Un coût prohibitif, jusquà 3 fois supérieur à lachat à crédit ; une absence dencadrement réglementaire ; des contrats flous : lassociation de consommateurs UFC-Que Choisir tire à boulets rouges sur la location longue durée de produits électroniques et électroménagers. Une pratique importée de lunivers de lautomobile qui, selon elle, se répand à vitesse grand V chez les vendeurs de meubles, de téléviseurs, de réfrigérateurs ou de smartphones.
Si malgré tout, vous souhaitez louer, plutôt quacheter votre micro-ondes ou votre ordinateur, voici 3 informations à connaître sur ce mode de financement, pour éviter les mauvaises surprises.
1 - Vous êtes engagés dans la durée
Cest un des principaux points de largumentaire de l'UFC-Que Choisir : la LLD coûte cher, beaucoup plus cher, en général, que lachat du bien au comptant ou même avec le plus cher des crédits conso. Mieux vaut, donc, faire vos calculs avant de succomber. Car une fois le contrat de location signé, pour 24, 36 ou 48 mois en général, il est très difficile, et potentiellement très coûteux, de vous en dégager.
Dans son réquisitoire, lUFC-Que Choisir, qui a examiné les pratiques des principaux acteurs du marché, pointe lopacité des modalités de résiliation anticipée, et notamment son coût. Cdiscount se contente, par exemple, de préciser que des frais de résiliation peuvent sappliquer, sans donner leurs montants. Pire, à la Fnac et Darty, linformation nest disponible ni sur les sites web, ni en boutiques en amont de lachat. « Sauf en cas de décès du locataire, la résiliation anticipée semble généralement impossible », prévient donc lUFC-Que Choisir.
2 - Vous devrez payer pour l'usure
Parmi les arguments pro-LDD des enseignes de grande distribution, le principal est la tranquillité desprit : ces offres saccompagnent en effet généralement dune assurance casse et vol, et dune extension de garantie.
Mais que se passe-t-il au terme de la location ? Logiquement, vous avez lobligation de rendre le bien en bon état. Problème : sauf exception, lappréciation de cet état, déplore lUFC-Que Choisir, « relève de la seule appréciation du bailleur ». Une petite rayure sur un écran de smartphone ou une touche récalcitrante sur une télécommande relève-t-elle de lusure normale ? Impossible à savoir à lavance, cest le loueur qui tranchera.
Il pourra alors vous facturer des frais de réparation. Et là aussi, vous les découvrirez au dernier moment : « A lexception notable dUzit-Direct, aucune société étudiée ne donne une quelconque indication quant au montant des frais susceptibles dêtre facturés ».
Le produit nest pas réparable ? Vous devrez alors généralement régler une somme équivalente « à la valeur résiduelle du produit », mais toujours sans savoir comment elle est calculée.
3 - Vous nêtes jamais propriétaires du bien
Attention à ne pas confondre la LLD avec la LOA (location avec option dachat) ! Avec la première en effet, vous ne pourrez en aucun cas devenir propriétaire du produit après la période de location. Ce micro-ondes vous convient et est en parfait état de marche ? Vous devrez quand même le restituer, pour en louer ou en acheter un autre !
Cette logique pose deux problèmes, selon lUFC-Que Choisir. Le premier : il est impossible de revendre lancien produit pour financer une partie du nouveau. Le second : il encourage la surconsommation, en vous contraignant à remplacer des produits en parfait état de marche. Linverse dune consommation raisonnée et durable.
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