Aristide a dit:
Ainsi qu'expliqué antérieurement cette affirmation n'est pas forcément exacte si l'évolution des taux est à tendance haussière; comme il en est ainsi actuellement.
Il n'est peut-être pas inutile de rappeler les règles fiscales en vigueur :
+ Si les intérêts sont perçus ou capitalisés périodiquement la fiscalité (IRPP + PS) s'applique immédiatement.
+ Mais si les intérêts sont perçus in fine, ladite fiscalité ne s'applique qu'à ce moment; au terme du contrat où ils sont réellement encaissés par le souscripteur.
Par rapport à cet aspect fiscal , dans l'exemple joint, l'on voit que l'avantage d'une perception ou d'une capitalisation périodique des intérêts l'emporte sur l'inconvénient de la fiscalisation immédiate
+ TRAANet = 2,40% dans le premier cas
Contre :
+TRAANet = 2,29% dans le second cas.
Cdt
Pour la première partie, je n’ai jamais dit que le Crédit Mutuel avait raison. J’ai simplement écrit que le Crédit Mutuel affirme noir sur blanc que la forme capitalisante permet d’obtenir le meilleur rendement :
« Le réinvestissement des intérêts augmente la performance de votre placement. »
J’ai hésité, mais je n’ai pas corrigé cette affirmation car, pour le grand public, je trouve que c’est quand même une bonne information.
Pour la seconde partie, c’est bien ce qu’il me semblait et cela répond donc à ma question.
Si les intérêts sont versés ou capitalisés chaque année sur un compte à terme, ils sont fiscalisés chaque année, à la fois en prélèvements sociaux et en impôt sur le revenu. Contrairement à un fonds euros en assurance-vie, pour lequel seuls les prélèvements sociaux sont prélevés chaque année, l’impôt sur le revenu n’intervenant qu’au moment du rachat.
Il est donc impossible d’avoir un compte à terme qui permette de capitaliser réellement les intérêts chaque année tout en reportant la fiscalité correspondante à la fin du contrat.
Et dans l’exemple que tu présentes avec ton fichier, il montre qu’il vaut mieux subir la fiscalité chaque année mais pouvoir faire capitaliser les intérêts nets, plutôt que d’avoir des intérêts versés uniquement à la fin sans aucune capitalisation intermédiaire.
Par contre, tu compares en réalité deux comptes à terme avec deux taux actuariels annuels bruts différents…
Le taux actuariel annuel brut est justement un taux équivalent calculé en intérêts composés. Donc si, dans ton deuxième exemple, on prend simplement 3,5 % du capital initial par année pendant 5 ans, soit 17,5 % au total, le taux actuariel annuel brut n’est pas de 3,5 %, mais d’environ 3,28 %.
Ton premier compte à terme est donc à 3,50 % de taux actuariel annuel brut, alors que le second est à environ 3,28 %.
Donc, dans ce cas-là, l’avantage se voit déjà à la souscription…Pas besoin de tableau Excel …