Le palmarès du pouvoir d’achat immobilier dressé par Meilleurtaux pour l’année 2013 révèle des situations extrêmement disparates entre les dix plus grandes villes de France (1). Les taux de crédit étant restés globalement stables, ce sont les prix de l’immobilier qui ont guidé les évolutions de pouvoir d’achat, à l'image de Lille où les prix se sont envolés.

Meilleurtaux publie chaque mois un classement des taux immobiliers dans les dix plus grandes villes de France, sur la base des données collectées dans ses agences, qu'il croise avec les prix de vente relevés par l’agent immobilier SeLoger (2) . En ce début 2014, le courtier en crédit tire le bilan 2013 de cette étude mensuelle en dressant un palmarès du pouvoir d’achat immobilier.

Si ce classement s’avère par nature partiel, notamment parce qu’il ne s’intéresse qu’à dix villes, il permet de pointer quelques évolutions significatives sur douze mois. Ainsi, en 2013, le pouvoir d’achat a principalement évolué en fonction des aléas des prix de l’immobilier car, en parallèle, les taux de crédit n’ont perdu que 0,10 point en moyenne en un an. La plus forte évolution a ainsi été enregistrée à Lille. La très forte hausse des prix, +13% en un an, y a engendré une perte de 9 m2 de pouvoir d’achat immobilier, soit quasiment une chambre en moins. Avec des taux sur 20 ans qui atteignent au mieux 3,15% (3) en janvier 2014, un emprunteur déboursant 1.000 euros par mois pendant 20 ans ne peut aujourd'hui acquérir qu’un 58 m2, contre 67 m2 en janvier 2013.

Montpellier et Strasbourg, spirale positive

L’autre évolution marquante de ce palmarès 2013 est positive. A Montpellier, les emprunteurs ont gagné 5 m2 de pouvoir d’achat en un an. Pour 1.000 euros de mensualité, avec un taux de 2,95% sur 20 ans, un acheteur peut espérer acquérir un appartement de 67 m2. Comme à Lille, le principal facteur d’évolution du pouvoir d’achat à Montpellier a été le prix de l’immobilier, qui a chuté de 6% en douze mois.

En revanche, si Strasbourg a connu une pareille baisse des prix de l’immobilier (-6%), celle-ci a été compensée par une hausse récente du taux de crédit, à 2,99% pour le « meilleur taux négocié » par le courtier début janvier. Résultat : seulement 3 m2 de pouvoir d’achat en bonus en 2013. Strasbourg reste toutefois de loin la ville où l’acheteur-emprunteur type de Meilleurtaux peut espérer les plus larges surfaces, avec 83 m2 de pouvoir d’achat immobilier. Suivent Toulouse et Marseille (73 m2), où les particuliers ont gagné respectivement 3 et 2 m2.

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Faible pouvoir d’achat à Nice, Lyon et Paris

A l’autre extrémité de ce classement, Paris arrive bon dernier avec seulement 21 m2 de pouvoir d’achat. Résultat : avec un même budget, un emprunteur peut acheter quatre fois plus grand à Strasbourg qu’à Paris. En mettant l’exception de la capitale de côté, Lyon (51 m2) et Nice (48 m2) restent les deux grandes villes les plus chères de France. Par ailleurs, pour ces trois métropoles, l’année 2013 n’a pas changé la donne puisque les emprunteurs n’y ont gagné que 1 ou 2 m2. A Nantes (66 m2) et Bordeaux (62 m2) aussi, deux villes scotchées au milieu de tableau de ce palmarès, la situation des acheteurs a très peu évolué en 2013.

(1) Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nice, Nantes, Bordeaux, Strasbourg et Montpellier.

(2) Dans le détail, Meilleurtaux établit son classement des taux les plus compétitifs sur la base des taux négociés, auprès des banques, entre le 1er et le 10e jour du mois par ses agences régionales. Quant au pouvoir d’achat, Meilleurtaux le calcule pour 1.000 euros de mensualité sur 20 ans.

(3) Meilleurtaux réalise ses calculs non pas sur la base des taux de crédit immobilier moyens mais sur la base des meilleurs taux négociés, sous conditions d’apport, de revenus, d’âge, etc.