Poam : Le point sur mes portefeuilles boursiers.

flob a dit:
- Je vis à Lyon mais je ne sais plus si c'est la 2ème ou 2ème ville de France, elle a été dépassé par Toulouse je crois.
- Je ne vais pas changer les choses puisque je pars en 2027 je laisserais ça aux spécialistes en France;)
- Je veux bien que vous me prouviez que je dis n'importe quoi, pour la clairvoyance politique il suffit d'analyser les dernières élections pour voir qu'on a deux extrêmes très forts, qui feront qu'on aura certainement la même situation à l'assemblée qu'aujourd'hui, ce sont malheureusement des faits.
Pour les faits chiffrés qui le prouvent, je peux vous en fournir si vous le souhaitez.
bonne lecture
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- Le PIB par habitant de la France se situe à 37 800 euros, juste en dessous de la moyenne de l’UE (38 100 euros). Il représente 16,4 % du PIB total de l’UE. (Source: Eurostat – chiffres de 2023 concernant le PIB par habitant [lien réservé abonné]et le PIB [lien réservé abonné])
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Tu as oublié Marseille, qui quoi qu'en disent certains mauvais esprits ;) est toujours située en France ! :biggrin:
 
MAJ septembre 2026 (1/2) - Abraham Lincoln, relève-toi, ils sont devenus fous !


Trump_fou.gif


Le président Donald Trump a clôturé la convention de mi-mandat du Parti républicain jeudi soir en appelant les participants à "tricher comme des malades" lors des élections à venir en novembre pour aider les républicains à conserver le contrôle du Congrès.
Et de leur demander de répéter après lui :
"Je prête allégeance au plus grand président de l’histoire des États-Unis, qui nous aime tellement qu’il en a le souffle coupé, et je jure que je sortirai avec ma famille, mes amis, je le ferai par n’importe quel moyen, je me fiche que je sois inscrit ou non, je vais essayer de tricher comme des malades".

C'est le président de la première puissance (économique, militaire, etc), qui ose tenir de tels propos.
Il est devenu fou, et pour ne rien arranger, tout semble partir en vrille au point que la guerre en Ukraine est passée au second plan.
Le Moyen-Orient monopolise l'attention et les risques s'accumulent rapidement pour les marchés mondiaux.

L'Iran fait plus que résister aux attaques des États-Unis, ils ont même commencé à reconstituer leur capacité nucléaire.
Ormuz reste plus ou moins fermé, et apparemment, c'est plutôt plus.
Le pétrole est au dessus des 100$ et les Houthis ont conquis la côte yéménite de la mer Rouge leur donnant un contrôle de fait sur le détroit de Bab al-Mandab, l’un des quatre principaux passages maritimes mondiaux pour les pétroliers.
Un prix du pétrole qui pourrait grimper si les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, augmentent leur pression sur le détroit.
10% du commerce maritime mondial transite par cette voie maritime donnant accès, depuis l'Océan Indien, à la Méditerranée via la mer Rouge et le canal de Suez. Plus de 40% du commerce entre le Vieux Continent et l’Asie transite par la mer Rouge.
C'est dire si ce passage est tout aussi stratégique qu'Ormuz.

Pour fêter ces mauvaises nouvelles, le marché obligataire mondial nous a préparé quelque chose de spectaculaire avec le 30 ans américain qui sort d'août sur sa pire série depuis 2006 (5,35% ce vendredi 11/09/2026 à la clôture), le 10 ans japonais est à 2,985%, du jamais vu depuis une génération, et le Bund comme l'OAT sont sur leurs plus hauts depuis quinze ans.

Taux_30_ans.gif

JPMorgan a averti dans une note publiée cette semaine que la prime de risque actions, c’est-à-dire le rendement supplémentaire que les investisseurs exigent pour détenir des actions plutôt que des obligations, a atteint son niveau le plus bas depuis 2002, avec des implications importantes sur le comportement futur des marchés actions.
La prime de risque actions du S&P 500 est tombée à environ 2,1% selon les estimations de la banque sous l’effet du rallye boursier de cette année et d’une forte hausse des rendements obligataires réels.
Ce niveau est désormais inférieur au précédent point bas cyclique de 2,4% observé en 2007.

