de cause direct peut être ? Donc les pompiers, les opérateurs de la centrale et les liquidateurs.
  • Bilan immédiat et direct : 31 morts (2 employés tués sur le coup par l'explosion, 28 pompiers et liquidateurs décédés du syndrome d'irradiation aiguë dans les semaines suivantes, et 1 d'une crise cardiaque). 19 autres liquidateurs sont décédés plus tard (jusqu'en 2004) de causes diverses, pas toutes attribuables aux radiations.
  • Cancers de la thyroïde : Environ 20 décès documentés chez les personnes qui étaient enfants ou adolescents à l'époque, sur environ 6 000 à 7 000 cas recensés en raison de l'ingestion d'iode 131.
 
Juloup a dit:
  • Bilan immédiat et direct : 31 morts (2 employés tués sur le coup par l'explosion, 28 pompiers et liquidateurs décédés du syndrome d'irradiation aiguë dans les semaines suivantes, et 1 d'une crise cardiaque). 19 autres liquidateurs sont décédés plus tard (jusqu'en 2004) de causes diverses, pas toutes attribuables aux radiations.
  • Cancers de la thyroïde : Environ 20 décès documentés chez les personnes qui étaient enfants ou adolescents à l'époque, sur environ 6 000 à 7 000 cas recensés en raison de l'ingestion d'iode 131.
Ok merci. Je savais que c'était loin d'être aussi catastrophique que certaines ONG le décrivent mais je pensais à 500-600 décès avec les cancers.
Il y a des décès accidentel comme un pilote d'hélicoptère qui tape une grue lors du nettoyage et mise en place du sarcophage.
Par contre là où tu peux reconstruire un barrage le nucléaire lui laisse une empreinte plus longue durée.
 
Jeune_padawan a dit:
Ok merci. Je savais que c'était loin d'être aussi catastrophique que certaines ONG le décrivent mais je pensais à 500-600 décès avec les cancers.
On ne peut pas attribuer d'autres cancers directs à l'accident nucléaire, mais statistiquement certaines études évaluent 4000 décès supplémentaires du fait de l'augmentation des cancers, ça reste sujet à discussion.

La zone interdite autour de Tchernobyl est d'un rayon de 30 km, donc ça reste relativement faible par rapport à l'importance de l'accident. Et les 3 autres réacteurs juste à côté ont continué à fonctionner très longtemps après, le dernier n'a été définitivement arrêté qu'en 2000, plus de 14 ans après.
 
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