Du point de vue du crédit immobilier, lheure est à lachat, avec des taux dintérêt au plus bas. En revanche, pour les ménages ayant porté leur dévolu sur les villes les plus demandées, lheure risque plutôt dêtre à la modération. Daprès le dernier baromètre LPI-SeLoger, une dizaine de métropoles ont en effet vu leur prix flamber lannée dernière. Et ce nest ni Paris, ni Bordeaux, ni Lyon les villes historiquement les plus chères de lHexagone qui sont les premières concernées, mais des cités de plus petites tailles.
Ainsi, en première position, arrive Pessac ! Située dans lintercommunalité bordelaise, elle a vu ses prix bondir de 20% en 2018. Larrivée du TGV à Bordeaux et la proximité immédiate de Pessac avec la préfecture de la Gironde expliquent cette inflation à deux chiffres. A Bordeaux, « les ménages aux revenus moyens ont progressivement laissé la place, soit à des ménages aux revenus élevés, soit à des ménages aux revenus très modestes », souligne Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger.
La gentrification, comme première cause de l'inflation
Montreuil, aux portes de Paris, arrive en deuxième position, avec un prix de limmobilier en hausse de 13,1% sur un an. Il faut dire que cette commune subit aussi de plein fouet la gentrification. Elle accueille les Parisiens, au pouvoir dachat supérieur, souhaitant fuir la capitale et ses prix inabordables.
Avec une inflation de 12,8%, Limoges attire, elle aussi, de plus en plus. Mais, selon SeLoger, il sagit dun rééquilibrage. « Les prix limougeauds partaient de tellement loin quils ne pouvaient que remonter [ ] ils baissaient depuis des années et le marché était en état de dépression avancée », expose son porte-parole.
Après Limoges, viennent ensuite Poitiers (+11,7%), Cherbourg-en-Cotentin (+11,4%), Rennes (+11,1%), Avignon (+10,7), La Rochelle (+10,4%) et Bordeaux (10,2%). Ce top 10 se referme avec la ville francilienne dAsnières-sur-Seine, et ses 9,2% de hausse en 2018.
















