« Le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers connait une nouvelle hausse en septembre 2015, en particulier sous limpulsion des prêts à lhabitat », peut-on lire dans le dernier bulletin statistique de la Banque de France concernant les crédits aux particuliers. Laccélération, entre août et septembre, est notable : sur lensemble des crédits, le taux de croissance annuel passe de +3,4% à 3,9%. Côté crédit immobilier, ce même indicateur progresse de +3,2% à +3,6%. Ce sont ainsi 20,6 milliards deuros de nouveaux prêts à lhabitat qui ont été octroyés sur le mois de septembre, contre 20,2 milliards le mois précédent. Même si ce chiffre est inférieur au « record » (depuis 2003) enregistré au mois de juillet dernier (21,2 milliards), la performance cumulée sur ces trois derniers mois, au-delà des 60 milliards de nouveaux crédits immo, est assez inédite.
Parmi les causes du dynamisme actuel du crédit immobilier, la Banque de France cite les renégociations qui, selon linstitution, représentent encore 9,7 milliards deuros (après 9,9 milliards en août et 9,7 milliards en juillet). Soit 47% de la production de nouveaux crédits. Ce nest donc pas encore sur ce mois de septembre que lon peut constater une baisse du flux des renégociations, pourtant annoncée par certains courtiers.
Taux d'intérêt moyen : 2,23% en septembre
En revanche, les statistiques de la Banque de France confirment le léger redressement des taux dintérêt pour les prêts à lhabitat. Après être passé de 2,16% à 2,18% entre juillet et août 2015, le taux fixe moyen pour les crédits long terme mesuré par linstitution grimpe à 2,23% en septembre. Soit encore un peu moins que le taux enregistré en mai 2015 (2,26%).
Bref, pas de quoi effrayer, semble-t-il, les futurs emprunteurs. En effet, dans son enquête mensuelle auprès des banques sur la distribution de crédit en France publiée le 10 novembre, la Banque de France signale une demande des ménages en matière de crédits immobiliers qui continue de progresser. Même si on peut noter son repli entre septembre et octobre, le solde dopinion (1) des banques interrogées demeure largement en territoire positif, à environ 20%.
(1) Le solde dopinion correspond à « la différence entre le pourcentage des banques de léchantillon qui ont perçu la demande de crédits en hausse et le pourcentage de celles qui lont perçue en baisse », précise la Banque de France dans son étude.














