Depuis la loi du 21 février 2017, qui portait le désormais fameux « amendement Bourquin », toute personne remboursant un crédit immobilier peut changer dassurance emprunteur. Pour cela, il faut substituer lassurance en cours par un contrat alternatif à garanties équivalentes, et surtout demander une résiliation du contrat existant à la date déchéance annuelle. Or les banques maintenaient jusquà présent le flou sur cette date déchéance. La Fédération bancaire française (FBF) avait certes publié un « bon usage professionnel » en juin dernier mais celui-ci permettait à chaque banque de choisir sa date, et donc la date de substitution potentielle. Ainsi, certaines se basent à ce jour sur la date de signature de loffre de prêt par le client, dautres sur la date démission de loffre, dautres sur la date du premier prélèvement, etc.
Le Comité consultatif du secteur financer (CCSF), organisme rassemblant différents acteurs du secteur et adossé à la Banque de France, a tranché : la date déchéance à prendre en compte sera à lavenir « la date anniversaire de la signature de loffre de prêt par lemprunteur ». « Cette date sappliquera à tous les contrats, en cours et à venir, sauf demande du client pour une autre date, si elle existe contractuellement », précise le CCSF. Lharmonisation de cette date déchéance pour la substitution dassurance de prêt doit être effective « au plus tard au second semestre 2019 », dans tous les établissements de crédit.
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Harmonisation aussi pour la couverture des prêts modulables
Le CCSF sest aussi penché sur la question des prêts à durée modulable et de leur couverture dassurance, après avoir été saisi sur ce sujet par lACPR, le régulateur des banquiers et assureurs. La réglementation sur les critères déquivalence de garanties ne prend en effet pas en compte la possibilité de moduler la durée de remboursement.
Pour ces crédits spécifiques, à durée modulable, le CCSF souligne « quune pratique non écrite [permet] aux assurances alternatives de couvrir la durée supplémentaire dans la double limite de 5 ans ou dun tiers de la durée du prêt ». Le comité a « donc demandé aux assureurs de proposer une formalisation de cette pratique », ce que la Fédération française de lassurance (FFA) a accepté. Les assureurs sengagent désormais à « couvrir lemprunteur immobilier dans la limite de 5 ans et des limites prévues au contrat dassurance en cas dallongement de la durée de son prêt dans les conditions prévues par le contrat de prêt initial ». Cette extension de la couverture « doit se faire à garanties et grilles tarifaires inchangées » et « ne doit pas être subordonnée à une sélection médicale supplémentaire ».

