JPMorgan estime que la contraction de la prime renforce l’argument en faveur des obligations par rapport aux actions dans l’allocation d’actifs à long terme.
Les indicateurs de JPMorgan montreraient que les investisseurs non bancaires, ainsi que les fonds de pension et les assureurs des pays du G4, sont les plus surpondérés en actions par rapport aux obligations depuis 2002, ce qui pourrait entraîner un rééquilibrage plus marqué vers les obligations si les taux réels continuent de progresser.

Et pourtant, le S&P 500 est à tout juste 2% de son record absolu. La planète entière remonte les taux en même temps et Wall Street fait comme si de rien n’était. Jusque-là, tout va bien.
Il est vrai que l'économie américaine tourne à plein régime et comme les profits des entreprises ont progressé plus que ce que les indices boursiers ont pris, ce qui fait que le S&P 500 est moins cher en termes de valorisation que l'an dernier.
Fin 2025, le S&P 500 se payait environ 21,8 fois les bénéfices attendus des entreprises. Aujourd'hui, ce multiple est retombé à environ 19,5 fois.
De quoi donner du baume au cœur des investisseurs ?
Peut-être, mais pas sûr.

Un autre indicateur, le ratio CAPE de Robert Shiller (ou Shiller P/E) mesure si un marché boursier est trop cher ou bon marché en comparant les prix des actions aux bénéfices des entreprises sur un cycle de dix ans.
Il offre ainsi une perspective globale de la valorisation boursière à long terme, un peu comme le font les moyennes mobiles appliquées aux actions.
Le PER moyen de Shiller pour le S&P 500 se situe historiquement autour de 16 à 17 sur longue période.
Au-dessus de 25 à 30, le marché est considéré comme cher et surévalué.
En 1999, il était d'environ 44, et 32 en 1929.
Aujourd'hui, il se situe à 41,09.

Shiller_PE_Ratio.gif

On serait donc clairement en zone dangereuse avec un marché très cher laissant penser que les rendements à attendre des actions seront probablement faibles.
Dit plus simplement, les actions sont chères et en acheter aujourd'hui laisse peu de chance de faire des gains dans les années à venir.

Une notion de cherté à relativiser puisque les ratios US, du fait de leur composition, induisent des valeurs élevées à cause des entreprises technologiques figurant des l'indice.
En somme, le niveau actuel des ratios peut donner une vision déformée de la valeur réelle du marché pour l’investisseur.
Certes.... Il reste qu'ils sont, Tech ou pas, historiquement élevés.

La Tech entraine une déformation des indices... Mais, au fait, le marché a-t-il une mémoire ?
Non, Monseigneur !
Au delà de l'aspect ironique de cette question, les marchés obéissent à un mécanisme démographique tout bête :
Les marchés sont animés par des cohortes d’investisseurs qui se renouvellent tous les quinze à vingt ans. Ceux qui ont vécu l’éclatement de la bulle internet en 2000 sont aujourd’hui, pour beaucoup, sortis du marché actif ou devenus structurellement prudents. Ceux qui y entrent aujourd’hui n’ont souvent connu que des marchés haussiers, ponctués de corrections brèves et vite rachetées. La mémoire individuelle des investisseurs est courte; celle du marché dans son ensemble ne dure guère plus d’une génération.
Le processus est toujours le même, peu importe l'époque.
L’économiste Hyman Minsky, dans les années 1970, avait déjà modélisé la mécanique interne de ces épisodes répétitifs.
Tout commence par l'initiation du cycle : une innovation réelle qui change véritablement la donne : le chemin de fer, l’électricité, Internet, aujourd’hui l’intelligence artificielle. Les premiers profits attirent des suiveurs, c’est le boom. Le crédit se joint à la fête, l’euphorie s’installe, la formule "cette fois, c’est différent" circule dans tous les dîners. Puis les initiés commencent, discrètement, à prendre leurs profits. Et lorsque la confiance se retourne, la panique se nourrit d’elle-même.

Cycle-de-Minsky.gif

La tulipomanie hollandaise de 1637, la bulle des Mers du Sud de 1720, la fièvre des chemins de fer britanniques des années 1840, l’euphorie internet de la fin des années 1990, la bulle immobilière américaine de 2008. Si le décor change, bulbes, actions, rails, sites web, crédits hypothécaires, la courbe, elle, garde toujours la même silhouette.
Et 2026 ? L'avenir nous le dira.
 
