Chaque année, cette structure de veille et d'études économiques créée en 1985 publie un baromètre de la consommation dans le Vieux Continent.
Du 19 novembre au 1er décembre, 10 930 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatives de la population de leur pays selon la méthode des quotas, ont été ainsi été sondées en ligne par Toluna Harris Interactive, en Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni et Suède. L'édition 2026 s'est plus particulièrement intéressée aux répondants âgés de 60 ans et plus, à l'heure où le vieillissement de la population s'accélère.
Parmi les diverses thématiques abordées, la question de l'héritage, sujet « éminemment politique », se révèle « sensible partout en Europe », a commenté auprès de l'AFP Flavien Neuvy, le directeur de l'observatoire Cetelem.
Belges et Français les plus critiques
Les Belges semblent les plus amers sur la question, 90% des 60 ans et plus jugeant que les impôts et/ou taxes prélevés dans le cadre d'une transmission comme une donation ou un héritage sont trop élevés, devant les Français (82%).
Suivent les Italiens (79%), les Roumains et les Portugais (78%), et les Espagnols (75%), loin devant les Suédois (31%), eux exempts d'impôt sur les successions/dons mais qui peuvent être confrontés à un impôt sur les plus-values, relève l'étude.
Dans le même temps, « soutenir financièrement ses enfants s'impose aux yeux des séniors comme une évidence », selon l'étude : 8 séniors européens sur 10 « jugent important d'aider leur descendance » et 68% des séniors qui ont des enfants ou (arrière) petits-enfants assurent participer au moins occasionnellement à au moins un de leur poste de dépense.
« On n'est qu'au tout début de la question de l'héritage en Europe », avec un « transfert massif » de patrimoine attendu d'une génération, les « baby-boomers », nés après-guerre et aujourd'hui retraités, à l'autre, relève Flavien Neuvy. « Que faut-il en faire ? », s'interroge-il. « Comme la population vieillit, les enfants, aujourd'hui, n'héritent pas avant 50 ou 60 ans, à un âge où, justement, ils ont déjà leur maison (...) alors qu'est-ce qu'ils font de cet argent ? C'est un vrai sujet passionnant », estime l'économiste.




















