Le jeune pousse française spécialisée dans les services de paiement fractionné et différé Alma a annoncé jeudi une levée de 115 millions d'euros auprès de plusieurs actionnaires, dont le géant chinois de l'internet Tencent, afin de financer son expansion internationale.

« En 2022, Alma prévoit d'ouvrir de nouveaux marchés, notamment aux Pays-Bas, au Luxembourg, au Portugal, en Irlande et en Autriche », détaille un communiqué.

Le nouvel actionnaire Tencent « présente l'avantage d'avoir créé Wechat, et Wechat pay (un service de messagerie et de transaction de référence en Chine, NDLR), qui est vraiment le plus haut standard de ce type de solutions de paiement », explique le cofondateur et dirigeant d'Alma Louis Chatriot. Cette levée est assortie de la souscription d'une dette de 95 millions d'euros pour financer l'activité courante.

Créée en 2018, la jeune pousse est présente sur le segment du paiement fractionné, ces offres qui permettent de payer un achat (mode, bijouterie, équipements sportifs, de la maison...) en plusieurs fois, qu'il soit réalisé en ligne ou en magasin. Elle se rémunère en appliquant au vendeur une commission comprise entre 2% et 4% du prix de vente, que ce dernier choisit ou pas de répercuter sur le client final.

Plusieurs de ses actionnaire historiques dont Cathay Innovation, Eurazeo et Bpifrance ont également participé au tour de table.

Une « licorne » en devenir

Cette opération ne fait pas basculer l'entreprise basée à Paris dans la catégorie des licornes, ces sociétés du numérique valorisées plus d'un milliard de dollars, « mais on n'en est pas très loin non plus », relève M. Chatriot.

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Alma est présente en France principalement mais dispose d'équipes en Italie, en Espagne, en Allemagne et en Belgique. Elle compte 200 salariés, travaille avec 6 000 marchands et a géré plus d'un milliard d'euros de volume de paiements en 2021.

En mai 2021, la société avait signé avec Banque Postale Consumer Finance, filiale de la Banque Postale dédiée au crédit à la consommation, « un accord de partenariat stratégique » pour mettre ce moyen de paiement à disposition de marchands.

Elle avait levé 49 millions d'euros il y a un an et 12,5 millions d'euros il y a deux ans.