Avez vous reçu le mail de la DGFIP sur le vol de données ou un faux mail d'hameçonnage ?

Mirabelle a dit:
Bonsoir à tous,

Reçu le 19/08/2026 à 21h04 le message suivant :


Consultation illégitime de vos informations fiscales

...
Il est aussi recommandé d’être vigilant(e) et de consulter régulièrement les mouvements sur vos comptes bancaires.

Soyez assuré(e) que nos équipes sont pleinement mobilisées. Si vous souhaitez plus d’information, vous pouvez consulter notre page dédiée sur impots.gouv.fr :
[lien réservé abonné] , nous contacter au 0809 401 401 ou par votre messagerie d’impots.gouv.fr. Vous pouvez aussi vous rendre dans votre centre des Finances publiques, dont les coordonnées figurent dans votre espace sécurisé et sur vos avis d’imposition.

Ce vol de données va donner lieu à un retour d’expérience et à des mesures de sécurisation supplémentaires, engagées sans délai.

Nous vous présentons toutes nos excuses.

La Direction générale des Finances publiques


EDIT : en 1ère P.J. l'en-tête de ce mail avec les logos et en 2ème P.J., des conseils "pour notre sécurité"
Merci Mirabelle!

Les conseils de la PJ #2 vont désarmants de naïveté.
Pas de mention du spoofing d'adresse e-mail ... ?!

Ils feraient mieux de dire de ne JAMAIS répondre à un e-mail et ils auraient bien fait de ne pas mettre de lien cliquable dans leur mail ...
Mais vu que c'est ce qu'ils font depuis toujours, il ne vont pas changer immédiatement.

Bref, amateurisme sidérant :mad:

La question centrale : pourquoi ses excuses sont présentées de manière anonyme ?
La DGFIP a une directrice générale... C’est elle qui aurait dû présenter ses excuses.
Dans n’importe quel autre pays européen, elle aurait d’ailleurs présenté sa démission...
 
Dernière modification:
A la lecture du message, dont ces 2 parties:

Quelles sont les données susceptibles d'avoir été consultées ? ********** et la liste des messages que vous avez échangés avec la DGFiP par la messagerie d’impots.gouv.fr. ******

Quel est le principal risque ? ******* En tout état de cause, vos coordonnées bancaires ne sont pas concernées par ce vol de données.*******


Je me pose toujours la même question: Est ce que le contenu des messages échangés avec les Impôts au travers de la messagerie sécurisée aurait été piraté ! C'est important a savoir car en début d'année, il y a eu le piratage Ficoba ! Et, lorsque l'on demandait ce fichier aux impôts suite a ce piratage, les impôts nous le communiquaient en fichier attaché a leur réponse ! Le fichier Ficoba contenant le détail de nos coordonnées bancaires .....
 
@Mirabelle tu avais contacté les impôts récemment via la messagerie ?
 
Le Monde a rédigé ce jour un article sur ce souci de piratage du Fisc avec ces deux extraits assez édifiants :

1) La complexité habituelle française :
1787224700366.png

2) Quand la Commission Européenne saisit la Cour de justice Européenne contre la France pour défaut de transposition d'une directive envers la cybercriminalité :
1787224856142.png
1787225055590.png


Puis, j'ai posé 4 questions aux IA :

A) Cette directive NIS2 devrait-elle s'appliquer à tous les Ministères et administrations françaises ? :

Oui, la directive NIS 2 (souvent appelée « norme NIS 2 ») s'applique directement aux ministères et aux administrations publiques.

L'administration publique figure parmi les 11 secteurs qualifiés de « hautement critiques » par le texte européen.

Ce qui est couvert

  • L'administration centrale : ministères, directions régionales, préfectures et agences nationales de l'État.
  • Les entités publiques critiques : établissements publics (santé, transports, énergie, infrastructures) dépendants de l'État.
Les obligations principales
  • Statut d'Entité Essentielle (EE) : la plupart des ministères et grandes administrations sont classés dans cette catégorie. Cela entraîne des contrôles de sécurité renforcés et réguliers.
  • Gestion des risques et gouvernance : obligation de déployer un cadre rigoureux (contrôle d'accès, chiffrements, sécurité de la chaîne d'approvisionnement) et responsabilisation directe des responsables d'entités.
  • Notification des incidents : obligation d'alerter l'ANSSI en cas d'incident grave (alerte sous 24h, rapport complet sous 72h

B) Et pour l'administration fiscale française ? :

L'administration fiscale (la DGFiP) est directement concernée par NIS 2. Elle est classée comme Entité Essentielle (EE) du secteur « Administrations publiques ».

