Louve Infinity - Assurance Vie Multi Support

J'hésitais depuis plusieurs jours sur l'opportunité d'investir dans ce contrat. Mon choix est fait. Ça sera non.

Avis sujet à ma bonne compréhension du fonctionnement du contrat qui est peut être aproximative.

1. Je passe sur le fait qu'il n'y a aucun interêt à prendre des produits CORUM sur ce contrat (autant aller directement sur l'AV Corum sans frais de gestion de contrat).

2. Les gros points forts du contrat (frais au plancher, SCPI très intéressantes avec fiscalité optimale et quasi unique en AV) sont à mon sens anéantis par sa rigidité :

55 % max en SCPI 10 % max sur le fonds en euros
Pas possible de toucher les loyers des SCPI sur le fonds euro (réinvestissement obligatoire dans les SCPI). Pour ceux qui ont besoin de revenus disons après 8 ans pour optimiser la fiscalité, quel intérêt ? Il faut liquider des parts de SCPI par un rachat pour toucher l'accumulation des loyers. Ou ceux qui voudraient investir les loyers dans d'autres supports ? ... Ça n'a pas de sens ...
Si on est au taquet en % de SCPI et fonds en euros, le reste investi en ETF ne peut trouver refuge en cas de tempête boursière que sur un fond monétaire ou des fonds obligataires CORUM hyper chargés en frais d'entrée.

Enfin les restrictions d'investissement s'imposent en entée et en rachat partiel (extraits des conditions générales) :
- Dans le cadre de la gestion libre, par défaut, le souscripteur
a la possibilité d’effectuer son rachat partiel au prorata de la
valeur atteinte des supports composant son contrat. S’il ne
souhaite pas racheter au prorata, le souscripteur devra
indiquer la répartition du rachat entre les différents supports
en unités de compte et/ou le fonds euro, de telle sorte que
le montant de son épargne après rachat respecte les limites
stipulées à l’article 11 « Principes de répartition » sur
l’épargne constituée. À défaut d’indication, CORUM Life
affectera le montant du rachat à chaque support, au prorata
de la répartition du montant total en gestion libre en vigueur
à la date de la demande de rachat.

Donc un rachat impose dans certains cas (pas tout le temps en fonction de la situation) de liquider ses SCPI ...

Par ailleurs, toujours extrait des conditions générales (et ce n'est pas un point mineur)

- Quel que soit le mode de gestion retenu, le montant de
l’épargne du souscripteur sur le contrat après le rachat
devra rester supérieur à cinq mille (5000) euros.

Je salue toujours les initiatives et le dynamisme des entrepreneurs qui osent faire des choses. Et donc la création de ce contrat qui peut être pertinent en buy & hold à relativement long terme. Mais en cas de besoin de puiser dedans (même si j'ai bien conscience que l'AV est du long terme), la rigidité des conditions me semble trop forte.

Merci
 
Dernière modification:
Je remet ici mon calcul posté sur les SCPI :
Je viens de regarder avec ces hypothèses là :

Epsicap Nano a 6.55% de TD (considéré tout foncier pour simplification)
Sodidynamic à 7% de TD (c'est le TRI ciblé, pareil considéré tout foncier)
TMI à 30%
TM à 15% pour prendre un cas "moyen"
Frais à 0.35%
Après 8 ans, je considère les retrait d'AV fiscalisés à 24.7% (car je ne peux pas connaitre les conditions de chacun, célib ou couple, si cette AV profite du plafond ou plutôt une autre, etc)
La répartition est considérée à 50% Europe hors France 50% France
Le rendement en direct est calculé fiscalisé avec 50% à TMI + PS et 50% à TMI-TM
Taux d'impot à l'étranger : 20% (AV & direct sur la part Europe)
Crédit d'impot à l'étranger récupéré : 15%
Pour l'AV : je considère que le crédit d'impôt arrive à supprimer 15% de l'impôt étranger sur les 50% hors France, mais qu'il reste 5% (cas moyen avec des impots étranger autour de 19-20%, ça varie de 15 a 25 globallement je crois)). Avec les conventions il est facile de récupérer 15%, beaucoup plus dur d'aller au delà.

Avec tous ces si, et Paris en bouteille, j'en arrive à cette conclusion :
Dès qu'on peut faire des retraits fiscalisés à 24.7% l'opération devient rentable.
Dans le cas de seulement 3% de cash back, on est même rentable des 6-7 ans

Voila le tableau pour le cas le plus favorable a Louve Infinity (3% de cash back seulement en direct, et retraits intégralement à 17.2 sans se soucier des plafonds après 8 ans ) :
1768428448939.png


Et le cas le plus défavroable : 5% de cash back, retrait fiscalisé à 24.7% sur les plus value :
1768428570954.png


(Edité pour fixer une erreur d'imposition à l'étranger prise en compte uniquement côté AV initiallement)
 
Dernière modification:
flatty35 a dit:
Je remet ici mon calcul posté sur les SCPI :
Je viens de regarder avec ces hypothèses là :

Epsicap Nano a 6.55% de TD (considéré tout foncier pour simplification)
Sodidynamic à 7% de TD (c'est le TRI ciblé, pareil considéré tout foncier)
TMI à 30%
TM à 15% pour prendre un cas "moyen"
Frais à 0.35%
Après 8 ans, je considère les retrait d'AV fiscalisés à 24.7% (car je ne peux pas connaitre les conditions de chacun, célib ou couple, si cette AV profite du plafond ou plutôt une autre, etc)
La répartition est considérée à 50% Europe hors France 50% France
Le rendement en direct est calculé fiscalisé avec 50% à TMI + PS et 50% à TMI-TM
Taux d'impot à l'étranger : 20% (AV & direct sur la part Europe)
Crédit d'impot à l'étranger récupéré : 15%
Pour l'AV : je considère que le crédit d'impôt arrive à supprimer 15% de l'impôt étranger sur les 50% hors France, mais qu'il reste 5% (cas moyen avec des impots étranger autour de 19-20%, ça varie de 15 a 25 globallement je crois)). Avec les conventions il est facile de récupérer 15%, beaucoup plus dur d'aller au delà.