Dernière modification:
MAJ septembre 2026 (2/2) - Abraham Lincoln, relève-toi, ils sont devenus fous !

Sur le plan des actions :
Le prix élevé des actions, tout autant que le niveau atteint par les taux obligataires ne doit pas laisser indifférent l'investisseurs.
Depuis le 1er janvier, les marchés actions se sont particulièrement bien comportés.

Actions_oblig_2026.gif

La hausse des rendements obligataires à long terme reflète en partie l’évolution de la conjoncture économique avec une croissance qui reste forte aux États-Unis, des dépenses d’investissement en forte hausse (IA), et une inflation persistante et peut-être appelée à grimper au cours des prochains trimestres.
Les investisseurs demandent un rendement plus élevé pour détenir des obligations à long terme du fait de ces risques inflationniste alors que les niveaux d’endettement des États continuent d’augmenter.
La dette publique des États-Unis a franchi la barre des 40.000Mds$. Elle augmente de 100Mds$ tous les 10 jours et Donald Trump vient de promettre 5000$ à chaque citoyen si les Républicains remportent les deux chambres du Congrès lors des élections de novembre.
La mesure coûterait plus de 1 000Mds$ aux Etats-Unis.
En difficulté à l'approche des midterms, Trump est prêt à tout, même l'impossible, il n'est pas à ça près.

sauve_qui_peut.gif

Prix du marché, inflation, bourbier au Moyen-Orient, taux d'intérêt, des clowns aux commandes de la première puissance mondiale, tout ceci n'est pas rassurant.

Business is business, les Américains ne perdent pas le Nord, quoi qu'il arrive :
Les grandes banques américaines, en particulier Goldman Sachs et Bank of America, proposent à leurs clients des paniers d'actions regroupant les valeurs françaises les plus exposées au risque politique qui se profile dans la perspective de l’élection présidentielle des 18 avril et 2 mai prochains.
Y figurent les financières, les utilities, les télécoms, les sociétés présentes dans les concessions, la construction, la distribution…
Vendre ces paniers permet aux clients de ces banques de spéculer sur l'échéance électorale française et sur les mouvements que cela pourrait entrainer sur les actions.

Mauvaise nouvelle pour notre marché parisien. Déjà qu'il est à la peine, loin derrière les grands marchés mondiaux.
+1,6% YTD au 4 septembre, que l'on corrige à +0,37% à la clôture de vendredi soir 10 septembre.
Il est clair que, en plus du contexte international très négatif pour l'économie, un facteur de pression supplémentaire s'ajoute pour la France avec l'élection présidentielle de 2027.

Sur mon portefeuille, j'ai décidé depuis quelques temps de réduire la voilure, notamment sur les actions françaises.
Les liquidités s'élèvent à 26400€. Un pourcentage représentant 8,5% du portefeuille rarement atteint ces dernières années.
- Aux nombreuses ventes, j'ai toutefois continué de renforcer les bancaires hors France.
- J'ai aussi vendu des petites valeurs, comme Explosifs Produits Chimiques, qui ont une faible volumétrie et seront pénalisées si le marché parisien devait être attaqué.
- Je fais, à la marge, quelques allers/retours sur des titres comme SpaceX.
- J'ai allégé la Tech US.

- Côté achats :
- J'ai renforcé Banco Santander
- J'ai commencé des lignes Banco Comercial Português, Danske Bank et ABN AMRO.
- J'ai un peu renforcé l'ETF WPEA.
- J'ai renforcé Engie (seul achat France).

- J'ai dans mon viseur le BX4 (ETF inverse x2 sur le CAC40).
- J'envisage aussi de réduire Orange qui pourrait être pénalisé par l'échéance électorale.

Sur le mois écoulé, le portefeuille recule sensiblement.
De 328 140€, il perd 11 000€ à 317 728€.
Il y a beaucoup de rouge sur un mois, avec Orange à -4,54%, Lotus Bakeries à -6,15% et, surtout, Hermès à -11,40%
Gageons que ces baisses renferment les hausses à venir qui redonneront de l'allure au portefeuille (on peut toujours rêver).

