Economie

Bonjour,
moietmoi a dit:
Ça fait des années qu'elle est en faillite..
Avant l'homme au costume, ( F.F),Le premier professeur d'économie de France et premier ministre (R.B) l'avaient dit.
Ce qui compte ce n' est pas la finance, c'est la confiance.
Si les institutions font confiance en la signature, la faillite n'existe pas.
L'indice a observer est la confiance, pas la dette ni les moyens de payer les retraites.
Parfaitement d'accord et, jusqu'à présent, chaque fois que l’État français, via l'agence France Trésor, émet des OAT la demande (~/~ 60% non-résidents) dépasse largement le montant de l'émission.

A titre d'exemple pour la dernière émission du 16 juillet dernier le montant de la demande dépasse quasiment trois fois celui de l'offre :

OAT

24/09/2029

2,40 %
OAT

25/05/2031

1,50 %
OAT

25/02/2032

3,25 %
OAT

25/11/2033

3,50 %
Date d'adjudication
16/07/2026
16/07/2026
16/07/2026
16/07/2026
Date de règlement
20/07/2026
20/07/2026
20/07/2026
20/07/2026
Volume demandé*
10 736
8 858
12 915
6 098
Volume adjugé*
3 977
2 850
4 887
2 285
[lien réservé abonné]
=> Ce qui montre que les investisseurs (~/~ 60% non résidents ~/~ 40% résidents "***") ont une grande confiance dans la capacité de l’État français à honorer "le service de la dette" c'est à dire à payer les intérêts.
"***"[lien réservé abonné]
Le remboursement de la dette n'est pas le problème puisque c'est une dette en perpétuelle roulement où, à son terme, une OAT est remboursée par l'émission d'une autre OAT.

=> L'éventuel vrai problème potentiel est la combinaison "Montant dette/Taux intérêt".

A cet égard je vous invite à regarder - ci-dessous - la vidéo d'interview de l'économiste (et Jésuite) Gaël Giraud où il explique, très justement, que c'est ce "taux d'endettement" qui pourrait créer problème si les recettes fiscales ( = les revenus) étaient insuffisantes par rapport à un "Service de la dette" en forte augmentation.

Actuellement ce rapport "Service de la dette/Recettes fiscales" (= taux d'endettement) de la France n'est que de 8,80% ce qui lui semble très correct et dans la moyenne des pays industrialisés.

A partir d'un taux de 15% ce ratio deviendrait très inquiétant.
NB) - A 0'30'' Gaël Giraud dit que "la banque ne fait que détruire la monnaie qu'elle a créé.
Cet économiste a longtemps travaillé aux USA et, vraisemblablement, il a gardé en tête les pratiques d'outre atlantique car, dans la zone euro, cette affirmation est inexacte.

En effet pour qu'une banque puisse créer de la monnaie il est indispensable que le client bénéficiaire y détienne un compte.
Exemple :
=> En tant qu'agent économique non financier "AENF" (particulier, entreprise, association....° vous obtenez un crédit de 100.000€.

=> La banque
+ Inscrit à l'actif de son bilan "Prêt à AENF" = 100.000€
Et
+ parallèlement Inscrit au passif de son bilan "Compte dépôt "AENF" = 100.000€

=> Ce faisant elle vient de créer 100.000€ de monnaie "de banque" encore appelée "monnaie secondaire.


=> Ce n'est que plus tard, éventuellement, si au moment du paiement par le client AENF elle n'a pas suffisamment de liquidités qu'elle devra faire appel à un refinancement en euros BCE (= marché monétaire ou/et refinancement BCE)

=> Mais dans la zone euro l’État/Trésor public n'a pas la possibilité de détenir un compte dans un une banque commerciale.
Il a obligation de détenir un compte seulement à la BCE.

=> Donc, lors de la souscription à une émission d'une OAT il est impossible pour le banque considérée de faire un prêt direct à l’État/Trésor Public et, en conséquencen de créer la monnaie qui en résulterait.

