Ce serait une mauvaise nouvelle pour les futurs acheteurs dun bien immobilier. L'Assemblée des départements de France (ADF) vient de voter sa proposition au gouvernement afin de réformer le financement des aides sociales, rapportent Les Echos ce mardi. Elle passe par une augmentation de 0,2 point des droits de mutation onéreux, cest-à-dire les « frais de notaire » perçus à chaque vente. Ils passeraient ainsi de 4,5% à 4,7% générant jusquà 500 millions deuros de recettes supplémentaires par an. Un pactole susceptible d'abonder un fonds de solidarité pour venir en aides aux départements ayant des difficultés à financer le RSA ainsi que les aides aux handicapés et aux personnes âgées.
Il faut dire que la situation financière des départements est délicate. Dautant que pour compenser la suppression de la taxe dhabitation en 2020, le gouvernement envisage de supprimer les 15 milliards deuros que leur rapportent la taxe foncière pour la reverser en totalité aux communes. En contrepartie, les départements se verraient attribuer une partie des recettes de la CSG. Du côté du gouvernement, on ne cache pas vouloir aller vite afin de boucler la réforme de la fiscalité locale dici lété.
En attendant, cette possible hausse des frais de notaire risque de faire grincer des dents. « Attention à ne pas trop alourdir la fiscalité immobilière pour ne pas casser la dynamique », expliquait au printemps dernier Didier Coiffard. Le président du Conseil supérieur du notariat rappelait que les droits de mutation avaient déjà été augmentés, en 2014, passant de 3,8% à 4,5%. « On supprime la taxe dhabitation dun côté, mais on augmente les frais de notaire de lautre, dénonçait, de son côté, le directeur général du courtier Vousfinancer, Jérôme Robin. Cest un jeu de vases communicants dans lequel les propriétaires sont encore perdants ! »















