Après avoir très fortement augmenté en 2015, le nombre de demandes écrites reçues par le service protection de la clientèle de lACPR (1) a reculé en 2016 : le régulateur a reçu 6 577 demandes en 2016, contre 7 383 lannée précédente. Dans la catégorie banque, 31% des demandes de clients concernent le crédit. Dans la catégorie assurance, les contrats santé, prévoyance ou emprunteur accaparent 38% des dossiers (contre 31% pour lassurance-vie ou 29% pour lassurance dommages).
Au rayon protection de la clientèle, lACPR pointe deux « enseignements des contrôles réalisés » auprès des banques et assurances : « la nécessité dun conseil adapté » pour lassurance santé individuelle, et des « difficultés » à faire respecter le principe de « déliaison » entre assurance de prêt et crédit immobilier.
Des pratiques visant à « ralentir les démarches » des clients
LACPR rappelle en premier lieu que « les exigences du prêteur en matière dassurance » doivent être communiquées à lemprunteur « le plus tôt possible et de façon personnalisée », afin que le client puisse émettre une demande de délégation dassurance conforme. Cette critique rejoint celle exprimée en avril par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF).
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Le régulateur banque-assurance va plus loin dans ses critiques à légard des établissements de crédit : « Certaines pratiques de nature à limiter la possibilité, pour le demandeur, de recourir à sa faculté de libre choix de lassurance ou à ralentir ses démarches ont été détectées », relève lACPR, qui affirme veiller à ce que ces pratiques « soient corrigées ». Le régulateur enjoint ainsi les banques à « éviter tout formalisme excessif quant aux pièces requises pour formuler une demande », sans livrer de plus amples détails sur les manquements constatés.
Un « projet de recommandation de bonnes pratiques »
Autre défaut à corriger : « Si le contrat externe proposé nest pas recevable, le prêteur doit lindiquer à son client, ou à son mandataire, de façon explicite. À cet égard, se contenter de formuler une contre-proposition tarifaire ne saurait valoir réponse. »
A limage du CCSF, qui prévoit déditer un « dépliant dinformation » à destination des emprunteurs, lACPR veut favoriser le processus de délégation et de substitution dassurance de prêt immobilier : « Un projet de recommandation de bonnes pratiques a été lancé en fin dannée 2016 sur le sujet par lACPR. » Les banques devraient donc se voir communiquer ces « bonnes pratiques » dans les prochains mois.
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(1) Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.



















