Un nouveau coup de pouce pour devenir propriétaire ou changer de logement lorsque la famille s'agrandit. Le gouvernement souhaite créer un « PTZ Parentalité », également présenté comme un « PTZ Natalité », dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027.
L'objectif est de permettre aux familles d'acheter plus facilement un logement adapté à l'arrivée d'un enfant, alors que les taux de crédit immobilier restent élevés. Et les contours du dispositif commencent à se préciser. Selon les informations du Parisien, il reprendrait une grande partie des règles du prêt à taux zéro (PTZ) actuel, mais avec une différence de taille : il ne serait pas réservé aux primo-accédants.
Accessible dès la grossesse
Le prêt pourrait être demandé dès le premier enfant, y compris pendant la grossesse, et jusqu'aux 3 ans de celui-ci. Il concernerait aussi bien l'achat d'un logement neuf que d'un bien ancien.
Surtout, les ménages déjà propriétaires pourraient eux aussi en profiter. Le futur PTZ serait même cumulable avec le PTZ classique. Un propriétaire remboursant encore un premier PTZ pourrait donc, sous réserve de respecter les conditions prévues, solliciter également ce nouveau prêt.
Car son attribution resterait soumise à des plafonds de ressources, qui seraient calqués sur ceux du PTZ actuel. D'après Le Parisien, pour un couple avec un enfant, le revenu fiscal de référence N-2 ne devrait ainsi pas dépasser 88 200 euros à Paris, contre 62 100 euros à Brest.
Jusqu'à 180 000 euros à taux zéro
Le montant accordé dépendrait notamment des revenus, de la composition du foyer et de la localisation du logement. Il pourrait grimper jusqu'à 180 000 euros, par exemple pour un ménage d'au moins cinq personnes en zones A ou A bis.
Pour les foyers aux revenus les plus modestes, ce prêt pourrait financer jusqu'à 50% du coût de l'opération, avec une durée de remboursement comprise entre 15 et 25 ans et la possibilité d'un différé, sur le modèle du PTZ classique.
Le dispositif doit toutefois encore franchir plusieurs étapes avant de voir le jour. Il devrait être intégré au projet de loi de finances pour 2027, attendu au Parlement à la fin du mois de septembre. Selon Le Parisien, son coût est estimé à environ 100 millions d'euros par an pour l'État. S'il est adopté, ce PTZ Parentalité serait mobilisable jusqu'au 31 décembre 2027.

















