En baisse constante de la mi-2014 à la fin 2015, le seuil de lusure applicable au crédit immobilier à taux fixe a amorcé un très léger rebond début 2016. Lavis publié vendredi (1) au Journal officiel, dévoilant les taux que les prêteurs nont pas le droit de dépasser au deuxième trimestre, confirme ainsi la légère remontée déjà entamée au trimestre précédent.
Prêt à taux variable : 3,55% maximum
Les seuils de lusure évoluent ainsi en décalage par rapport aux taux actuellement négociés dans les banques. Ces seuils sont en effet calculés sur la base des taux moyens « pratiqués » lors du trimestre précédent. La Banque de France établit ces moyennes en se basant sur le taux effectif global (TEG) observé lors de loctroi des crédits dans un échantillon détablissements.
Linstitution monétaire a ainsi relevé un taux fixe moyen effectif de 3,04% au cours du 1er trimestre 2016, contre 2,97% sur la fin 2015. Pour calculer le seuil de lusure, ce TEG pratiqué est augmenté dun tiers. Ce qui aboutit aux limites suivantes, applicables à partir du 1er avril 2016 :
- Prêts à taux fixe : 4,05% au 2e trimestre 2016, contre 3,96% au 1er trimestre 2016.
- Prêts à taux variable : seuil de lusure de 3,55% au 1er avril, contre 3,64% à ce jour.
- Prêts-relais : un seuil de 4,25% qui reste inchangé au 2e trimestre.
Crédit conso : 20,05% pour les petits montants
Le taux de lusure applicable aux prêts aux particuliers de petits montants, de 3.000 euros ou moins, franchit lui aussi un cap symbolique, celui des 20% :
- Prêts dun montant inférieur ou égal à 3.000 euros : seuil de 20,05% au 2e trimestre, contre 19,99% début 2016.
- Prêts dun montant supérieur à 3.000 euros et inférieur ou égal à 6.000 euros : 13,20% au 2e trimestre 2016, contre 13,25% à ce jour.
- Prêts dun montant supérieur à 6.000 euros : 7,63% à compter du 1er avril, contre 7,61% au 1er trimestre.
Les autres seuils de lusure ne concernent que les personnes morales et restent relativement stables. Ainsi le seuil maximal pour les découverts en compte sétablit à 13,37% au 1er avril, contre 13,43% début 2016.
Retrouvez par ailleurs l'ensemble des taux d'usure applicables au 2e trimestre 2016.
(1) Avis du 25 mars 2016 relatif à l'application des articles L313-3 du code de la consommation et L313-5-1 du code monétaire et financier concernant l'usure.



















