L'essentiel

  • La contribution sociale généralisée (CSG) est prélevée sur divers revenus, salaires, pensions de retraite, allocations chômage, placements financiers et gains immobiliers.
  • Le principe global : la CSG est prélevée à la source avec un taux uniforme de 9,2%.
  • Pour les revenus de remplacement et retraites, des taux réduits de CSG, voire des exonérations, peuvent s'appliquer selon certains critères de revenu fiscal de référence.

CSG = contribution sociale généralisée. Vous touchez un salaire chaque mois ? Une pension de retraite ? Des allocations chômage ? Une plus-value à l'occasion d'une vente immobilière ? Des gains issus de placements financiers ? Alors vous payez la CSG.

Le principe global de la perception de la CSG est assez simple. La contribution est ponctionnée à la source, avec un taux uniforme, à quelques exceptions près (voir ci-dessous). Sur ce point, le mode de prélèvement de la CSG se rapproche de celui de la TVA, payée par tous dès qu'un achat est effectué en France. C'est clairement très différent de l'impôt sur le revenu, qui est payé par moins de 50% des foyers.

Pour la CSG, tout le monde paie, ou presque, à un taux uniforme, de 9,2%. Mais ce taux varie déjà selon le type de revenu :

  • revenus d'activité (salaire, etc.) : 9,2%
  • pensions de retraite : 8,3% (taux maximal)
  • allocations chômage : 6,2% (taux maximal)
  • revenus du capital : 9,2% ou 10,6% selon les placements
  • revenus des jeux (FDJ, etc.) : 8,6%

Au-delà des taux différenciés, il existe en outre des exonérations et déductions. Côté salaires, à l'exception des apprentis et des stagiaires, tous les salariés paient 9,2% de CSG. Côté revenus de placement, une partie de la CSG est déductible de l'impôt sur le revenu.

Un barème de CSG progressif pour les retraités

En revanche, pour les revenus de « remplacement » (chômage, indemnités journalières, retraite, etc.), il existe différents taux. Par exemple, pour l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), « un taux réduit de CSG à 3,8% peut s'appliquer pour les personnes aux revenus modestes », lit-on sur France Travail, alors que le taux « classique » est de 6,2% pour les allocations chômage. Vous pouvez en outre être exonéré de cotisations sociales (CSG et CRDS) « si vous ne payez pas d'impôt, ou très peu ».

Pour les retraités, selon le niveau de revenu fiscal de référence (RFR) de votre foyer, sur l'avis 2025 qui porte sur vos revenus 2024, vous êtes soumis à un taux différent, appelés plus couramment taux zéro (exonération), taux réduit (3,8%), taux médian (6,6%) et taux normal (8,3% de CSG).

Retraite 2026 : votre taux de CSG, si votre RFR dépasse...
Parts fiscalesCSG à 3,8%
+ CRDS
CSG à 6,6%
+ CRDS
+ CASA
CSG à 8,3%
+ CRDS
+ CASA
1 part (personne seule)13 048 €17 057 €26 472 €
2 parts (couple)20 016 €26 167 €40 604 €
Demi-part supplémentaire
(personne à charge)
+ 3 484 €+ 4 555 €+ 7 066 €

RFR à prendre en compte : avis d'impôt 2025 sur les revenus 2024.
CRDS à 0,50% et CASA à 0,30% dans tous les cas.
Seuils valables en métropole.
Source : L'Assurance Retraite.

Pension de base : 9,1% de cotisations sociales maximum

  • CSG (contribution sociale généralisée) pour les retraités : 8,3% (taux normal, dont 5,9% déductibles du revenu imposable), 6,6% (taux médian, dont 4,2% déductibles) ou 3,8% (taux réduit, entièrement déductible) ;
  • CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale) : 0,5% ;
  • CASA (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie) : 0,3%.

Selon le niveau de votre RFR, 4 situations peuvent se présenter :

  • 0%. Exonération de CSG, CRDS et CASA ;
  • 4,3%. Assujettissement à la CSG au « taux réduit » + CRDS ;
  • 7,4%. CSG au « taux médian » de 6,6% et CRDS et CASA ;
  • 9,1% au total. CSG au « taux normal » de 8,3% et CRDS et CASA.