Ezerian
Contributeur régulier
Bonjour,
Pour prendre un exemple concret, avec 90 000 € de revenus annuels, l’impôt sur le revenu ressortirait à 20 701 €, répartis comme suit :
Soit un total de 20 701 € d’impôt.
Le plafond des niches fiscales étant de 18 000 €, via un dispositif Girardin industriel, un versement d’environ 11 700 € (rendement fiscal ~35 %) permettrait d’obtenir 18 000 € de réduction d’impôt.
Il resterait donc 2 701 € d’impôt à neutraliser.
Est-il pertinent de compléter avec des versements sur un PER, sachant que celui-ci est hors plafonnement des niches fiscales ?
Dans ce cas :
Pour effacer la tranche à 41 %, il faudrait verser 5 423 €.
Pour le solde en tranche à 30 %, environ 1 593 €.
Au total, la combinaison Girardin + PER permettrait donc, sur le papier, de ramener l’imposition de l’année à 0 €, avec :
- une perte irrécupérable de 11 700 € parti pour l'outre mer
- 7 016 € placés sur un PER, argent bloqué mais fiscalement déductible aujourd’hui et malheureusement imposé à la sortie sauf pour la transmission.
Si je comprends bien, en cas d’augmentation supplémentaire des revenus, on finit par atteindre le plafond de versement/déduction du PER, et le surplus est alors de nouveau taxé.
D’où ma question plus générale :
Les très hauts patrimoines qui arrivent à une imposition à 0 € utilisent-ils ensuite des stratégies de type holding (dépenses professionnelles, limitation des salaires/dividendes, etc.) pour éviter une fiscalisation directe des revenus personnels ?
Merci.
Pour prendre un exemple concret, avec 90 000 € de revenus annuels, l’impôt sur le revenu ressortirait à 20 701 €, répartis comme suit :
| Tranches de revenus | Montants imposés | TMI | Montant d’impôt par tranche |
|---|---|---|---|
| Jusqu’à 11 600 € | 11 600 € | 0,00 % | 0,00 € |
| De 11 601 à 29 579 € | 17 979 € | 11,00 % | 1 977,69 € |
| De 29 580 à 84 577 € | 54 998 € | 30,00 % | 16 499,40 € |
| De 84 578 à 181 917 € | 5 423 € | 41,00 % | 2 223,43 € |
| À partir de 181 918 € | 0 € | 45,00 % | 0,00 € |
Soit un total de 20 701 € d’impôt.
Le plafond des niches fiscales étant de 18 000 €, via un dispositif Girardin industriel, un versement d’environ 11 700 € (rendement fiscal ~35 %) permettrait d’obtenir 18 000 € de réduction d’impôt.
Il resterait donc 2 701 € d’impôt à neutraliser.
Est-il pertinent de compléter avec des versements sur un PER, sachant que celui-ci est hors plafonnement des niches fiscales ?
Dans ce cas :
Pour effacer la tranche à 41 %, il faudrait verser 5 423 €.
Pour le solde en tranche à 30 %, environ 1 593 €.
Au total, la combinaison Girardin + PER permettrait donc, sur le papier, de ramener l’imposition de l’année à 0 €, avec :
- une perte irrécupérable de 11 700 € parti pour l'outre mer
- 7 016 € placés sur un PER, argent bloqué mais fiscalement déductible aujourd’hui et malheureusement imposé à la sortie sauf pour la transmission.
Si je comprends bien, en cas d’augmentation supplémentaire des revenus, on finit par atteindre le plafond de versement/déduction du PER, et le surplus est alors de nouveau taxé.
D’où ma question plus générale :
Les très hauts patrimoines qui arrivent à une imposition à 0 € utilisent-ils ensuite des stratégies de type holding (dépenses professionnelles, limitation des salaires/dividendes, etc.) pour éviter une fiscalisation directe des revenus personnels ?
Merci.
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