Selon les informations des Echos ce lundi, le gouvernement vient de proposer une nouvelle version du barème 2026 de l'impôt sur le revenu. Dans sa version initiale, le gouvernement souhaitait un gel pour la campagne déclarative 2026 portant sur les revenus de 2025.

Barème 2026 de l'impôt sur les revenus 2025 en cas de gel
Tranche de revenu par part fiscaleTaux applicable pour la tranche
Jusqu'à 11 497 €0%
De 11 497 € à 29 315 €11%
De 29 315 € à 83 823 €30%
De 83 823 € à 180 294 €41%
Plus de 180 294 €45%

Source : Légifrance

Mais finalement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a accepté de revoir les tranches du barème pour un surcoût budgétaire évalué à près de 2 milliards d'euros.

« Un rehaussement de 0,9% des tranches dans la nouvelle mouture du projet de loi de finances »

« Le cabinet de la ministre des Comptes publics a indiqué qu'il serait intégré un rehaussement de 0,9% des tranches dans la nouvelle mouture du projet de loi de finances », indiquent Les Echos.

Concrètement, voici l'impact sur les 5 tranches de l'impôt sur le revenu.

Barème 2026 de l'impôt sur les revenus 2025 indexé à l'inflation (0,9%)
Tranche de revenu par part fiscaleTaux applicable pour la tranche
Jusqu'à 11 600 €0%
De 11 601 € à 29 579 €11%
De 29 580 € à 84 577 €30%
De 84 578 € à 181 917 €41%
Plus de 181 917 €45%

Source : Calculs Les Echos

L'indexation annuelle du barème sur l'inflation est une bonne nouvelle pour les ménages dont les revenus suivent la hausse des prix. Cela leur évite une hausse de leur impôt. En cas de gel, 200 000 nouveaux foyers auraient ainsi pu devenir imposables en 2026, selon les chiffres avancés.

Résultat, avec le barème 2026, une personne seule serait imposable dès au-delà de 11 600 euros de revenus, contre 11 497 euros actuellement.

Une revalorisation moindre qu'espérée

Une hausse de 0,9% du barème est un peu moins généreuse que le 1,1% adopté en deuxième lecture par les députés la semaine dernière.

Barème 2026 de l'impôt sur les revenus 2025 en cas de gel
Tranche de revenu par part fiscaleTaux applicable pour la tranche
Jusqu'à 11 497 €0%
De 11 497 € à 29 315 €11%
De 29 315 € à 83 823 €30%
De 83 823 € à 180 294 €41%
Plus de 180 294 €45%

Source : Légifrance

« Plutôt que d'augmenter les impôts sur la France qui travaille, assumons des économies », avait alors indiqué l'ex-Premier ministre, Gabriel Attal, dont le groupe Renaissance soutenait cette mesure.

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin regrettait ce choix, estimant que « dans la situation budgétaire dans laquelle nous nous trouvons, nous pourrions demander par équité une petite contribution » à certains ménages.

Ce nouveau barème du gouvernement reste pour l'instant théorique. Il faut encore que celui-ci soit intégré dans le projet de budget qui pourrait être soumis aux députés via la procédure de 49.3. Le Premier ministre doit annoncer sa décision ce lundi en conseil des ministres.