« La baisse des taux d’intérêt se poursuit à un rythme soutenu pour les crédits à l’habitat », souligne la Banque de France dans son dernier baromètre des crédits aux particuliers. Conséquence directe : un nouveau record de production de crédits immobiliers.

Plus de 21 milliards d'euros de nouveaux crédits immobiliers ont été produits lors du mois de juillet, selon la Banque de France ! A comparer avec les 14 milliards du mois de mars. La production de prêts immobiliers atteint ainsi un nouveau sommet. Aussi loin que remontent les statistiques de la Banque de France (2003), jamais la production mensuelle de crédits à l’habitat n’avait dépassé les 21 milliards d’euros. L’institution avait bien enregistré un pic similaire en juillet 2015 mais elle a depuis corrigé ses données à 20,1 milliards d’euros de crédits nouveaux, un score ensuite égalé en septembre 2015. Le précédent pic remonte lui à décembre 2010, avec 19,5 milliards d'euros.

En juillet 2015, quand la production atteignait déjà des sommets, la Banque de France annonçait un taux fixe moyen de 2,16% pour les crédits immobiliers. Mais le plancher n’avait finalement pas été atteint. Après une légère remontée fin 2015, l’année 2016 a débuté sur une moyenne, toutes durées de prêt confondues, de 2,33%. Ce taux moyen a baissé, mois après mois, jusqu’à tomber sous la barre des 2% en mai pour atteindre 1,78% pour les crédits conclus en juillet. Nouveau record.

Assurance habitation : économisez jusqu'à 40% grâce à notre comparateur en ligne

Les renégociations, « près de la moitié des crédits »

Ces taux extrêmement bas boostent la production de crédits, notamment grâce à l’afflux de dossiers de rachats et renégociations dans les banques. Ils représentent « près de la moitié des crédits nouveaux à l’habitat », en montant, selon la Banque de France. Très exactement 44,4%, contre 28,5% en mars dernier.

Lire à ce propos : Faut-il renégocier son prêt immobilier chaque année ?

Sans surprise, les crédits conclus en juillet étaient très majoritairement destinés à l’acquisition d’une résidence principale, à 85%. L’investissement locatif remonte toutefois : à 12% contre « contre moins de 10% il y a un an » selon la Banque de France.