Les enjeux pour la fiscalité

  • Infrastructures critiques : Les serveurs des impôts gèrent des données très sensibles (revenus, comptes bancaires, identités). La chaîne SI fiscale doit respecter des exigences renforcées (authentification forte, chiffrement, gestion rigoureuse des accès).
  • Pression opérationnelle : La gestion des déclarations d'impôts et des paiements en ligne impose une tolérance quasi nulle aux pannes et aux attaques (de type rançongiciel ou déni de service).
  • Déclaration d'incidents : En cas d'attaque ou de faille de sécurité majeure, la DGFiP a l'obligation légale de notifier l'ANSSI (sous 24h pour la première alerte).
Impact direct pour le citoyen / contribuable
Ces exigences NIS 2 visent à éviter la fuite de données personnelles et fiscales ou la paralysie des services de paiement en ligne.



C) Pourquoi cette saisine de la Cour de justice ? :

Ce passage de l'article du Monde fait référence à l'action en justice engagée par la Commission européenne contre la France le 8 juillet 2026 pour défaut de transposition de la directive NIS2 dans les temps impartis.

Pourquoi la France est envoyée devant la CJUE ?

  • Date limite dépassée : Les États membres devaient transposer NIS2 dans leur droit national avant le 17 octobre 2024. Après des lettres de mise en demeure (novembre 2024) et un avis motivé (mai 2025), la Commission a franchi le dernier pas contentieux le 8 juillet.
  • Sanctions encourues : La Commission a demandé à la CJUE d'imposer à la France une somme forfaitaire ainsi que des astreintes financières journalières jusqu'à la promulgation de la loi, ce qui pourrait chiffrer en dizaines de millions d'euros.
  • Autres pays visés : La France est poursuivie dans la même vague avec l'Espagne, l'Irlande et les Pays-Bas.

La cause du blocage politique en France

Le texte de loi (le projet de loi Résilience, qui regroupe la transposition des directives européennes NIS2, REC et DORA) est au point mort à l'Assemblée nationale depuis près d'un ans.

  • Le nœud de la discorde (le chiffrement) : Le Sénat avait introduit une mesure visant à garantir la sécurité des messageries chiffrées et interdisant la création de portes dérobées (backdoors).
  • Impasse gouvernementale : Le gouvernement s'est opposé à cet article, ne souhaitant pas bloquer juridiquement de futures capacités d'interception ou d'accès pour les services de sécurité.
  • Conséquence : Le texte est resté bloqué au niveau du calendrier parlementaire sans jamais être inscrit à l'ordre du jour des séances publiques (y compris durant la session extraordinaire), provoquant le dépassement définitif des délais de Bruxelles.

Quels effets sur le terrain ?

Ce vide juridique crée une zone grise :
  • Les obligations européennes existent théoriquement, et l'ANSSI a publié des guides de préparation (comme le ReCyF), mais les sanctions nationales et le périmètre exact d'application par arrêté ne sont pas officiellement promulgués.
  • De nombreuses administrations et entreprises retardent leurs investissements cyber faute de décret d'application formel.

D) Et en matière de responsabilités de la France :

Sur le plan juridique et politique, la réponse comporte deux volets distincts :

1. La responsabilité pour défaut de transposition (procédure UE)Oui, la responsabilité de l'État français est directement engagée face à la Commission européenne pour son retard de transposition de la directive NIS 2. La saisine de la CJUE vise à sanctionner l'inaction législative de la France, indépendamment de tout événement cyber particulier.

2. La responsabilité de l'État pour une attaque ou fuite de données fiscaleSi des attaques ou des fuites touchent les systèmes d'information fiscaux (ou des fichiers comme le FICOBA / systèmes DGFiP) alors que la loi de transposition n'est pas votée :

  • Responsabilité administrative (faute du service public) : Les victimes (citoyens ou entreprises) peuvent attaquer l'État devant le juge administratif s'il est prouvé que l'administration a manqué à son obligation de moyens en matière de sécurité informatique (article 32 du RGPD et principes généraux du droit administratif).
  • Lien de causalité avec NIS 2 : L'absence de transposition de la directive peut servir d'argument pour démontrer un défaut de précaution réglementaire, même si l'administration est déjà soumise à d'autres référentiels de sécurité en droit français (comme le RSSI ou la PSSI-E).
  • Responsabilité pénale : Elle vise les auteurs du piratage (les cybercriminels), pas l'État en tant que tel, bien que les agents ou responsables publics puissent être mis en cause s'il y a eu négligence grave avérée.
L'absence de la loi NIS 2 fragilise la position de l'État sur le plan de la responsabilité : il lui est plus difficile de prouver qu'il a mis en œuvre les standards de sécurité européens les plus récents s'il a lui-même bloqué le texte qui les imposait.
 
Dernière modification:
Bonjour,

Au-delà de tous faits et conséquences une autre chose me surprend.
Ces hackers ont pu vendre les données piratées; il y a donc eu des transferts de fonds en paiements
D'autre part ils ont pu être contactés par au moins un expert en cybercriminalité.
=> Il existe donc des traces.
Même si c'est sans doute compliqué il doit bien y avoir un/des moyens de les identifier et interpeler ?

