L'essentiel

  • L'avocat Jérémy Roche a lancé une action collective pour les victimes des fuites de données fiscales et cadastrales de la DGFIP.
  • L'objectif est d'obtenir une indemnité pour compenser les préjudices allant de la crainte d'une arnaque à de réelles tentatives de phishing.
  • L'action est ouverte à tous ceux qui ont reçu un message de la DGFIP concernant les fuites et estiment avoir subi un préjudice.

« L'action collective est désormais ouverte pour les victimes des fuites DGFiP d'août 2026 (données fiscales et données cadastrales SPDC). Un formulaire dédié est en ligne », a annoncé l'avocat Jérémy Roche le 17 août, sur son compte X (ex réseau social Twitter). Ce mercredi 26 août, sur la radio RMC, il revendique déjà « un millier de personnes » ayant rejoint cette « démarche indemnitaire coordonnée contre l'Etat », via son formulaire.

L'objectif est d'obtenir une indemnité pour compenser les préjudices subis, qui vont du simple « sentiment d'insécurité lié à la fuite » jusqu'au fait d'être victime « d'une usurpation d'identité ou de tentatives de phishing ciblées » suite à cette fuite de données de la DGFiP.

Avocat au barreau de Béziers, Jérémy Roche, spécialiste notamment des affaires en Droit de la protection des données personnelles (RGPD), affirme que les victimes ont « le droit à être indemnisées » dès lors qu'elles subissent « un préjudice », explique-t-il dans Le Parisien, celui-ci pouvant être un préjudice moral en l'absence de preuve d'une tentative d'arnaque liée à ce piratage.

« Si vous avez reçu un message de la DGFIP concernant ces deux fuites, et si vous estimez avoir subi un préjudice à la suite de l'exposition de vos données »

Cette action collective vous est ouverte, pour reprendre les termes du formulaire, « si vous avez reçu un message de la DGFIP concernant ces deux fuites, et si vous estimez avoir subi un préjudice à la suite de l'exposition de vos données ».

La Direction générale des Finances publiques a confirmé le 14 août dernier deux intrusions, survenues fin juin et fin juillet, entraînant le vol de données concernant au moins 678 000 particuliers et professionnels. Parmi les informations fiscales dérobées, figurent noms et prénoms, revenu fiscal de référence, taux de prélèvement à la source... Le parquet de Paris a ouvert une enquête, notamment pour « extraction frauduleuse de données ».