- L'ETF WPEA, non répertorié dans la liste d'actions publiée ci-dessous, affiche une ligne se montant à 4858€.... Et perd 2,12% sur 1 mois.

Les hausses sont rares et concernent plutôt des lignes de moindre importance :
- Bloom Energy gagne 16,73% sur 1 mois mais pour une ligne de 1663€.
- Idem pour Banco Comercial Português qui grimpe de 8,18% pour une modeste ligne de 1833€
- Freeport-McMoran à +6,34%, BBVA à +2,01% ou Samsung à +1,98%
- Pour une fois, mention honorable à Sartorius Stedim Bio qui progresse de 3,15% en 1 mois.


Progression du portefeuille depuis le mois dernier.
Le portefeuille au 12/09/2026 : valorisation 317 728€, soit 328 140€, soit +8,02% YTD (contre +11,62% le mois dernier)



2026_09_portefeuille_POAM.gif


Notez que :
Ce Reporting est réalisé 100% free of IA
 
Que d'optimisme :biggrin:
poam5356 a dit:
Un pourcentage représentant 8,5% du portefeuille rarement atteint ces dernières années.
Même après l'élection de Donald ?
 
freddo89 a dit:
Même après l'élection de Donald ?
Oui. La bourse est favorisée par les Républicains au pouvoir qui sont pro économie, pro armement, etc. Ça fait marcher le business, donc la bourse en profite.
 
poam5356 a dit:
Oui. La bourse est favorisée par les Républicains au pouvoir qui sont pro économie, pro armement, etc. Ça fait marcher le business, donc la bourse en profite.
De mon côté j'avais anticipé, j'avais du cash quand il a annoncé les "tariff".
J'ai débuté en bourse pendant un mandat de Trump, je me doutais que ça risquait de secouer :ROFLMAO:.
Ce n'est pas vraiment un républicain, c'est Donald Trump.
 
Merci @poam5356 pour ce retour mensuel toujours aussi intéressant !
edit : tiens tu parles du Shiller P/E ratio qui semble être à un niveau proche des la crise de 2000.
Je regardais le P/E ratio qui semble moins alarmiste.
1789713121778.png
Il reste élevé dans l'absolu mais nettement plus bas que lors de la crise de 2000 et je ne parle pas de celle du 2008...
J'ai un peu de mal avec ces indicateurs techniques. Y a t'il un lien entre ces 2 mesures ?
Merci !
 
Dernière modification:
Bonjour @niklos
Le Shiller P/E ratio est calculé sur une moyenne des bénéfices sur 10 ans et est ajustée de l'inflation. Il est donc moins volatil que le P/E ratio (calculé en général au jour le jour), en lissant les mouvements au cours d'un cycle, tout comme le font les moyennes mobiles.
Ramené à sa moyenne historique, on peut donc apprécier plus justement si le marché est cher, ou pas, en regardant à quel niveau le ratio de Shiller se situe à un moment donné.
Moyenne historique qui doit se situer autour de 18.
A plus de 40, on peut estimer sans peine que le marché est largement survalorisé.
Investir dans ces conditions laisse penser que le rendement de son investissement ne sera pas forcément perdant, mais, à coup sûr, qu'il sera faible.
A mettre en comparaison aux actions ou secteurs qui s'éloignent trop de leurs moyennes mobiles MT ou LT. Exemple avec les secteurs de l'armement ou des EnR, ou de valeurs ayant beaucoup monté au moment du Covid, et qui ont ensuite beaucoup baissé.
Tôt ou tard, la MM longue agit comme une force de rappel sur les cours qui reviendront dans la tendance longue naturelle à tout titre, secteur, marché qui progresse du seul fait de sa croissance économique normale dénuée de tout biais spéculatif.
 
