Grande distribution : l'UFC-Que Choisir demande un encadrement de la LLD

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Trois hommes devant des billets
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L'UFC-Que Choisir demande mercredi à ce que la pratique « ruineuse » de la location longue durée (LLD), qui permet aux consommateurs d'utiliser un bien sans en devenir propriétaire, soit encadrée au plus vite par les pouvoirs publics.

« La déferlante incontrôlée de ces offres ruineuses dans les grands magasins constitue une grave menace à l'intérêt des consommateurs », souligne dans un communiqué l'association. Elle plaide pour un « cadre juridique propre à contenir les effets nocifs » de cette pratique, via notamment un « plafonnement tarifaire » ainsi qu'une « information précontractuelle standardisée ». Parallèlement, l'association met en demeure Boulanger location, ainsi que les partenaires financiers bailleurs de Fnac Darty (Crédit Agricole Consumer Finance) et Cdiscount (Crédit Mutuel Leasing) de « purger leurs conditions générales d'utilisation des clauses qu'elle estime abusives » et se réserve, « à défaut d'une réponse satisfaisante », le droit d'agir en justice.

Des excès proches du crédit renouvelable

Selon l'UFC-Que Choisir, la LLD, « conçue notamment pour séduire les petits budgets grâce à ses loyers très réduits », relève des mêmes « excès » que le crédit « revolving », fourni par les cartes de crédit et que l'association avait dénoncé dans les années 2000. Les excès sont doubles, précise l'UFC : la LLD participe d'une part à une « consommation exubérante », conduisant au « suréquipement et au surdimensionnement d'appareils qui contribuent au changement climatique », et d'autre part à une « ruineuse accoutumance », en ce qu'elle incite les consommateurs à « renouveler indéfiniment leur engagement pour conserver l'usage de biens indispensables » (électroménager, télévision, ordinateur, smartphone, etc).

« Profitant d'une réglementation obsolète, la LLD constitue un véritable gouffre économique : non reconnue comme étant un crédit à part entière, son coût pour le consommateur échappe à tout encadrement », dénonce l'UFC-Que Choisir, en comparant dans un tableau les différents tarifs pratiqués par plusieurs distributeurs : Boulanger, Cdiscount, la Fnac et Darty. L'association dénonce notamment qu'à la différence du crédit, « le distributeur n'est tenu ni d'indiquer son coût total, ni d'exprimer son prix en taux, ni d'avertir sur le risque d'un endettement excessif ».

Par ailleurs, selon son étude, de nombreux contrats proposés par ces distributeurs recèlent des « clauses venant minimiser les obligations des professionnels ou imposant des obligations démesurées au détriment des consommateurs ». Enfin, les tarifs semblent également échapper à toute logique économique, estime l'UFC, qui souligne notamment que « les enseignes en profitent pour se rattraper sur le prix d'assurances complémentaires fortement prescrites ».

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Par la rédaction avec AFP

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