Selon le dernier baromètre LPI-SeLoger, les prix des biens immobiliers à vendre sont de plus en plus négociés par les acquéreurs. Désormais, cette marge de négociation s’élève à 5,4%.

2.874 euros au m2. Il s’agit du prix moyen affiché en France pour une maison à vendre dans l’ancien. Un chiffre en hausse de 3,7% depuis le début de l’année. Toutefois, selon le baromètre LPI-SeLoger du mois de mars, le prix signé connaît une évolution inverse : +1,7% sur les 3 derniers mois (2.814 euros au m2 en mars), mais -1,7% sur un an. Même constat pour un appartement dans l’ancien : le prix affiché est de 3.489 euros du m2 (-0,3% sur les 3 derniers mois), tandis que le prix signé est de 3.431 euros.

Le baromètre indique que « les marges [de négociation, NDLR] sont plus élevées à la sortie de l’hiver, et elles se contractent avec le redémarrage saisonnier du marché ». Avant de préciser : « Depuis un an, leur niveau s’est relevé ». En effet, la marge a augmenté d’environ 20% pour les appartements. Celle concernant les maisons s’est un peu repliée depuis le début de l’année 2015, mais elle affiche encore « un niveau supérieur à l’habitude, de l’ordre de 10% ». Désormais, la marge de négociation est en moyenne de 5,4% du prix de vente (5,6% pour les maisons et 5,2% pour les appartements).

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Une négociation jusqu'à 10,9%

Le baromètre note néanmoins des différences de négociation entre régions françaises. Ainsi, les Champardennais sont beaucoup plus négociateurs que la moyenne des Français. En Champagne-Ardenne, les ristournes accordées à l’acquéreur sont en moyenne de 10,9% du prix pour une maison et de 8,8% pour un appartement. Les Bretons sont également d'âpres négociateurs (jusqu’à 7,7% pour un appartement), tout comme les habitants du Centre (8,6% pour une maison).