Merci beaucoup !
 
poam5356 a dit:
Bonjour @niklos
Le Shiller P/E ratio est calculé sur une moyenne des bénéfices sur 10 ans et est ajustée de l'inflation. Il est donc moins volatil que le P/E ratio (calculé en général au jour le jour), en lissant les mouvements au cours d'un cycle, tout comme le font les moyennes mobiles.
Ramené à sa moyenne historique, on peut donc apprécier plus justement si le marché est cher, ou pas, en regardant à quel niveau le ratio de Shiller se situe à un moment donné.
Moyenne historique qui doit se situer autour de 18.
A plus de 40, on peut estimer sans peine que le marché est largement survalorisé.
Investir dans ces conditions laisse penser que le rendement de son investissement ne sera pas forcément perdant, mais, à coup sûr, qu'il sera faible.
A mettre en comparaison aux actions ou secteurs qui s'éloignent trop de leurs moyennes mobiles MT ou LT. Exemple avec les secteurs de l'armement ou des EnR, ou de valeurs ayant beaucoup monté au moment du Covid, et qui ont ensuite beaucoup baissé.
Tôt ou tard, la MM longue agit comme une force de rappel sur les cours qui reviendront dans la tendance longue naturelle à tout titre, secteur, marché qui progresse du seul fait de sa croissance économique normale dénuée de tout biais spéculatif.
J'ai du mal a comprendre pourquoi les PE Ratio se sont envolés a ce point sur un indice entier :
- soit les boites d'IA feront les bénéfices qu'elles ont prévu, mais alors d'autres secteurs en patiront fortement avec des valorisation des perdant qui vont chuter.
- soit les boites d'IA ne feront pas les bénéfices prévus, et dans ce cas ce sont elles qui auront leurs valo démolies.
Dans les deux options, il ne peut pas y avoir que des gagnants, donc je ne comprends pas comment on peut prévoir un PE Ratio du SP500 qui explose : l'argent n'étant pas tellement magique, toutes ne vont pas pouvoir doubler leurs bénéfices en même temps, il faut bien que l'argent vienne de quelque part non ?

Est ce la sur représentation des mag7 / IA players qui fait que leur poids de pondération dans le PE Ratio global influe plus ? Est-ce un transfert anticiper des bénéfices des sociétés ex-sp500 vers le SP500 ?
 
flatty35 a dit:
l'argent n'étant pas tellement magique, toutes ne vont pas pouvoir doubler leurs bénéfices en même temps, il faut bien que l'argent vienne de quelque part non ?
Je serais tenté de dire que l'USD est la monnaie de paiement dominante sur Terre. Ce qui oblige, pour les pays hors Etats-Unis, à acquérir des actifs financiers en USD, notamment la dette de l'Etat Américain.
Raison qui explique, peut-être, pourquoi le reste du monde détient 30 000Mds$ de dette US au T1 2026 pour un endettement total des Etats-Unis de 40 000Mds$.


flatty35 a dit:
Est ce la sur représentation des mag7 / IA players qui fait que leur poids de pondération dans le PE Ratio global influe plus ? Est-ce un transfert anticiper des bénéfices des sociétés ex-sp500 vers le SP500 ?
Le PE des mag seven navigue entre 17x et 27x, hors Apple 36x et Tesla >300x.
Ce n'est pas délirant sachant qu'Eli Lilly est à 32x, GE Aerospace à 36x, Walmart à 37x ou Costco à 43x.
Le marché dans son ensemble est cher parce que les profits sont attendus en hausse sensible l'année prochaine.
Taux de chômage à son plus bas niveau depuis plus d'un an (4,1%), croissance du chiffre d'affaires des entreprises du S&P 500 (+15,4% sur un an) au plus haut depuis le boom post-Covid (et depuis au moins 2006 si on ne tient pas compte de la période Covid).
L'économie US bouillonne, alimentée par une consommation qui ne faiblit pas, ou peu, et surtout par
des investissements colossaux dans les infrastructures d'IA.
Tant que le boom de l'IA va se poursuivre, les marchés suivront la même tendance.
Les investissements ayant un coût qui devient non négligeable avec un 10 ans US qui est maintenant à 5%, est-ce que les taux vont être le grain de sable qui va gripper la machine ??
Dans ce cas-là, la Tech représentant 35% du S&P 500 (les 7 magnifiques trustent les 5 premières places du S&P 500, et avec Broadcom, ils occupent 8 des 10 premières places de l 'indice), il pourrait y avoir pas mal de grabuge sur les marchés. Mais ceci est une autre histoire.
 
poam5356 a dit:
Je serais tenté de dire que l'USD est la monnaie de paiement dominante sur Terre. Ce qui oblige, pour les pays hors Etats-Unis, à acquérir des actifs financiers en USD, notamment la dette de l'Etat Américain.
Raison qui explique, peut-être, pourquoi le reste du monde détient 30 000Mds$ de dette US au T1 2026 pour un endettement total des Etats-Unis de 40 000Mds$.



