Le Crédit foncier, filiale du groupe bancaire BPCE qui vient d'être renflouée à hauteur de 1,5 milliard d'euros par sa maison-mère, va réduire ses effectifs de 12% dans le cadre d'un plan de réduction de ses coûts et d'un repli de ses activités sur le marché français.

« Notre objectif est de réduire les effectifs de 12%, soit environ 350 postes, exclusivement par des départs volontaires », a indiqué mercredi Bruno Deletré, le directeur général du Crédit Foncier, dans un entretien au quotidien Le Figaro de mercredi. Ces suppressions de postes « devraient représenter la moitié des 80 millions d'euros d'économies annuelles » escomptées d'ici 2016 par une réduction de « 12 à 13% de l'ensemble des coûts ».

Synergies avec BPCE

Le Crédit Foncier compte également tisser des liens plus étroits avec sa maison mère pour dégager des synergies de coûts, notamment en matière informatique, et de revenus avec la commercialisation de ses produits par les 8.000 agences des réseaux Caisse d'Epargne et Banque Populaire. « Notre système (informatique) est proche de celui des Caisses d'Epargne. Nous lançons une réflexion pour nous en rapprocher, qui débouchera sur des choix opérationnels », a expliqué Bruno Deletré, précisant que ce seul chantier permettra une économie annuelle d'« un peu moins de 40 millions d'euros ».

Il a par ailleurs justifié l'injection annoncée mardi de 1,5 milliard d'euros par BPCE dans le capital de sa filiale par une provision d'un milliard d'euros au troisième trimestre sur ses obligations de l'Etat grec. Cette recapitalisation vise à redonner au Crédit foncier « les marges de manoeuvre nécessaires en terme de solvabilité » avec un ratio de fonds propres durs « qui sera supérieur à 9% ».

Repli sur le marché français

Côté activités, il a indiqué que le repli du Crédit foncier sur le marché français était « l'un des piliers (du) plan stratégique à moyen terme ». « Nous arrêtons les activités internationales et nous allons réduire de 60% nos actifs non-coeur de métier sur la durée de notre plan, afin de diminuer la taille de notre bilan », a-t-il expliqué, indiquant que l'objectif était de le ramener à l'horizon 2016 de 130 milliards d'euros « à un peu moins de 120 milliards ». « Nous allons nous recentrer sur notre clientèle traditionnelle en France et sur nos grands métiers: l'accessibilité sociale à la propriété et le financement de l'immobilier », a-t-il détaillé.

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En ce qui concerne le marché du crédit immobilier, il a noté à l'heure actuelle une « phase de stabilisation aussi bien des prix que des volumes. Pour 2012, il est encore très difficile d'établir des prévisions » mais le marché « ne devrait pas toutefois pas être très dynamique ».