Mais nulle part et à aucun moment l'on n'entend parler d'investigations experts/police/justice à l’œuvre avec cet objectif ?

Cdt
 
Peut-être; sans doute........mais un expert en cybercriminalité a pu correspondre avec les hackers ???
 
Aristide a dit:
Bonjour,

Au-delà de tous faits et conséquences une autre chose me surprend.
Ces hackers ont pu vendre les données piratées; il y a donc eu des transferts de fonds en paiements
D'autre part ils ont pu être contactés par au moins un expert en cybercriminalité.
=> Il existe donc des traces.
Même si c'est sans doute compliqué il doit bien y avoir un/des moyens de les identifier et interpeler ?

Mais nulle part et à aucun moment l'on n'entend parler d'investigations experts/police/justice à l’œuvre avec cet objectif ?

Cdt
Des journalistes ont pu échanger celui qui a revendiqué la première attaque, il est à l'étranger dans un pays qui ne pratique pas d'extradition.
C'est pas le premier dans ce cas, pas mal d'attaques au ransonware venait de groupes connus de Russie ou Israël qui savaient bien qu'ils ne risquaient rien tant qu'ils ne s'attaquent pas aux entreprise de leur propre pays. Même chose avec les brouteurs, même si on les identifie, s'ils ne viennent pas en France impossible de les arrêter.
 
Aristide a dit:
Mais nulle part et à aucun moment l'on n'entend parler d'investigations experts/police/justice à l’œuvre avec cet objectif ?
Vu la capacité fabuleuse de l’État à mettre la main sur des bijoux de la Couronne de France dérobés il y a 10 mois par des pieds nickelés, je ne suis pas très étonné...😏

Et Emmanuel Macron s’est, cette fois, bien gardé de fanfaronner comme il s'était dépêché de le faire à l'époque
[lien réservé abonné]
 
Cygne06 a dit:
A la lecture du message, dont ces 2 parties:

Quelles sont les données susceptibles d'avoir été consultées ? ********** et la liste des messages que vous avez échangés avec la DGFiP par la messagerie d’impots.gouv.fr. ******

Quel est le principal risque ? ******* En tout état de cause, vos coordonnées bancaires ne sont pas concernées par ce vol de données.*******


Je me pose toujours la même question: Est ce que le contenu des messages échangés avec les Impôts au travers de la messagerie sécurisée aurait été piraté ! C'est important a savoir car en début d'année, il y a eu le piratage Ficoba ! Et, lorsque l'on demandait ce fichier aux impôts suite a ce piratage, les impôts nous le communiquaient en fichier attaché a leur réponse ! Le fichier Ficoba contenant le détail de nos coordonnées bancaires .....

Une partie de la réponse est dans la FAQ de la DGFIP:

[lien réservé abonné]

Quelles données ont pu être consultées ou extraites ? Il s’agit de votre identifiant fiscal, votre état-civil, vos coordonnées postales, téléphoniques et électroniques et votre situation fiscale (situation de famille, nombre de personnes à charge, nombre de parts, revenu fiscal de référence, taux de prélèvement à la source), ainsi que la liste des messages que vous avez échangés avec la DGFiP par la messagerie d'impots.gouv.fr. Pour moins de 250 contribuables, le contenu des messages a pu également faire l’objet d’un accès illégitime.
 
Cygne06 a dit:
Quelles données ont pu être consultées ou extraites ? Il s’agit de votre identifiant fiscal, votre état-civil, vos coordonnées postales, téléphoniques et électroniques et votre situation fiscale (situation de famille, nombre de personnes à charge, nombre de parts, revenu fiscal de référence, taux de prélèvement à la source), ainsi que la liste des messages que vous avez échangés avec la DGFiP par la messagerie d'impots.gouv.fr.
Si un pirate a réussi à récupérer mes données fiscales , il va devoir régler mes impôts sur le revenu et mes taxes foncières…
Maintenant qu’il a mes infos, autant qu’il assume les charges ! :biggrin:
 
Bonjour,

Suis-je la seule à avoir reçu un message de la DGFIP ?
Vos émoticônes :( sous mon post me font peur...
 
MDacier a dit:
La DGFIP a une directrice générale... C’est elle qui aurait dû présenter ses excuses.
3 intrusions non détectées par la DGFIP tout de même !
Il fut un temps où dans de pareilles circonstances, c'était des démissions qui se présentait
Tout se perd :)
 
Dernière modification:
Axiles a dit:
@Mirabelle tu avais contacté les impôts récemment via la messagerie ?
Bonjour @Axiles ,

Je les avais contactés au moment de la déclaration de revenus pour savoir comment déclarer les parts de SCPI Remake Live que je détiens car c'était ma 1ère déclaration à ce sujet.

