Malgré la crise et le risque de défaut d’une partie des emprunteurs, les conditions des crédits sont au beau fixe. Mais tous les profils ne profitent pas de cet état de grâce.

C’est une excellente nouvelle a priori pour les emprunteurs. Alors que les Français sont prêts à investir leur surplus d'épargne dans un projet immobilier, selon une enquête publiée ce vendredi, les derniers chiffres du baromètre du Crédit Logement CSA diffusés la veille révèlent que les conditions d'octroi d'un crédit immobilier n’ont jamais été aussi favorables.

« Le taux moyen des nouveaux crédits recule depuis juillet 2020. Depuis décembre dernier, il a perdu 5 points de base. Descendu de 1,16% en décembre 2020 à 1,11% en mars 2021, il retrouve son minimum déjà atteint en décembre 2019 », explique le communiqué de l'Observatoire, qui associe les principales banques françaises à un institut d'études de marché.

Autre phénomène : la durée des prêts s’allonge ce qui permet « d’absorber les conséquences de la hausse des prix des logements », estime l’Observatoire. Depuis décembre, la durée moyenne s’est accrue de 7 mois pour atteindre 236 mois en mars, un record ! Soit près de 20 ans.

Chute de la production de prêts

« Taux bas et durées longues, en allégeant les conditions de crédit, les établissements bancaires soutiennent toujours la demande, notamment pour les emprunteurs les plus modestes, qui ont bénéficié d’une durée en augmentation de 11 mois entre décembre 2020 et mars 2021 : une telle évolution reste sans précédent, sur un laps de temps aussi court ! », explique l’Observatoire.

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Sauf que tout n’est pas si rose. La production de prêts a chuté de 20% depuis janvier, expliquait cette semaine Maël Bernier, directrice de la communication du courtier Meilleurtaux. La conséquence notamment des décisions successives des autorités de plafonner à 35% le taux d’endettement des ménages. « Les investisseurs locatifs et les ménages modestes avec peu d’apport personnel, c’est-à-dire moins de 8% à 10% du montant de la transaction, sont les premières victimes des rejets par les banques », souligne Maël Bernier.

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