Le marché de lassurance de prêt immobilier sera-t-il totalement chamboulé en 2018 ? Difficile de laffirmer par avance mais tout se met en place pour faciliter le changement et la délégation dassurance. Pour rappel, à la fin de lhiver, le législateur a voté un texte permettant de changer dassurance chaque année, à partir de janvier 2018.
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Le 1er janvier 2018, cest aussi la date à laquelle la recommandation de lACPR (1), régulateur du secteur banque-assurance, sera effective. Cette circulaire porte sur le « libre choix » de lemprunteur, et en particulier sur léquivalence de garanties des contrats en vigueur depuis octobre 2015. Dans sa recommandation, lACPR égraine ainsi des « bonnes pratiques » que les banques devront respecter dans le cadre des demandes dassurance externe, au moment de la souscription du crédit ou en cours de remboursement.
Une vingtaine de bonnes pratiques pour fluidifier la procédure
Lautorité enjoint ainsi les banques à ne plus refuser des demandes au simple motif dune différence d« intitulé », à ne plus « subordonner le dépôt et le traitement de la demande à un déplacement en agence », à indiquer clairement les documents manquants en cas de dossier incomplet « dans un délai de lordre de 2 à 3 jours ouvrés », etc. Ou encore, sur le refus de la délégation dassurance : les banques devront « mentionner précisément dans le courrier dinformation, les défauts déquivalence le justifiant en veillant à les dissocier clairement des autres informations éventuellement communiquées ».
LACPR détaille ainsi une vingtaine de recommandations sur le traitement de ces demandes dassurance externe, mais aussi sur linformation préalable à la clientèle. Toutes ces recommandations visent à fluidifier la procédure de demande de délégation ou de changement dassurance emprunteur, à partir de 2018. Indirectement, lACPR pointe les pratiques actuelles de certaines banques, lesquelles rallongeraient volontairement les délais de traitement afin de décourager les demandeurs.
Des manuvres visant à « ralentir les démarches » à « corriger »
Le gendarme bancaire avait d'ailleurs pointé ces manuvres en mai dernier dans son rapport annuel : « Certaines pratiques de nature à limiter la possibilité, pour le demandeur, de recourir à sa faculté de libre choix de lassurance ou à ralentir ses démarches ont été détectées », expliquait lACPR, qui invitait déjà les banques à « éviter tout formalisme excessif quant aux pièces requises pour formuler une demande ».
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(1) Recommandation sur le libre choix de lassurance emprunteur souscrite en couverture dun crédit immobilier du 26 juin 2017.



















