La part des renégociations - renégociations de taux dans la même banque ou rachats de crédits par une banque concurrente - dans le flux des nouveaux crédits à lhabitat a passé la barre des 40% depuis le mois de février, après avoir pris son envol dès le mois de janvier. Elle sy maintient depuis, et progresse encore légèrement en mai. Le phénomène pourrait toutefois satténuer dans les mois à venir. « Cet afflux a été particulièrement constaté en début dannée », confirme Maël Bernier, porte-parole du courtier meilleurtaux.com. Toutefois, « ( ) les banques sont aujourd'hui surchargées de demandes de nouveaux crédits auxquelles elles ont du mal à répondre. »
Cest évidemment la faiblesse des taux actuels qui pousse les emprunteurs à recourir à la renégociation. Le taux moyen des nouveaux crédits à lhabitat (1) calculé par la Banque de France, toutes durées confondues, a encore baissé en mai, passant de 2,34% à 2,26%. Il était encore de 2,61% en décembre dernier, et de 3,2% fin 2013. Ce contexte soutient la production de nouveaux crédits à lhabitat, qui sest maintenue en mai au dessus des 15 milliards deuros (15,5 contre 15,2 en avril), en croissance de 3,2% sur un an.
Stabilité du côté des crédits à la consommation : la production de nouveaux crédits en reste à 4 milliards deuros, comme en avril et en mars. Le taux moyen (1), hors crédits renouvelables, est également quasi-inchangé, à 4,71% contre 4,70% en avril.
(1) Taux effectif au sens étroit, qui correspond à la composante intérêt du taux effectif global (TEG), selon les explications de la Banque de France.