=> Cette affirmmation à 0'30'' de Gael Giraud est donc inexacte pour les OAT françaises.

= > Quand une banque commerciale souscrit à une émission d'OAT :
+ Elle puise dans ses liquidités (diminution du compte BCE à l'actif de son bian)
+ Simultanément augmente son poste "Titre de pacements" à ce même actif de ce mêm bilan.


S'il y a eu création monétaire elle a été faite antérieurement par le système bancaie et arrive dans la tésorerie de la banque considére par le jeu des transferts interbancaires.

A toutes fins utiles.

Cdt
 
Buffeto a dit:
moi comme je l'ai déjà dit je suis d'accord à condition .....

Ah ben non, d'abord tu réponds oui sans la moindre réserve. Ensuite, tu poses une question toute simple pourquoi l'argent récupéré n'est-il pas fléché vers ceux à qui il était destiné ?

Et là, comme par magie s'ouvre le grand catalogue des excuses officielles (au choix), la conjoncture, le réchauffement climatique, le déficit, le prix du pétrole, les marchés, les agences de notation, les planètes mal alignées…

Il y a toujours une excellente raison pour expliquer pourquoi l'argent existe quand il faut le prélever, mais disparaît mystérieusement au moment de le redistribuer. :biggrin:
 
nono52 a dit:
Ensuite, tu poses une question toute simple pourquoi l'argent récupéré n'est-il pas fléché vers ceux à qui il était destiné ?
ah bon j'ai posé cette question ?
bizarre je n'ai posé aucune question
 
Buffeto a dit:
ah bon j'ai posé cette question ?
bizarre je n'ai posé aucune question
Je prends de l'avance... je réponds aux questions avant même qu'elles existent :cool:
 
Maurice63 a dit:
Le sondage précise « de VOTRE pension » Les retraités sont-ils les seuls interrogés ?
C'est marqué sur l’image : question posée uniquement aux retraités.
 
moietmoi a dit:
Ça fait des années qu'elle est en faillite..
Avant l'homme au costume, ( F.F),Le premier professeur d'économie de France et premier ministre (R.B) l'avaient dit.
Ce qui compte ce n' est pas la finance, c'est la confiance.
Si les institutions font confiance en la signature, la faillite n'existe pas.
L'indice a observer est la confiance, pas la dette ni les moyens de payer les retraites.
La perte de confiance des créanciers vient du déficit abyssal.
Le déficit vient pour majorité (50%) des retraites.
 
Aristide a dit:
Actuellement ce rapport "Service de la dette/Recettes fiscales" (= taux d'endettement) de la France n'est que de 8,80% ce qui lui semble très correct et dans la moyenne des pays industrialisés.

A partir d'un taux de 15% ce ratio deviendrait très inquiétant.
Le taux apparant de la dette française est 2%. On la refinance à 4% actuellement, donc mécaniquement on va doubler la charge de la dette d’ici quelques années. Sans compter l’effet boule de neige.

Et c'est justement quand le bid to cover de la dette va baisser significativement qu’il y aura une crise de la dette.

Donc effectivement pas de crise de la dette demain...seulement d’ici 2030. Tout va bien (y)
 
Argg a dit:
Le déficit vient pour majorité (50%) des retraites.
Toi tu cherches le scud :ROFLMAO:. Tu veux que j'appelle les casques bleus ou Lord of War ?
 
Argg a dit:
C'est marqué sur l’image : question posée uniquement aux retraités.
Le panel du sondage est de 700 personnes environ dont moins de 30% sont retraités.
Est-ce vraiment représentatif ???
 
Argg a dit:
La perte de confiance des créanciers vient du déficit abyssal.
Comme montrer plus haut, il y a une très forte confiance des créanciers en la signature de la France.
 
moietmoi a dit:
Comme montrer plus haut, il y a une très forte confiance des créanciers en la signature de la France.
Jusqu'à quand va t'elle durer ?
 
La notation financière de la France ne fait que baisser depuis 2012... La confiance ne durera pas indéfiniment dans ces conditions.
 
