Lorsqu'une personne décède, ses comptes bancaires sont en principe immédiatement bloqués par l'établissement financier, dans l'attente du règlement de la succession. Mais certaines dépenses urgentes peuvent malgré tout être réglées directement à partir des avoirs du défunt. Et depuis le 1er janvier 2026, les montants autorisés ont été légèrement revalorisés.

Des prélèvements possibles sous certaines conditions

La réglementation permet, en effet, de prélever une somme sur le compte bancaire du défunt afin de financer en priorité les frais d'obsèques. Toute personne ayant réglé les funérailles, héritier ou non, peut en faire la demande auprès de la banque, à condition de présenter la facture correspondante. Le prélèvement reste toutefois limité au solde disponible sur les comptes.

Depuis le début de l'année 2026, ce plafond est fixé à 5 965 euros, contre 5 910 euros en 2025. Cette limite ne concerne pas uniquement les obsèques : elle s'applique aussi à certains paiements considérés comme indispensables avant le règlement de la succession, comme les frais liés à la dernière maladie du défunt, des impôts encore dus ou encore des loyers en attente de paiement.

Héritage : de nouveaux plafonds pour les frais de succession au 1er janvier 2026

Autre évolution importante : lorsque l'ensemble des comptes et livrets du défunt présente un solde inférieur à ce même seuil de 5 965 euros, les banques ne peuvent plus facturer de frais pour les opérations liées à la succession. Une mesure destinée à éviter que les frais bancaires ne réduisent excessivement les petits héritages.

Plus largement, les frais facturés par les banques lors de la clôture d'une succession sont désormais encadrés. Depuis fin 2025, ils ne peuvent pas dépasser 1% des avoirs détenus par le défunt, avec un plafond relevé à 857 euros en 2026, revalorisé chaque année en fonction de l'inflation.

Un cadre qui vise à faciliter les démarches des familles dans les semaines suivant un décès, tout en limitant les pratiques tarifaires longtemps critiquées autour des successions.