Réservé de 2012 à 2015 à lachat de logements neufs, le PTZ avait été rétabli dans lancien par la loi de finances 2015, avec une entrée en vigueur depuis le 1er janvier. Ce retour, toutefois, a été limité à un peu moins de 6.000 communes, remplissant certains critères : à distance des agglomérations de plus de 10.000 habitants, affichant un taux de vacance de logements de 8% au moins, tout en bénéficiant dun certain niveau déquipements et de services (écoles, médecins, commerces, etc.). Pour bénéficier du PTZ 2015, les futurs propriétaires doivent également engager des travaux de rénovation, représentant au moins un quart du coût total de lopération.
Lire aussi : PTZ 2015 : comment en profiter pour un logement ancien ?
Lobjectif du gouvernement était affiché : concentrer leffort sur les bourgs ruraux menacés par la désertification, tout en soutenant lartisanat du bâtiment. Toutefois, 9 mois plus tard, le bilan de ce retour du PTZ dans lancien est extrêmement maigre. « Au 31 août 2015, 780 prêts à taux zéro ruraux ont été déclarés », peut-on lire dans le bilan du précédent Comité interministériel aux ruralités, qui sétait réuni le 13 mars. « Nous navons eu quasiment aucune demande de crédit avec un prêt à taux zéro dans lancien cette année, car le dispositif actuel est à la fois très limité géographiquement et très contraignant quant aux travaux à effectuer », confirme dans un communiqué Jérôme Robin, le président du courtier Vousfinancer.com. « En outre, le contexte de taux historiquement bas a rendu le dispositif moins attractif. »
Lobligation doccupation du logement ramenée à 6 ans
Au total, en incluant les logements neufs, le PTZ 2015 a profité en huit mois à 31.620 ménages, loin de lobjectif gouvernemental datteindre les 70.000 sur lannée. Cest donc pour redynamiser la distribution de ce produit auprès des primo-accédants que le chef de lEtat a annoncé lundi lextension du PTZ dans lancien à lensemble des 30.000 communes de la zone C, la plus rurale, qui couvre 90% du territoire et 40% de la population. L'obligation de travaux de rénovation, en revanche, demeure a priori inchangée.
Autre mesure destinée à rendre le dispositif plus attractif : lobligation doccupation du logement en tant que résidence principale, qui court actuellement tant que le PTZ nest pas remboursé, sera limitée à 6 ans. « Passé ce délai, les ménages auront la possibilité notamment de mettre leur logement en location libre ce qui aura un impact bénéfique sur la mobilité géographique et donc sur la fluidité du marché de lemploi », justifie le dossier de presse accompagnant la réunion du comité interministériel.
Ces mesures seront intégrées au projet de loi de finances pour 2016 et devraient sappliquer, sauf accident législatif, à compter du 1er janvier 2016. Le gouvernement espère quelles permettront de créer 15.000 emplois dans le secteur du bâtiment.















