Selon une étude de Meilleurtaux, le règlement de la taxe foncière, dans les 20 plus grandes villes françaises, équivaut, en moyenne, à un mois de crédit supplémentaire tous les ans. Une réalité à ne pas oublier quand on décide de prendre un prêt immobilier.

C’est un impôt à ne pas prendre à la légère quand on souhaite devenir propriétaire. Non, il ne s’agit pas de la taxe d’habitation, en voie d’extinction, mais bien de la taxe foncière. Celle-ci, en effet, a tendance à fortement augmenter. Selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), elle a pris 34,71% entre 2008 et 2018, ce qui correspond à 3,5 fois l’inflation au cours de la même période ! Dans une étude publiée ce mercredi, Meilleurtaux s’est intéressé au poids que la taxe foncière représente lors d’un achat immobilier.

« C'est la version négative du 13ème mois, explique Maël Bernier la porte-parole du courtier. En effet, elle équivaut en moyenne, dans les 20 grandes villes de France observées, à 1,1 mois de crédit supplémentaire tous les ans. C'est pour cela qu'il est important pour le particulier de considérer ce poste de dépense dans son budget, d'autant plus que les disparités entre les différentes villes peuvent être très importantes ».

Lire aussi : Taxe foncière : un calcul incompréhensible !

A Nîmes et Saint-Etienne, la taxe foncière représente l'équivalent de plus de 2 mensualités. Pour l'achat d'une surface de 70m2 acheter avec un prêt à 1,3%, la taxe foncière entraîne un surcoût mensuel jusqu’à 120 euros, ce qui revient à transformer le taux de 1,3% à plus de 3% !

A l’inverse, les villes où le poids de la taxe foncière est proportionnellement le plus faible, se situent dans celles où les prix de l’immobilier sont les plus élevés, comme Paris. Dans la capitale, elle pèse l’équivalent de 0,2 mensualité. C’est 0,5 à Lyon, ou encore 0,7 à Nice, Strasbourg et Lille.

Voir le comparatif des taux pour un prêt immobilier