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Crédit immobilier : obtenir un prêt pourrait devenir plus difficile

  • MoneyVox avec AFP
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un emprunteur et un courtier immobilier tombent d'accord pour le prêt
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Les autorités financières, qui s'inquiètent des largesses des banques vis-à-vis des ménages qui s'endettent pour acheter un logement, leur ont recommandé jeudi de ne plus octroyer de crédit immobilier au-delà de 25 ans.

Le Haut comité de stabilité financière (HCSF), qui rassemble notamment le ministère de l'Economie et la Banque de France, « recommande aux banques (...) une durée de crédit qui n'excède pas 25 ans », dit-il dans un communiqué. L'organisme demande aussi aux banques de ne pas octroyer de prêts dont les remboursements représentent plus d'un tiers des revenus des ménages.

Ces recommandations interviennent alors que le marché français du logement est en plein essor, encouragé par des conditions de crédit extrêmement favorables à la suite de la politique monétaire accommodante de la Banque centrale européenne (BCE). Les taux des crédits immobiliers français sont actuellement à leur plancher historique, à guère plus de 1%. C'est, grosso modo, semblable à l'inflation, ce qui revient presque à dire que l'on peut gagner du pouvoir d'achat en empruntant.

« Une augmentation des pratiques les plus risquées »

Les durées de remboursements s'étalent fréquemment sur des décennies et le montant général des sommes empruntées a, lui, dépassé l'an dernier la barre du milliard d'euros. Ces conditions historiquement favorables de crédit ont, à leur tour, contribué à porter le marché du logement à incandescence : le nombre de transactions vient de passer le million dans l'ancien et les prix augmentent régulièrement depuis 2015. Dans ce contexte, les autorités financières, encore assez sereines voici un an, ont gagné en nervosité : elles se préoccupent maintenant ouvertement du degré d'endettement des ménages en matière de crédit immobilier.

Un rapport du HCSF avait donné le ton à l'automne : il signalait « une augmentation des pratiques a priori les plus risquées » de la par des banques, qui tendent à accepter des prêts de plus en plus lourds pour les ménages, et sur une durée de plus en plus longue. Les autorités se défendent toutefois de tout catastrophisme : elles ne redoutent pas que les ménages échouent massivement à rembourser leur dette, mais craignent un ralentissement général du niveau de la consommation, à laquelle les particuliers auraient moins de revenus à accorder.

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Par la rédaction avec AFP

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