Riadh Alimi, comment vous est venue lidée de monter FinFrog ?
Riadh Alimi : « Avant FinFrog, jai travaillé une dizaine dannées dans les services financiers, notamment dans laccompagnement de la transformation numérique des banques. Cette expérience ma permis de voir quil y avait une opportunité sur le marché français pour proposer du crédit à la consommation accessible au plus grand nombre. »
Comment fonctionne FinFrog, quelle est sa spécificité et à qui sadresse-t-il ?
R.A. : « Le service est très simple : il permet demprunter de 200 à 600 euros sur 1, 2 ou 3 mois. La demande de prêt, avec présentation du projet, se fait en ligne en 5 minutes, la réponse est fournie en 24h et les fonds débloqués en 48h. Le service a la spécificité dêtre ouvert à des profils de clients qui nintéressent pas les prêteurs traditionnels : des étudiants, des indépendants, des freelanceurs, des CDD, etc. »
Quels sont les cas dusage de FinFrog ?
R.A. : « Nous avons financé 400 projets depuis le lancement en décembre, donc nous avons un peu plus de recul. Les cas dusage savèrent diversifiés, même si nos clients ont en commun dêtre plutôt jeunes. Cela va de létudiant qui veut financer lachat dun vélo pour faire de la livraison au jeune salarié pas encore en CDI qui a besoin de financer un déménagement. »
Comment pouvez-vous prêter de largent sans avoir le statut détablissement de crédit ?
R.A. : « FinFrog est enregistré à lOrias en tant quintermédiaire en financement participatif (IFP). Les prêts sont donc financés par des personnes physiques. Nous avons convaincus un premier cercle de prêteurs intéressés par laspect sociétal du projet. Mais nous recevons de plus en plus de candidatures spontanées. »
Quels rendement promettez-vous à ces prêteurs particuliers ? Et sont-ils conscients des risques ?
R.A. : « Nous navons pas encore assez de recul pour calibrer un rendement. Mais lidée du modèle est de viser un rendement maximum de 3%. Notre première cohorte de prêteurs est évidemment bien consciente du côté risqué de leur investissement. »
Comment prévenez-vous les défauts ?
R.A. : « En amont du lancement de FinFrog, nous avons passé près de 18 mois à développer notre propre modèle de sélection des dossiers. Par ailleurs, le fait de sadresser à une population mal servie par les offres traditionnelles ne veut pas forcément dire quelle est plus risquée. On y trouve par exemple des freelanceurs, parfaitement solvables et disposant de revenus réguliers, mais qui rentrent mal dans les grilles des banques. »
| Fiche d'identité : FinFrog | |
|---|---|
| Activité | Micro-prêt 100% en ligne |
| Site web | finfrog.fr |
| Date de création | Janvier 2016 |
| Date de lancement | Juillet 2016 |
| Clientèle visée | Particuliers |
| Marché visé | France |
| Agrément | Intermédiaire en financement participatif (IFP) |
| Capital | Fonds propres de 500 000 euros |
| Chiffre d'affaires | Inférieur à 100 000 euros |
| Nombre de clients | 400 prêts en décembre 2017 |
| Effectif actuel | 7 |



















