Les banques françaises ont encore baissé en juillet les taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers, continuant à se mener une vive concurrence dans le domaine, selon une étude mensuelle publiée mardi.

Toutes durées confondues, les taux des prêts du secteur concurrentiel se sont établis à 1,43% en moyenne le mois dernier, contre 1,44% en juin, rapporte l'observatoire de l'institut CSA et du Crédit Logement, société de financement comprenant les principales banques françaises parmi ses actionnaires. Dans le détail, l'observatoire Crédit Logement-CSA annonce un taux moyen de 1,23% pour les prêts sur 15 ans, de 1,42% sur 20 ans et 1,66% sur 25 ans.

Par ailleurs, toutes durées confondues, les taux se sont établis le mois dernier à 1,49% pour l'accession dans le neuf et 1,45% dans l'ancien, des taux en recul dans les deux cas. Ces chiffres s'entendent bruts, et correspondent au « taux nominal » sur une simulation de crédit : ils ne prennent par exemple pas en compte l'assurance des prêts, systématiquement demandée par l'organisme créancier.

Les taux des crédits immobiliers restent ainsi sur leur tendance des derniers mois, à un moment où l'inflation dépasse, elle, les 2% : après avoir touché un point historiquement bas fin 2016, ils ont entamé un petit rebond en 2017 mais celui-ci a finalement avorté. Parmi les principaux facteurs à l'œuvre, l'observatoire cite « une concurrence par les taux toujours très vive entre les établissements de crédit », alors que la demande marque le pas.

Baisse insuffisante pour compenser la hausse des prix

En effet, la baisse persistante des taux, qui a longtemps encouragé les achats immobiliers, ne suffit souvent plus à compenser des prix dont la hausse est de plus en plus décourageante pour les acheteurs potentiels. « Les évolutions des taux ne sont plus suffisantes pour atténuer l'impact de la hausse des prix de l'immobilier sur la solvabilité de la demande », remarque l'observatoire, dans la lignée de ses observations des mois précédents.

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Alors que les taux sont normalement plus élevés quand un prêt est souscrit pour longtemps, leur baisse de juillet a eu lieu quand leur durée moyenne se maintenait : elle s'est établie à 222 mois comme en juin.