Dernière modification:
moietmoi a dit:
Comme montrer plus haut, il y a une très forte confiance des créanciers en la signature de la France.
Le meilleur indicateur de la (perte de) confiance :
1000026357.jpg

Un pays qui inspire confiance c'est ça :
1000026360.jpg
 
niklos a dit:
La notation financière de la France ne fait que baisser depuis 2012... La confiance ne durera pas indéfiniment dans ces conditions.

La confiance des investisseurs demeure solide car la France a toujours fait face à ses engagements en remboursant sa dette et il est loin d'être acquis que la France épuise de sitôt toutes les déclinaisons de la note A attribuée par les agences de notation.

Aujourd'hui la France est dans la plupart des agences notée A+ donc Haute qualité, faible risque


déclinaison note A agence de notation finance.png
 
nono52 a dit:
La confiance des investisseurs demeure solide car la France a toujours fait face à ses engagements en remboursant sa dette et il est loin d'être acquis que la France épuise de sitôt toutes les déclinaisons de la note A attribuée par les agences de notation.

Aujourd'hui la France est dans la plupart des agences notée A+ donc Haute qualité, faible risque
est on certain de la qualité d'analyse des agences de notation ?
je me souviens des analyses de la BDF à propos de ma propre société .....

complétement déconnectées de la réalité ....
 
Dernière modification:
nono52 a dit:
La confiance des investisseurs demeure solide car la France a toujours fait face à ses engagements en remboursant sa dette et il est loin d'être acquis que la France épuise de sitôt toutes les déclinaisons de la note A attribuée par les agences de notation.

Aujourd'hui la France est dans la plupart des agences notée A+ donc Haute qualité, faible risque


Afficher la pièce jointe 56640
On aurait pu dire la même chose de la Grèce en 2007 (noté A+). Et la France a fait défaut en 1797.
 
Buffeto a dit:
complétement déconnectées de la réalité ....
C'était un peu le sens de mon message avec toutes les déclinaisons du A ;)
 
Buffeto a dit:
est on certain de la qualité d'analyse des agences de notatio ?
je me souviens des analyses de la BDF à propos de ma propre société .....
La BdF est une banque centrale pas une agence de notation;). Tu aurais pu prendre les subprimes au lieu d'un cas perso : là ça passe sans problème.
Argg a dit:
Le meilleur indicateur de la (perte de) confiance :
Tu triches un peu, l'abscisse n'est pas identique:ROFLMAO:.
1786001035197.png
Le cas suisse est différent des autres : inflation faible, marche obligataire suisse tout petit et peu liquide, taux directeurs plus faible en Suisse et franc suisse qui s'apprécie face au $ et à l'€.
 
nono52 a dit:
La confiance des investisseurs demeure solide car la France a toujours fait face à ses engagements en remboursant sa dette et il est loin d'être acquis que la France épuise de sitôt toutes les déclinaisons de la note A attribuée par les agences de notation.

Aujourd'hui la France est dans la plupart des agences notée A+ donc Haute qualité, faible risque
L'un n'empêche pas l'autre...
Le fait est que ça va à la baisse... Entre un pays qui a un A en venant d'un C et un pays qui a un A en venant d'un AAA... Je préfère faire partie de la première catégorie plutôt que la seconde.
 
Argg a dit:
On aurait pu dire la même chose de la Grèce en 2007 (noté A+). Et la France a fait défaut en 1797.
Sauf que la Grèce est entrée dans l'euro (2001) avec des comptes publics en partie maquillés. En 2007, elle était pourtant notée A+.
Lorsque l'ampleur réelle des déficits a été révélée en 2009 la confiance s'est effondrée entraînant la crise de la dette grecque.
Je t'accorde que la France a une dette élevée et des déficits persistants qui peuvent devenir un problème majeur si la confiance disparaît.
Après considérer que la France est dans la même situation (comptes publics sous évalués...) :unsure:
Développe merci ;)
 
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