Le PE des mag seven navigue entre 17x et 27x, hors Apple 36x et Tesla >300x.
Ce n'est pas délirant sachant qu'Eli Lilly est à 32x, GE Aerospace à 36x, Walmart à 37x ou Costco à 43x.
Le marché dans son ensemble est cher parce que les profits sont attendus en hausse sensible l'année prochaine.
Taux de chômage à son plus bas niveau depuis plus d'un an (4,1%), croissance du chiffre d'affaires des entreprises du S&P 500 (+15,4% sur un an) au plus haut depuis le boom post-Covid (et depuis au moins 2006 si on ne tient pas compte de la période Covid).
L'économie US bouillonne, alimentée par une consommation qui ne faiblit pas, ou peu, et surtout par
des investissements colossaux dans les infrastructures d'IA.
Tant que le boom de l'IA va se poursuivre, les marchés suivront la même tendance.
Les investissements ayant un coût qui devient non négligeable avec un 10 ans US qui est maintenant à 5%, est-ce que les taux vont être le grain de sable qui va gripper la machine ??
Dans ce cas-là, la Tech représentant 35% du S&P 500 (les 7 magnifiques trustent les 5 premières places du S&P 500, et avec Broadcom, ils occupent 8 des 10 premières places de l 'indice), il pourrait y avoir pas mal de grabuge sur les marchés. Mais ceci est une autre histoire.
Sur les 30 000 Mds $ de dette extra gouvernementale, il y en a encore les deux tiers qui sont détenus par des entités américaines cela dit (banques, fonds de pension/placement, citoyens US). Au final les pays étrangers ne détiennent "que" 25% de la dette environ (Japon, UK, Chine en trio de tête).

J'imagine qu'un fond de US treasury iShares tombe dans la catégorie "US" même si les parts sont détenues par des étrangers cela dit, alors que le même en Amundi tombera coté étranger.

J'étais surpris de voir récement (ça va dans le sens de ton deuxième paragraphe) que la Nasdaq était au 68 percentile de son range de forward PE Ratio, alors que le S&P500 était plutot vers 90% (guide to market JP Morgande fin aout et données recalculées IA, à jour mais sans grosse différence) !
 
poam5356 a dit:
Oui. La bourse est favorisée par les Républicains au pouvoir qui sont pro économie, pro armement, etc. Ça fait marcher le business, donc la bourse en profite.
Ce n' est pas ce que montre la performance du S&P 500 :
[lien réservé abonné]
 
Remy_Thoiry a dit:
Ce n' est pas ce que montre la performance du S&P 500 :
[lien réservé abonné]
A première vue : oui.
Il reste qu'à la couleur politique, les événements politiques ou économiques ont aussi leur mot à dire.
Sur le graphique ci-dessous, copié de l'article donné en lien, Bush (2001/209) s'est payé les dot.com et les subprimes. La période nous gratifie d'un -6,2%.
Nixon, pour sa part a eu le Vietnam et, sans doute pire pour lui, le Watergate avec un -30% sur le S&P en 1974, année de sa démission.

1790148003665.png
 
flatty35 a dit:
J'ai du mal a comprendre pourquoi les PE Ratio se sont envolés a ce point sur un indice entier :
- soit les boites d'IA feront les bénéfices qu'elles ont prévu, mais alors d'autres secteurs en patiront fortement avec des valorisation des perdant qui vont chuter.
- soit les boites d'IA ne feront pas les bénéfices prévus, et dans ce cas ce sont elles qui auront leurs valo démolies.
Dans les deux options, il ne peut pas y avoir que des gagnants, donc je ne comprends pas comment on peut prévoir un PE Ratio du SP500 qui explose : l'argent n'étant pas tellement magique, toutes ne vont pas pouvoir doubler leurs bénéfices en même temps, il faut bien que l'argent vienne de quelque part non ?

Est ce la sur représentation des mag7 / IA players qui fait que leur poids de pondération dans le PE Ratio global influe plus ? Est-ce un transfert anticiper des bénéfices des sociétés ex-sp500 vers le SP500 ?
Je me demande si l'explosion des EtF, en praticulier la popularité et la facilité d'investir sur le SP500 ne tire pas non plus le PE ratio vers le haut par rapport à il y a 10-15 ans.