Avec tous ces si, et Paris en bouteille, j'en arrive à cette conclusion :
Dès qu'on peut faire des retraits fiscalisés à 24.7% l'opération devient rentable.
Dans le cas de seulement 3% de cash back, on est même rentable des 6-7 ans

Voila le tableau pour le cas le plus favorable a Louve Infinity (3% de cash back seulement en direct, et retraits intégralement à 17.2 sans se soucier des plafonds après 8 ans ) :
Afficher la pièce jointe 50599


Et le cas le plus défavroable : 5% de cash back, retrait fiscalisé à 24.7% sur les plus value :
Afficher la pièce jointe 50600


(Edité pour fixer une erreur d'imposition à l'étranger prise en compte uniquement côté AV initiallement)
Tu supposes que tu capitalises tes loyers à l'intérieur de Louve Infinity et tu simules ce qui va se passer si tu va retirer tout à l'année N? C'est bien ça?

Désolé, j'avoue de ne pas vraiment comprendre les calculs, et surtout l'idée générale derrière.

Pourquoi ne pas tout simplement calculer le loyer net qui tombe sur ton compte bancaire chaque année ? L'avantage principale d'une SCPI est quand même générer une rente plus ou moins régulière.
 
Googs_24 a dit:
Pas possible de toucher les loyers des SCPI sur le fonds euro (réinvestissement obligatoire dans les SCPI). Pour ceux qui ont besoin de revenus disons après 8 ans pour optimiser la fiscalité, quel intérêt ? Il faut liquider des parts de SCPI par un rachat pour toucher l'accumulation des loyers.
Louve Infinity n'a aucun intérêt si le réinvestissement dans les SCPI sera obligatoire. Ça serait absolument infernal.

D'après ce que j'ai compris, c'est quasiment acté que les loyers pourront être reversés sur l'ETF monétaire.
 
Christophe83 a dit:
Bonjour ,

Est ce que certains spécialistes des scpi ont fait des calculs au vu des avantages de louve Infinity d'avoir 100 % des loyers brut percus mais avec les frais de gestion annuel de 0,39% versus un investissement en direct sur des scpi eurropéennes avec une tmi 30% par exemple , y a t'il vraiment une grosse différences ?
On a les meme délai de jouissance en direct que sur louveinfinity , et pas de cashback possible comme en direct.
Qu'en pensez vous ? j'hésite à l'ouvrir ou de passer sur du direct
Merci
Tout dépend de ta situation personnelle car l'imposition en direct dépend à la fois de ton TMI et de ton taux moyen (TM) d'imposition.

L'imposition totale en direct pour les loyers générés en France= TMI + 17,2% de PS

L'imposition totale en direct pour les loyers générés à l'étranger= impôts étrangers (~20% du brut) + TMI - TM

Voici la formule TMI - TM en fonction de revenu imposable

1768433378631.png

Enfin tout dépend aussi de la géographie de la SCPI (part française, part étrangère).

Voici le loyer super net en fonction de la part des loyers générés à l'étranger (hypothèse 6% de rendement brut) dans les 5 cas de figure : Louve Infinity, Linxea Spirit 2, détention en direct pour le taux moyen de 10,15 et 20%:

1768434160297.png

(je suppose qu'on utilise un abattement de 4800-9600 euro pour Louve et Spirit 2)
 
polkota a dit:
Tu supposes que tu capitalises tes loyers à l'intérieur de Louve Infinity et tu simules ce qui va se passer si tu va retirer tout à l'année N? C'est bien ça?

Désolé, j'avoue de ne pas vraiment comprendre les calculs, et surtout l'idée générale derrière.

Pourquoi ne pas tout simplement calculer le loyer net qui tombe sur ton compte bancaire chaque année ? L'avantage principale d'une SCPI est quand même générer une rente plus ou moins régulière.
Oui je capitalise les loyers, c'est le principal intérêt de l'assurance vie : garder les dividendes non fiscalisés. Si c'est pour retirer chaque année, alors une SPCI européenne sera probablement plus intéressante en directe. La c'est plus dans le cadre d'une diversification d'actif long terme.

Si on veut faire les calculs à l'année :
Si on considère un TD de 7% dont la moitié européenne :
Côté direct : 1 + 0.035 * (1 - (TMI + PS) + 0.035 *(1-impots étrangers)*(1 - (TMI-TM)) = 4.22% environ avec les hypothèses au dessus.

Côté AV : 1 + (0.035 * 1 + 0.035 * (1-impots étrangers+crédit) ) - frais UC= 6.475% avant fiscalité de sortie toujours avec les hypothèses plus haut. En Flat tax avant 8 ans ça donne 4.53%, à 24.7% ça donne 4.87% et a 17.2% ça donne 5.36%

Sauf qu'on n'a pas le cash back en AV, et vu les montants les 3 ou 5 % de cash back font un paquet d'année de différence. Et d'ici 10 ou 20 ans on ne sait pas ce que donnera telle ou telle SCPI.
 
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