Selon son président, Christian Noyer, l'autorité de contrôle prudentiel (ACP), régulateur des banques, travaille en concertation avec les pouvoirs publics « pour trouver une solution pérenne » à la situation du Crédit immobilier de France.

Le Crédit immobilier de France (CIF) a été mis en difficulté par sa mise sous surveillance négative, mi-février, par l'agence de notation Moody's, au même titre que 113 autres banques. L'agence a laissé planer la menace d'un abaissement de quatre crans de la note du CIF, décision qui aurait des conséquences graves pour l'établissement, qui ne se finance que sur les marchés et est donc très dépendant de sa note.

Pour remédier à cette situation, le CIF a donc mandaté la banque HSBC pour trouver une banque généraliste, disposant d'une base de dépôts, à laquelle il pourrait s'adosser.

« Solvabilité satisfaisante »

« Au moment où je vous parle, il n'y a pas de problème en soi », a tempéré Christian Noyer, qui est également gouverneur de la Banque de France, assurant que le groupe a « une situation de solvabilité qui est tout à fait satisfaisante ».

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« C'est un groupe qui a un financement et une trésorerie équilibrés », du point de vue du régulateur. Néanmoins, il fonctionne sur « un business model (modèle d'activité) qui est difficile à gérer », a-t-il expliqué. C'est pourquoi, « depuis des années, nous avons encouragé le groupe à chercher un adossement » à un autre établissement.