Lescure à RTL : suppression des 10% sur les Retraites

agra07 a dit:
Intéressant aussi la remontée post 68. :D
oui, voilà ce que donnent les chiffres "bruts" .. remontée après 68 "faites l'amour pas la guerre" jusqu'au choc pétrolier de 73 !

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pchmartin a dit:
oui, voilà ce que donnent les chiffres "bruts" .. remontée après 68 "faites l'amour pas la guerre" jusqu'au choc pétrolier de 73 !
petit bémol pour la natalité du slogan : faites l'amour ( sans contraception ) pas la guerre :ROFLMAO:
 
Buffeto a dit:
si j'étais un analyste politique je dirais remontée sous Jacques C et Nicolas S et baisse à partir de François H :ROFLMAO:
un analyste financier verra surtout les effets du plafonnement du quotient familial par FH.
 
Axiles a dit:
un analyste financier verra surtout les effets du plafonnement du quotient familial par FH.
tu veux dire que FH aurait fait une erreur ? :ROFLMAO:
 
Axiles a dit:
un analyste financier verra surtout les effets du plafonnement du quotient familial par FH.
La baisse de la natalité à partir de 2010 est un phénomène européen ( Claude 5.5)

2e vague : depuis 2010, partout en même temps
Après une petite remontée dans les années 2000, la fécondité de l'UE atteint un pic de 1,57 enfant par femme en 2008-2010. Elle baisse ensuite jusqu'à 1,51 en 2020, remonte légèrement en 2021, puis rechute jusqu'à 1,34 en 2024, son plus bas niveau enregistré. La France n'a donc rien d'une exception : sa baisse commence exactement au même moment que celle de l'ensemble de l'Europe, juste après la crise de 2008.

Le cas le plus frappant est celui des pays nordiques. La Finlande approchait 1,9 enfant par femme en 2010 et se situe autour de 1,25 aujourd'hui. La Suède et la Norvège ont aussi nettement reculé. C'est ce qui a fait réfléchir les démographes : ces pays ont les politiques familiales les plus généreuses d'Europe, et cela n'a pas empêché la chute. C'est l'un des arguments en faveur des causes culturelles et relationnelles.

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pchmartin a dit:
La baisse de la natalité à partir de 2010 est un phénomène européen
et même mondial ( chine , Corée , japon etc....) si on excepte dans une moindre mesure l'Afrique ....

et même les politiques natalistes ( en Corée les sommes proposées pour la naissance d'un enfant sont énormes ) n'y font rien

un cas particulier n'est pas significatif mais j'ai 2 neveux de 30 ans qui vivent seuls sans enfants et qui s'en trouvent très bien ....
 
Suis-je vraiment le seul à penser que la survie de espèce dépend de notre capacité à réduire sensiblement notre population ? (et c'est l'une des raisons pour lesquelles je trouve le système de retraite par répartition totalement inadapté.)
 
niklos a dit:
Suis-je vraiment le seul à penser que la survie de espèce dépend de notre capacité à réduire sensiblement notre population ?
ca va venir ...il faut regarder les prévisions des spécialistes en 2100
 
pchmartin a dit:
La baisse de la natalité à partir de 2010 est un phénomène européen ( Claude 5.5)

2e vague : depuis 2010, partout en même temps
Après une petite remontée dans les années 2000, la fécondité de l'UE atteint un pic de 1,57 enfant par femme en 2008-2010. Elle baisse ensuite jusqu'à 1,51 en 2020, remonte légèrement en 2021, puis rechute jusqu'à 1,34 en 2024, son plus bas niveau enregistré. La France n'a donc rien d'une exception : sa baisse commence exactement au même moment que celle de l'ensemble de l'Europe, juste après la crise de 2008.

Le cas le plus frappant est celui des pays nordiques. La Finlande approchait 1,9 enfant par femme en 2010 et se situe autour de 1,25 aujourd'hui. La Suède et la Norvège ont aussi nettement reculé. C'est ce qui a fait réfléchir les démographes : ces pays ont les politiques familiales les plus généreuses d'Europe, et cela n'a pas empêché la chute. C'est l'un des arguments en faveur des causes culturelles et relationnelles.

