Le patronat et les syndicats ont menacé mercredi de ne plus gérer le 1% logement, qui aide les salariés à acheter ou louer leur habitation, si les pouvoirs publics ne diminuent pas drastiquement leurs prélèvements financiers à partir de 2012.

« Nous nous retirerons du 1% logement si le gouvernement veut prendre le contrôle de l'ensemble », a affirmé Jérôme Bédier, le président de l'UESL (Union des entreprises et des salariés pour le logement), l'organisme qui chapeaute le 1% logement, lors d'une conférence de presse.

Le 1% logement, créé officiellement en 1953 et géré paritairement par le patronat et les syndicats, est une participation obligatoire des entreprises de plus de 20 salariés. « Ou le logement redevient une priorité ou on aura des difficultés », a assuré M. Bédier, par ailleurs président de la Fédération du commerce et de la distibution (FCD).

Le président de l'UESL veut que des négociations s'engagent avec le gouvernement avant la fin de l'année et qu'un accord pour l'emploi des ressources du 1% logement durant la période 2012-2014 soit trouvé « au cours du premier trimestre 2011 ».

Une limitation des subventions à l'Etat

Action Logement, le nouveau nom du 1% logement, exige que ses subventions à l'Etat « se limitent à un maximum d'un milliard d'euros (par an) et reviennent progressivement dans une proportion de 25% (du total), les financements en prêts (aux salariés) représentant 75% » du total des ressources annuelles.

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« S'il n'y a pas d'accord, chacun prendra ses responsabilités », prévient M. Bédier, soulignant que si les pouvoirs publics mettent la main sur le pactole du 1% logement, Bruxelles risque de considérer cela comme un nouveau prélèvement obligatoire. « Nous n'avons pas l'intention de tuer Action Logement », avait assuré le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu, le 30 mars dernier à Roubaix (Nord).