Le yuzu
Vote - Suite à donner au projet
Chers investisseurs,
Nous vous sollicitons aujourd’hui pour un point d’étape majeure dans la procédure de sauvegarde de la société QOKKA INVEST.
Lors de notre précédente communication, nous vous faisions état d’une proposition de rachat de la société QOKKA formulée par un tiers. Cette proposition jugée insuffisante a été refusée par la majorité des créanciers, et les discussions se sont poursuivies à la recherche de nouvelles propositions de sortie.
Une réunion de concertation s’est tenue le 18 mars 2026, au terme de laquelle l’administrateur judiciaire devait nous revenir avec une proposition écrite actualisée.
Cette offre (reçue seulement lundi 13/04) présentée et soutenue par la société QOKKA et l’administrateur prévoit :
Une offre dite “Proposition 1” :
- Le repreneur agit en tant que gestionnaire pour effectuer les travaux de valorisations des actifs et favoriser une meilleure commercialisation ;
- En contrepartie, les créanciers acceptent que le remboursement de leur créance ne provienne que de la cession des actifs revalorisés, après paiement des frais occasionnés par cette revalorisation (commission du gestionnaire, financement des travaux etc.). Cette proposition comporte ainsi un risque de perte en cas de prix de cession insuffisant.
- La réalisation de travaux de valorisation demande également un nouveau financement pour le repreneur. Afin de le permettre, il est nécessaire que les créanciers actuels renoncent à toutes les sûretés qu’ils ont constituées (dans notre cas une hypothèque sur le bien financé et une garantie à première demande de la société MARX INVEST).
Une offre dite “Proposition 2” :
- Le repreneur ne finance que l’acquisition des actifs immobiliers pour une nouvelle commercialisation rapide et sans travaux de valorisation.
- Le prix de vente sera grevé des commissions et honoraires du gestionnaire, et le reliquat sera reversé aux créanciers, avec un risque de perte totale sur le solde du montant restant à devoir.
Ces deux propositions supposent la constitution de classes de parties affectées : les créanciers sont répartis en groupes, selon des critères définis par l’administrateur judiciaire. En l’occurrence, la proposition prévoit la constitution de classe selon les garanties et sûretés dont disposent les créanciers, et donc leur rang de privilège sur le remboursement. Ces classes seront appelées à voter à la majorité des 2/3 (ou 66 %) des votes exprimés sur le plan proposé.
S’il est voté, la proposition 1 s’appliquera à l’entièreté des créanciers de la classe, quel que soit le vote exprimé. Si la proposition 1 n’est pas acceptée, alors la proposition 2 s’appliquera automatiquement.
L’avantage de cette proposition est qu’elle garantit la reprise des actifs et une nouvelle tentative de commercialisation pour rechercher une sortie honorable.
Néanmoins, elles comportent des désavantages certains liés aux aléas que constituent la reprise des chantiers, les coûts imposés par l’intervention d’un nouveau gestionnaire (60 000 € HT d’honoraires de prise de gestion et 150 000 € d’honoraires de gestion annuel et 8 % d’honoraires d’assistance à maîtrise d'œuvre ) et les pertes de contrôle imposées par l’abandon des sûretés dont disposent les créanciers. En outre, la constitution des classes de parties affectées comporte le risque de se voir imposer les choix votés par la classe, alors que vous les auriez refusés.
Compte tenu des délais de procédure, l’administrateur impose un délai de réponse au plus tard le 20 avril prochain, ce qui nous contraint à presser l’organisation d’un vote auprès de vous.
Nous sollicitons votre vote afin de connaitre votre position sur ce plan.
- Vote en faveur du schéma A
- Vote en faveur du schéma B
- Refus des deux propositions
Pour votre parfaite information, même en cas de refus total sur le vote, le Tribunal peut imposer une application forcée interclasse à condition que certaines classes, notamment celles composées de créanciers titulaires de sûretés réelles aient adopté le projet, cela sur le fondement des dispositions de l’alinéa 4 de l’article L. 626-29 du Code de commerce. Néanmoins, nul ne sait ce qui sera décidé par le Tribunal.
A ce stade la proposition qui est formulée ne nous semble pas être avantageuse.
Nous vous laissons donc nous faire parvenir votre avis concernant cette prolongation en cliquant
sur le lien suivant. [lien réservé abonné]
Les votes seront clôturés le 19/04/2026 à minuit.