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La tendance de fond est une réalité, c'est sur, merci, mais le lien semble pourtant pointer une baisse deux plus forte en France (-0.34) qu'en UE (-0.16) sur 2014-2023 (seul tableau de chiffre disponible). Quand tu tries par variation, la France est dans le dernier quintile et dans les rares qui la battent, tu as Ukraine (faut-il vraiment commenter ?) ou la Turquie (vraiment les mêmes tendances ?) :
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Remarque qu'il ne fait jamais de mal de répéter mais je pense que personne de sensé n'essaierai d'expliquer la démographie par une cause unique. On se limiter à essayer d'identifier des causes parmi de nombreuses causes.

Et chiffre que j'apprends, qui laisse quand même songeur, un enfant sur 4 né en Europe nait d'une mère étrangère
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Buffeto a dit:
un cas particulier n'est pas significatif mais j'ai 2 neveux de 30 ans qui vivent seuls sans enfants et qui s'en trouvent très bien ....

A titre individuel, il est clair que ne pas avoir d'enfants peut ouvrir des opportunités pro, etc

Collectivement, ça interroge tout de même, tellement tout notre système est par essence nataliste.
 
Axiles a dit:
La tendance de fond est une réalité, c'est sur, merci, mais le lien semble pourtant pointer une baisse deux plus forte en France (-0.34) qu'en UE (-0.16) sur 2014-2023 (seul tableau de chiffre disponible). Quand tu tries par variation, la France est dans le dernier quintile et dans les rares qui la battent, tu as Ukraine (faut-il vraiment commenter ?) ou la Turquie (vraiment les mêmes tendances ?) :


Remarque qu'il ne fait jamais de mal de répéter mais je pense que personne de sensé n'essaierai d'expliquer la démographie par une cause unique. On se limiter à essayer d'identifier des causes parmi de nombreuses causes.

Et chiffre que j'apprends, qui laisse quand même songeur, un enfant sur 4 né en Europe nait d'une mère étrangère

Je suis bien d'accord que ça n'a pas une cause unique ... j'en discute avec Claude depuis quelques heures et je fais le tri dans ce qu'il me propose en me limitant depuis la crise de 2008 ..

Voilà ou on en est dans notre réflexion ( beaucoup de Finlande car c'est là qu'il a trouvé l'étude la plus complète) :

1. Les faits depuis 2010

  • France : on passe de 2,03 enfants par femme en 2010 à 1,56 en 2025, et de 833 000 naissances (France entière) à environ 611 000 en métropole.
  • Europe : l'UE passe de 1,57 en 2010 à 1,34 en 2024. La baisse démarre au même moment presque partout. Elle est la plus forte là où la fécondité était la plus haute : Finlande −0,62, Suède −0,55, France −0,42.

2. Ce qui ne joue pas depuis 2010
  • Le nombre de femmes en âge d'avoir des enfants : il a peu varié sur la période. La baisse vient donc du comportement, pas de l'effectif.
  • Les séparations : en Finlande, elles expliquent environ 6 % de la baisse des premières naissances depuis 2010.
  • Le milieu social : la baisse touche toutes les catégories.

3. Ce qui joue en partie
  • Le report des naissances : la baisse est concentrée chez les femmes de moins de 35 ans, et l'âge moyen à la maternité atteint 31,2 ans en 2025.
  • L'incertitude économique née de la crise de 2008 : en Finlande sur 2010-2019, le chômage, les revenus et la stabilité de l'emploi expliquent environ un quart de la baisse de la fécondité, et deux cinquièmes de celle des premières naissances. C'est la sécurité de l'emploi qui compte, plus que le niveau de revenu.
  • Le logement : depuis 2010, les naissances reculent moins là où il est plus accessible. C'est un facteur aggravant probable, mais difficile à isoler.

4. Le cœur du phénomène
  • En Finlande, environ 75 % de la baisse des premières naissances depuis 2010 vient de couples déjà formés qui reportent ou renoncent à l'enfant. La moindre formation des couples ne pèse que pour environ 25 %.
  • Le souhait d'enfants a baissé : en 2024, les femmes de moins de 30 ans souhaitent en moyenne 1,9 enfant, et deux enfants sont vus comme un maximum.
  • Les pistes avancées sont des priorités de vie différentes, un partage des tâches encore inégal, et l'inquiétude face à l'avenir (climat, avenir des enfants). Elles restent mal mesurées.

5. Les politiques natalistes depuis 2010
  • Hongrie : environ 5 % du PIB en aides. La fécondité passe de 1,23 à 1,63 entre 2011 et 2021, puis retombe à 1,41 en 2024 avec l'inflation.
  • Pologne : 1,32 en 2015, 1,48 en 2017 après l'allocation 500+, puis 1,14 en 2024.
  • France : ses aides n'ont pas empêché la baisse.