Le 15/04/2026 j'avais reçu un mail de Remake "aide à la déclaration fiscale" puis, le 30/04/2026, "un mail rectificatif" de la part de Remake donc j'étais plutôt déboussolée d'autant que j'avais eu un message d'erreur en fin de déclaration.

J'avais donc contacté la DGFIP où on m'avait passé une personne de Niveau 2 qui m'avait expliqué que le document de la SCPI comportait une erreur et j'avais saisi les montants qu'il m'indiquait sinon il m'était impossible de finaliser ma déclaration.
C'est après cette communication et la finalisation de la déclaration que j'ai trouvé un nouveau mail "Erratum" de la part de Remake.

Le 30/04/2026, juste après avoir validé ma déclaration, j'ai envoyé un mail au service des Impôts via la messagerie du site pour récapituler le tout et donner les indications de la personne de Niveau 2 afin que ça puisse éventuellement servir à d'autres, j'avais aussi remercié vivement mes interlocuteurs.

Je ne les ai plus contactés depuis cette date.
 
MDacier a dit:
Merci Mirabelle!

Les conseils de la PJ #2 vont désarmants de naïveté.
Pas de mention du spoofing d'adresse e-mail ... ?!

Ils feraient mieux de dire de ne JAMAIS répondre à un e-mail et ils auraient bien fait de ne pas mettre de lien cliquable dans leur mail ...
Mais vu que c'est ce qu'ils font depuis toujours, il ne vont pas changer immédiatement.

Bref, amateurisme sidérant :mad:

La question centrale : pourquoi ses excuses sont présentées de manière anonyme ?
La DGFIP a une directrice générale... C’est elle qui aurait dû présenter ses excuses.
Dans n’importe quel autre pays européen, elle aurait d’ailleurs présenté sa démission...
Bonjour @MDacier

Tu n'as rien reçu ??
Oui, "les conseils" m'ont fait sourire mais bon...
 
Mirabelle a dit:
Suis-je la seule à avoir reçu un message de la DGFIP ?
en fait les hackers n'ont volé que tes données d'après ce que j'ai compris .....
 
En-dessous des réseaux sociaux où retrouver la DGFIP, il y avait cette mention :

"Afin d’améliorer la qualité du service, l’ouverture de ce mail fait l’objet d’un suivi statistique anonyme."

et cette fois, c'est tout !
 
Buffeto a dit:
en fait les hackers n'ont volé que tes données d'après ce que j'ai compris .....
Bonjour @Buffeto

Mon RFR a dû les faire pâlir d'envie :devilish:
 
Mirabelle a dit:
Bonjour @Axiles ,

Je les avais contactés au moment de la déclaration de revenus pour savoir comment déclarer les parts de SCPI Remake Live que je détiens car c'était ma 1ère déclaration à ce sujet.

Le 15/04/2026 j'avais reçu un mail de Remake "aide à la déclaration fiscale" puis, le 30/04/2026, "un mail rectificatif" de la part de Remake donc j'étais plutôt déboussolée d'autant que j'avais eu un message d'erreur en fin de déclaration.

J'avais donc contacté la DGFIP où on m'avait passé une personne de Niveau 2 qui m'avait expliqué que le document de la SCPI comportait une erreur et j'avais saisi les montants qu'il m'indiquait sinon il m'était impossible de finaliser ma déclaration.
C'est après cette communication et la finalisation de la déclaration que j'ai trouvé un nouveau mail "Erratum" de la part de Remake.

Le 30/04/2026, juste après avoir validé ma déclaration, j'ai envoyé un mail au service des Impôts via la messagerie du site pour récapituler le tout et donner les indications de la personne de Niveau 2 afin que ça puisse éventuellement servir à d'autres, j'avais aussi remercié vivement mes interlocuteurs.

Je ne les ai plus contactés depuis cette date.

Merci. J'avais lu que la donnée était "fraiche" et que la donnée exportée par le cybercriminel remontait jusqu'à deux jours avant son attaque. Votre cas semble aussi confirmer que ce sont des personnes ayant échangé récemment avec la DGFIP qui ont vu leurs données exfiltrées. Et pour ma part dernier échange il y a 12-15 mois et pas de mail à date.

Ca semble bien aller dans le sens d'une extraction visant, par nature (outil de ticketing des demandes ?) les personnes ayant contacté la DGFIP, récemment.
 
Aristide a dit:
Peut-être; sans doute........mais un expert en cybercriminalité a pu correspondre avec les hackers ???
Bonjour @Aristide

Oui, Clément Domingo (= SaxX) a pu correspondre avec lui car c'est le hacker qui veut correspondre puisqu'il réclame une somme d'argent.
Il a correspondu avec lui mais ne l'a pas localisé.
 
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