Je m'explique, si j'ai de l'argent à placer et que je l'investis sur des actions en direct, je vais analyser les actions, les comparer entre elles, et au final si les actions sont trop chères, peut être que j'investirai sur autre chose. Avec les ETF, on se pose beaucoup moins de questions, on a de l'argent, on le met sur un ETF, point. Par exemple je n'investirais jamais sur Tesla et son PER délirant, mais je n'hésiterais pas à acheter un SP500 qui contient pourtant du Tesla.

Par ailleurs c'est ultra facile d'investir sur le SP500 de partout dans le monde et ça attire donc les capitaux. C'est beaucoup plus compliqué d'investir en direct sur des titres américains.

Et tout cet argent qui afflue via les ETF fait qu'on achète beaucoup plus d'actions américaines et tire donc mécaniquement les actions américaines vers le haut.
 
dragon-666 a dit:
Et tout cet argent qui afflue via les ETF fait qu'on achète beaucoup plus d'actions américaines et tire donc mécaniquement les actions américaines vers le haut.
Oui, entièrement d'accord, surtout que les actions US sont ultra présentes dans les indices Monde et donc dans tout etf wld à hauteur de 65 ou peut-être 70% maintenant.
 
dragon-666 a dit:
Je me demande si l'explosion des EtF, en praticulier la popularité et la facilité d'investir sur le SP500 ne tire pas non plus le PE ratio vers le haut par rapport à il y a 10-15 ans.

Je m'explique, si j'ai de l'argent à placer et que je l'investis sur des actions en direct, je vais analyser les actions, les comparer entre elles, et au final si les actions sont trop chères, peut être que j'investirai sur autre chose. Avec les ETF, on se pose beaucoup moins de questions, on a de l'argent, on le met sur un ETF, point. Par exemple je n'investirais jamais sur Tesla et son PER délirant, mais je n'hésiterais pas à acheter un SP500 qui contient pourtant du Tesla.

Par ailleurs c'est ultra facile d'investir sur le SP500 de partout dans le monde et ça attire donc les capitaux. C'est beaucoup plus compliqué d'investir en direct sur des titres américains.

Et tout cet argent qui afflue via les ETF fait qu'on achète beaucoup plus d'actions américaines et tire donc mécaniquement les actions américaines vers le haut.
Le S&P500 est parmi les plus survalorisés par rapport a sa médiane historique. Est ce payer cher une croissance a venir, ou juste payer cher tout court, l'avenir le dira, mais je pense plutot "tout court" personnellement.
 
poam5356 a dit:
Nixon, pour sa part a eu le Vietnam et, sans doute pire pour lui, le Watergate avec un -30% sur le S&P en 1974, année de sa démission.
Très mal le Watergate mais 74 pour le S&P 500 c'est surtout le Kippour (le conflit de 73, pas la fête éponyme) et le retour de bâton du choc Nixon avec l'accord dit du Smithsonian Institute et la fin de la conversion $/or. La chute du S&P 500 commence d'ailleurs dès début 73.
 
flatty35 a dit:
Le S&P500 est parmi les plus survalorisés par rapport a sa médiane historique. Est ce payer cher une croissance a venir, ou juste payer cher tout court, l'avenir le dira, mais je pense plutot "tout court" personnellement.


C'est bien pour ça que les marchés ou des actions plongent. On investit en se projetant sur les bénéfices à venir. S'ils ne sont pas au rendez-vous, ça corrige, et d'autant plus fortement que la hausse l'a aussi été
 
poam5356 a dit:
C'est bien pour ça que les marchés ou des actions plongent. On investit en se projetant sur les bénéfices à venir. S'ils ne sont pas au rendez-vous, ça corrige, et d'autant plus fortement que la hausse l'a aussi été
Plonger c'est un grand mot pour l'instant je trouve : il y a eu une correction post euphorie sur l'IA pour l'instant, qui me semble le minimum syndical pour une poursuite, et encore quand on regarde la courbe le S&P n'a pas corrigé, il a juste stabilisé.
Ou alors tu parlais du futur proche que tu présens ?
 
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