Les aides financières peuvent faire remonter la fécondité quelques années, mais elles ne résistent pas à un nouveau choc économique.


En une phrase
Depuis 2010, la baisse vient de couples qui reportent ou renoncent à l'enfant. L'insécurité économique ouverte par la crise de 2008 l'a précipitée, et les aides financières n'ont pu que la freiner temporairement.


Une précision importante sur la natalité et les retraites
Pour les retraites des 20 prochaines années, la baisse des naissances depuis 2010 ne pèse pas encore. Les enfants qui ne sont pas nés depuis 2010 auraient commencé à cotiser seulement vers 2032-2035. La pression actuelle vient du grand nombre de départs en retraite et de l'allongement de la vie. La baisse de natalité aggravera ensuite le problème, à partir des années 2035-2040, précisément là où les projections européennes placent le creux des actifs.
 
Dernière modification:
pchmartin a dit:
2. Ce qui ne joue pas depuis 2010

  • Le milieu social : la baisse touche toutes les catégories.

J'avais lu l'opposé mais un peu la flemme de chercher je dois dire. Par contre, un graphique mérite je pense d'être vu. La baisse est peut-être la même partout, mais la fécondité dépend énormément du revenu.

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Belle illustration de la France qui tue ses classes moyennes, largement par par les charges sociales et l'imposition, classe moyenne qui n'a pas les moyens d'avoir les enfants qu'elle veut. Mais où on encourage les plus pauvres à avoir des enfants, et on le pénalise chez les classes moyennes. Au-dessus, on s'en sort malgré tout grâce aux revenus.

Pas tant de l'incertitude économique je pense, que le fait que le travail ne paie plus.
 
pchmartin a dit:
oui, voilà ce que donnent les chiffres "bruts" .. remontée après 68 "faites l'amour pas la guerre" jusqu'au choc pétrolier de 73 !

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1968: l'année ou le SMIG a augmenté de....35%.
A l'époque le gouvernement n'y allait pas avec le dos de la cuillère.
 
niklos a dit:
Suis-je vraiment le seul à penser que la survie de espèce dépend de notre capacité à réduire sensiblement notre population ? (et c'est l'une des raisons pour lesquelles je trouve le système de retraite par répartition totalement inadapté.)
A population constante, une naissance pour un décès, l'équilibre est mathématique.
 
agra07 a dit:
1968: l'année ou le SMIG a augmenté de....35%.
A l'époque le gouvernement n'y allait pas avec le dos de la cuillère.
oui enfin ....1968 ......un mouvement quasi-révolutionnaire qu'il fallait à tous prix contenir ....
 
freddo89 a dit:
Si, je comprends très bien.

Comme dit plus haut : https://www.moneyvox.fr/forums/fil/...on-des-10-sur-les-retraites.54574/post-802852

Il vaut donc mieux éviter de parler de solidarité intergénérationelle et de contrat social : chacun tire la couverture à soi, tant pis pour les autres.
Dans le sondage ce sont les retraités ou ceux qui en ont l'âge qui se préoccupent le plus de la dette.
Se faisant ils pensent surtout à leurs enfants.
 
Buffeto a dit:
oui enfin ....1968 ......un mouvement quasi-révolutionnaire qu'il fallait à tous prix contenir ....
Tout à fait.
 
Axiles a dit:
J'avais lu l'opposé mais un peu la flemme de chercher je dois dire. Par contre, un graphique mérite je pense d'être vu. La baisse est peut-être la même partout, mais la fécondité dépend énormément du revenu.

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Belle illustration de la France qui tue ses classes moyennes, largement par par les charges sociales et l'imposition, classe moyenne qui n'a pas les moyens d'avoir les enfants qu'elle veut. Mais où on encourage les plus pauvres à avoir des enfants, et on le pénalise chez les classes moyennes. Au-dessus, on s'en sort malgré tout grâce aux revenus.

Pas tant de l'incertitude économique je pense, que le fait que le travail ne paie plus.
A 630 € par mois effectivement le travail ne paie pas.
 
Selon le COR, le niveau de vie des retraités passerait de 98,7 % de celui de l'ensemble des Français en 2021 à 83 % en 2070.
Histoire de tordre le bras sur le fait de faire les poches des retraités. Ce sont surtout nos poches qu'on fait, on vous demande simplement d'accepter un petit partage de cet effort dont nous resterons les principaux contributeurs.

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